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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a animé une conférence de presse sur la grève et les revendications des enseignants ce mercredi 10 janvier 2018 à Ouagadougou. Sur les 23 sous points (des 4 points) de revendication de la Coordination nationale des syndicats de l’Education, 8 points ont trouvé un consensus selon le Premier ministre. Il s’est gardé d’en dire plus au risque de mettre en mal les négociations déjà entamées. Il exhorte cependant les enseignants à un sursaut patriotique en vue de sauver l’année scolaire.

Sur 23 sous points de revendication, consensus a été trouvé sur 8 sous points, de l’avis de Paul Kaba Thiéba. Les négociations sont toujours en cours. Mais le Premier ministre dit être surpris d’un autre mouvement de grève entamé à la date du 9 janvier 2018 par la Coordination nationale des Syndicats de l’Education. A l’en croire, la Coordination a estimé que les propositions de solutions du gouvernement n’étaient pas à la hauteur de leurs attentes.

« Je suis surpris de ce qui se passe. Je me suis demandé comment peut-on déposer des préavis de grèves pendant que nous sommes en train de négocier. J’ai été surpris de la grève des syndicats de l’Education. J’ai été même surpris de la marche de ce 10 janvier », s’est-il étonné.

Le statut autonome des enseignants constitue la principale pomme de discorde qui a opposé le monde éducatif et le gouvernement. Et la Coordination, de l’avis de Paul Kaba Thiéba, a estimé que le gouvernement ne veut pas donner une réponse appropriée à leur lettre datée du 21 décembre 2017.

Le ministre en charge de l’Education nationa, Jean Bertin Coulibaly (à d.)

Face à cette grogne du monde éducatif, le chef du gouvernement se veut beaucoup plus précis. Le gouvernement annonce sa bonne foi, mais contrainte budgétaire oblige. Car, le statut autonome exigé des enseignants, explique le Premier ministre, implique « une grille indiciaire autonome et également une grille indemnitaire autonome ». Pour lui, la première estimation est évaluée à peu près « 50 milliards de francs CFA par an ».

«Le ministre de l’Education nationale est un excellent ministre. Il fait très bien son travail»

Qu’à cela ne tienne, le Premier ministre a signifié que sa responsabilité est de faire en sorte que les finances publiques soient en bonne santé.  Ce d’autant plus que, ajoute-t-il « Le Burkina Faso n’est pas un pays riche. Nous n’avons pas de café, ni de cacao, ni de pétrole. On a juste un peu d’or».

Le chef du gouvernement dit privilégié le dialogue. « J’en appelle au sens du devoir. J’invite la Coordination des syndicats à la retenue. Les revendications posées sont fondées. Mais nous devons trouver la solution ensemble dans le dialogue tout en suivant les principes de la fonction publique».  Il appelle toutefois les enseignants à un « sursaut patriotique » pour sauver l’année scolaire et éviter une année blanche.

Les hommes de médias lors de la conférence de presse

Avec ces mouvements d’humeurs au sein du monde éducatif, des voix s’élèvent pour mettre en doute  la capacité de leur ministre de tutelle à résoudre leur plate-revendicative. A cette question, Paul Kaba Thiéba a tout de suite tranché.

« Le ministre de l’Education nationale est un excellent ministre. Il fait très bien son travail. Vous pouvez même enlever Thiéba et mettre qui vous voulez. Mais, ça ne changera rien. Même si c’est un sorcier, cela ne changera rien », a-t-il répliqué.

Précisons que la Coordination nationale des syndicats de l’Education, regroupant 15 organisations syndicales, est en grève du 9 au 11 janvier 2018 pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail.

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

 

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