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La Banque mondiale a fait un don de matériels informatiques et bureautiques d’une valeur de 50 millions de FCFA au ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique. Du matériel destiné aux pôles judiciaires spécialisées dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée. La remise a eu lieu ce jeudi 25 janvier à Ouagadougou.

La délinquance économique et financière prend de plus en plus d’ampleur tant au niveau national qu’international. En vue de mieux lutter contre ces crimes économiques et financiers, la Banque mondiale, à travers le Projet gouvernance économique et de participation Citoyenne (PGEPC) a doté les pôles judiciaires spécialisés, de matériels informatique et bureautique d’une valeur de cinquante millions de Francs CFA. Il s’agit de 22 ordinateurs portables, de 10 scanners individuels à plat, de 6 photocopieuses de moyenne capacité. A cela s’ajoutent 22 imprimantes, 15 bureaux de directeurs avec retour, 15 fauteuils directeurs, 30 chaises ente autres. Les tribunaux de grande instance de Ouaga I et de Bobo-Dioulasso en sont les bénéficiaires.

Pour Bertin BAKOLO qui a représenté le coordonnateur du PGEPC à cette remise, « ce don vise à renforcer les capacités des acteurs de la Justice, afin qu’ils soient en mesure de lutter efficacement contre la corruption et les autres infractions liés. En plus de ces matériels dit-il  » le Projet gouvernance économique et de participation Citoyenne travaillera pendant 5 ans au renforcement du capital humain notamment des magistrats dans le domaine de la fraude économique et financière. »  

Selon le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Bessolé René BAGORO les infractions en matière économique et financière se caractérisent par leur diversité, leur complexité et leur fréquente mutation. Ce qui explique  la difficulté non seulement pour leur détection, mais également pour le rassemblement de preuves contre les personnes mises en cause. Pour lui, ce don sera d’un appui important pour les juridictions car, « quelle que soit la qualité et la pertinence d’une loi, elle ne saurait à elle seule suffire dans la recherche des résultats escomptés lors de son adoption. C’est pourquoi la nécessité d’outiller les acteurs chargés de l’appliquer s’impose, non seulement en termes de renforcement des capacités des acteurs mais aussi en termes d’amélioration de leurs conditions de travail ».

Y. Alain Didier Compaoré 

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