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Le président de l’Association Namanegb Zanga, Mathurin Nikiéma (en Faso Danfani)

L’Association Namanegb Zanga dénonce la spoliation de 55 ha de terre à une partie des habitants du village de Lanoayiri par la famille de feu Jean-Baptiste Conombo. Elle l’a fait savoir lors d’un point de presse tenu ce 17 juin 2018 à Koubry Nabmanegma. A l’occasion, l‘association a appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités pour éviter «pareilles malversations ».

L’Association Namanegb Zanga fustige « l’accaparement des terres » à Lanoayiri. Son Secrétaire général, Ousmane Ouédraogo qualifie ces faits de « danger pour la paix sociale ».

Cette association dénonce des cas « d’injustices » et de « malversations » qui ont lieu dans le village de Koubry Nabmanegma.

Selon les explications de Mathurin Nikiéma, le chef de village d’alors, Jean-Baptiste Conombo a suggéré à ses habitants en 1965 de lui permettre d’entreprendre des démarches pour trouver un document permettant de sécuriser le village, de sorte que personne ne puisse les déposséder de leurs terres. Toute chose qu’ils ont acceptée.

Suite au décès du chef de village et à la faveur du lotissement de Karpala que les habitants se sont rendus compte qu’au lieu de sécuriser les terres au profit des habitants, M. Conombo en a profité établir un titre foncier d’une superficie de 55 ha en son nom à leur insu. Du coup,  ses enfants ont intimé l’ordre aux habitants de déguerpir les lieux, car « l’espace sur lequel ils habitent appartient à leur père défunt », toujours selon le président de l’association.

« Dribblé ses habitants pour s’octroyer 55 ha »

Le président Nikiéma a jugé « inacceptable une telle situation », ce d’autant, « une loi précise qu’un individu ne doit pas disposer de plus de 10 ha ». Or le chef du village de Koubry Nabmanegma d’alors a « dribblé ses habitants pour s’octroyer 55 ha ». Pour lui, cette situation n’est plus ni moins une injustice à l’endroit de la population de Koubry Nabmanegma.

Outre le maintien de la suspension des lotissements annoncé à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso par les autorités politiques, Mathurin Nikiéma se dit outré de voir des maires qui continuent de signer des documents de parcelles permettant à certains de s’en saisir pour chasser les pauvres populations résidant dans les zones litigieuses.

Face à de telles « dérives », il dit tenir l’opinion publique à témoin et invite l’« Etat à prendre ses responsabilités en tranchant cette affaire une bonne fois pour toute dans un mois pour éviter pareilles malversations, parce que le Burkina Faso en a trop souffert ».

Mais avant, il a prié les populations de ne point « déguerpir les zones litigieuses avant que toute la lumière relative au lotissement ne soit faite ».

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

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