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Le père devait répondre devant la justice française de son implication présumée dans les massacres de 1994. Les parties civiles ont annoncé un pourvoi en cassation.

En 1995, le père Wenceslas Munyeshyaka était le premier Rwandais résidant en France contre lequel une plainte était déposée pour son implication présumée dans le génocide. Près de 800 000 morts, essentiellement des Tutsis, ont été dénombrées entre  avril et juillet 1994. Vingt-quatre ans après les faits incriminés, la cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu, prononcé en 2015, dont a bénéficié l’ancien curé de l’église de la Sainte-Famille de Kigali.

Les juges d’instruction du département « crimes contre l’humanité » estiment que sa passivité face aux massacres ne pouvait suffire à le faire comparaître devant la cour d’assises de Paris. Ils reconnaissent néanmoins le rôle « trouble » joué par le prêtre.

Le parquet avait requis un non-lieu faute de charges suffisantes, au terme d’une enquête alimentée par des centaines de témoignages et de plusieurs déplacements des juges et des gendarmes spécialisés au « pays des milles collines ».

Source: le Monde Afrique

 

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