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RIO + 20 : Les medias comme porte-voix des communautés

Environnement | 1-06-2012, 15:00
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Alger accueille depuis ce mardi un atelier régional d’information sur la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse pour les journalistes. Il s’agit d’une rencontre préparatoire zone Afrique du sommet mondial du développement durable Rio+20 pour les medias. Une trentaine de journalistes du continent africain participe à cet atelier de 3 jours organisé par la Convention Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification CNULCD et le Ministère algérien de l’Agriculture et du Développement Rural.

A exactement 3 semaines du sommet mondial de la terre Rio + 20, la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification et le gouvernement algérien s’appuient sur les medias pour porter haut la voix de toutes les communautés à ce rendez-vous planétaire.

20 ans après le sommet de Rio, il y a d’immenses défis à relever pour sauver la planète de la dégradation des terres et de la sécheresse. Un problème mondial qui nécessite une démarche intégrée aussi bien au niveau national qu’international.

Les hommes de media ne doivent pas être considérés comme des acteurs extérieurs mais comme des partenaires qu’il faut impliquer dans cette approche a souligné le ministre algérien de l’agriculture et du développement rural Rachid BENAISSA lors de l’ouverture des travaux. Les terres sont dégradées partout dans le monde selon le secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification Luc GNACADJA.

12 millions d’hectares de terres sont perdus chaque année soit une superficie égale a celle du Benin. Aussi, ce sont 25 000 espèces végétales de la biodiversité qui disparaissent annuellement. 1 milliard et demi de personnes sont directement touchées par le phénomène. Et selon une étude du directeur du Earth Institute de l’Université de Columbia aux Etats-Unis, l’économiste Jeffrey SACHS, 8 conflits sur 10 ont lieu dans les zones sèches.

Il ne s’agit donc pas d’un hasard, les ressources se raréfient d’où l’urgence de procéder a la réhabilitation des terres dégradées au risque d’enregistrer de nouveaux conflits. 2 milliards d’hectares de terre peuvent être restaurées dont 1 tiers en Afrique, continent le plus vulnérable aux changements climatiques. Ce qui va améliorer le niveau de vie des populations et préserver les écosystèmes. Urgence d’agir, en 2050 la planète va accueillir 2 milliards d’habitants supplémentaires. La moitié de ce surplus viendra du continent africain qui compte déjà 21 pays sur les 36 qui connaissent l’insécurité alimentaire.

Il faut donc une action concertée Etats – secteur privé – communautés pour minimiser les crises que la dégradation des terres va engendrer les années à venir. La résolution de ces crises reviendra plus chère que leur prévention estime l’organisme spécialisé des Nations Unies CNULCD qui proposera à Rio de Janeiro une nouvelle dynamique pour la restauration des terres à travers 2 principaux thèmes : une économie verte dans le contexte de l’élimination de la pauvreté et un cadre institutionnel en faveur d’un développement durable.

20 ans après le sommet de la terre, amener les journalistes à voir de plus près les échecs et les succès de la Convention qui en a découlé est aussi un des objectifs de cet atelier. Il en est ressorti lors de la premiere journée que des actions de communication restent toujours à mener et le pays hôte l’Algérie, qui préside la Convention des Parties Prenantes possède une des meilleures expériences en matière de gestion durable des terres.

Le deuxième jour de cet atelier mercredi est consacré à deux visites de terrain. Au programme la muraille verte à Djelfa à 350 kilomètres d’Alger et un projet de traitement de bassin versant à Médéa.

Felix OUEDRAOGO à Alger

RIO + 20 : Les medias comme porte-voix des communautés

Environnement | 1-06-2012, 15:00
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