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La communauté musulmane célèbre ce vendredi 15 juin 2018 au Burkina l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan. A Ouagadougou la grande prière s’est tenue à la Place de la Nation. C’est le grand imam par intérim, Adama Zoungrana qui a présidé la cérémonie de prière où les musulmans ont demandé à Allah la paix et la cohésion sociale pour le Burkina et le monde.

Paix, tolérance et cohésion sociale, c’est sous ces valeurs que les fidèles musulmans de Ouagadougou ont prié à l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan.

Pour la grande prière à la Place de la Nation, c’est le grand imam par intérim, Adama Zoungrana qui a dirigé la cérémonie en remplacement d’Aboubacar Sana toujours en convalescence. Dans son homélie, l’imam Zoungrana a félicité les fidèles musulmans pour les sacrifices consentis tout au long du carême et demandé à Allah d’exhausser les vœux de tout un chacun. Il a également exhorter les musulmans à rester fidèles à Allah et à promouvoir l’amour du prochain, la tolérance, la paix  chacun autour de lui afin que la cohésion sociale soit consolidée.

La communauté musulman n’était pas seule à la place de la Nation pour la prière. En effet, le cardinal Philippe Ouédraogo comme à son habitude était à ses côtés. Pour le père de l’Eglise famille de Ouagadougou sa présence témoigne de la fraternité, la tolérance et l’unité entre les différentes confessions religieuses. Pour lui tout comme le christianisme, l’islam est également une religion de paix et de tolérance. C’est pourquoi il a tenu à être aux côtés de la communauté musulmane pour les féliciter.

Cardinal Philippe Ouédraogo

Parmi les membres du gouvernement présents à cette prière de l’Aïd el-Fitr, on peut citer le ministre Siméon Sawodogo de l’Administration territoriale mais aussi celui des Sports et des Loisirs Daouda Azoupiou. « J‘ai demandé la paix, la sécurité la cohabitation harmonieuse pour le Burkina. J’ai également eu une pensée pour le sport et ses pratiquants afin qu’ils demeurent dans la santé pour pouvoir progresser chacun dans son domaine » a prié le ministre Azoupiou.

« Nous avons formulé des intentions de pardon de nos péchés, de protection pour nous, pour nos familles et pour le Burkina » témoigne Adama Salambéré. Pour lui, c’est une joie pour chaque musulman l’aboutissement de ces 30 jours de prières, de privations, de partages et de sacrifices.

A cette occasion, les musulmans ont eu une pensée à leur grand imam Aboubacar Sana pour qui la santé est précaire en demandant à Dieu de lui accorder un prompt rétablissement.

Y. Alain Didier Compaoré

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