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JT de 13h du 10 mars 2020

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Communiqué du Gouvernement sur l’attaque terroriste dans la commune de Barga (Yatenga)

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PRIMATURE                                                  BURKINA-FASO

Unité – Progrès – Justice

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SERVICE D’INFORMATION DU GOUVERNEMENT

Ouagadougou, le 09 mars 2020

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

Le dimanche 08 mars 2020, des attaques ont été perpétrées dans les villages de Dinguila et Barga situés dans la commune de Barga, Province du Yatenga, Région du Nord par des individus armés non identifiés.

Le bilan provisoire fait état de quarante-trois (43) victimes. Les blessés au nombre de six (06) ont été référés au Centre hospitalier régional de Ouahigouya où ils sont pris en charge.

Les Forces de Défense et de Sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser les villages attaqués.

Le Gouvernement a dépêché les ministres d’Etat chargés de la Défense nationale et de l’Administration territoriale sur les lieux pour apporter le réconfort du gouvernement aux populations meurtries et faire le point de la situation.

Le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande instance de Ouahigouya a par ailleurs été saisi pour toutes fins utiles.

Le Gouvernement condamne avec la plus grande fermeté cette attaque odieuse, présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

Le Gouvernement rassure la population de la commune de Barga que tout est mis en œuvre pour ramener le calme et la sérénité dans les villages touchés.

Application de l’IUTS sur les primes et indemnités : les syndicats maintiennent leurs mots d’ordre

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Le porte-parole du Mouvement syndical, par ailleurs SG de CGT-B, Bassolma Bazié

Les syndicats en Mouvement contre l’application de l’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des travailleurs du public ont maintenu les différents mots d’ordre lancés le 26 février 2020. En conférence de presse ce mardi, ils ont entrepris une batterie d’actions, telles une marche-meeting prévue le 7 mars 2020 sur l’ensemble du territoire. Elle sera suivie d’une grève générale de quatre jours, allant du 16 au 20 mars 2020. Une autre marche-meeting nationale aura lieu le 17 mars 2020.

Face à la presse, Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B et porte-parole du mouvement syndical a confirmé le maintien des différentes activités entamées pour exiger du gouvernement le non-prélèvement de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public. Pour lui, ces actions visent entre autres à «exiger du gouvernement l’arrêt de la baisse du pouvoir d’achat, l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, l’arrêt du pillage des ressources nationales, la garantie du droit à la sécurité des populations, le respect et la mise en œuvre des différents engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des syndicats des travailleurs».

Cette plateforme est juste et appropriée, précise Bassolma Bazié, parce qu’au-delà de l’IUTS, le « pouvoir du MPP cherche à reléguer au second plan les questions essentielles en lien étroit avec la faillite de sa gestion ».

A l’en croire, pendant que l’État veut « pressurer » les pauvres travailleurs, il se montre complaisant envers les acteurs des secteurs à fort potentiel fiscal tels que le foncier, l’or, les télécommunications, les banques. Bassolma a aussi affirmé que le gouvernement ferme les yeux sur des tas de malversations dans la gestion des ressources publiques.

À titre illustratif, il relève entre autres, les restes à recouvrer que les entreprises doivent à la Direction générale des Impôts (DGI) qui s’élèvent à plus de 400 milliards de F CFA. En sus, il a noté que plus de 600 milliards de F CFA de détournements (pertes) sont mises à nu par les enquêtes parlementaires sur le foncier et dans le secteur minier en 2016. Avant de poursuivre que les évasions et les exonérations fiscales « injustes »sont opérées au niveau des sociétés minières, qui en plus, ne paient pas d’impôts à la hauteur de leurs productions. Le tout assorti des «traitements spéciaux que les membres du gouvernement se sont accordés en violation du décret fixant leurs émoluments», a-t-il soutenu.

Toutes ces multiples malversations sont pour Bassolma Bazié « autant de pistes pour renflouer les caisses de l’État. Aussi, faudrait-il que lesdites ressources soient gérées de manière vertueuse au profit des travailleurs ».

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

6è édition des JCFA : les femmes cinéastes se penchent sur les violences à leur égard

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Le cinéma fait par des femmes se donne à voir aux Journées Cinématographiques de la Femme Africaine de l’image (JCFA). Pendant 6 jours, le regard singulier des femmes cinéastes sur des sujets qui les inspirent, va conduire à des réflexions et aussi susciter des émotions à l’endroit des cinéphiles. Des long-métrages, des courts-métrages fiction comme documentaire sont au programme pour surtout interpeller la société africaine sur la réalité des violences faites aux femmes.

C’est en cela que la 6è édition des JCFA a pour thème « Cinéma, genre et lutte contre les violences faites aux femmes ». Y a-t-il besoin de rappeler que les femmes subissent des viols, le lévirat, la dépossession des biens par la famille du mari quand celui-ci décède…? Les courts-métrages de la réalisatrice Fanta Régina Nacro projetés à la cérémonie d’ouverture abordent avec beaucoup de poigne la violence souvent banalisée sur les femmes. A l’occasion, plus d’une trentaine de films seront diffusés à l’ISIS.

Cette édition des JCFA sonne comme une sensibilisation massive sur la condition féminine. Une conférence sur le thème animé par l’enseignante chercheuse Valentine Palm/ Sanou ainsi qu’un panel animé par des cinéastes formuleront des mots sur les maux des femmes. A l’ouverture du festival, le comité d’organisation a reconnu les mérites de la doyenne Marie Jeanne Aouoba/ Kanyala en lui décernant un trophée « Sarraounia ».  Monteuse chevronnée, elle a fait le montage de films à succès comme Buud-Yam du réalisateur Gaston Kaboré.

Marie Laurentine Bayala

Ouahigouya : Lassané Sawadogo, le vieil homme qui enseigne le conte à l’école

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Jadis au cœur des rencontres nocturnes, les contes sont devenus aujourd’hui un genre littéraire sans passion. Les temps passent mais cela n’enlève en rien l’adulation de Lassané SAWADOGO pour le conte. Il serait le seul conteur de Ouahigouya. Le vieil homme enseigne même les contes au complexe scolaire Jean Piaget. Zoom sur les cours de contes avec le septuagénaire. Reportage : Moussa KI