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Salifou Diallo, a été inhumé dans sa cours familiale à Ouahigouya ce vendredi 25 août 2017. Une inhumation, pleine d’émotion, au cours de laquelle les compagnons de lutte du désormais ex-président de l’Assemblée nationale, ses camarades, ses collègues parlementaires et sa famille lui ont une fois de plus rendu un vibrant hommage et lui ont souhaité un bon repos éternel.

L’émotion était vive à Ouahigouya ce 25 août 2017 lors de l’inhumation du Dr Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale, décédé le 19 août 2017 à Paris. Les visages serrés, les mots justes étaient à rechercher durant l’hommage et l’oraison funèbre.

Pour cet ultime au revoir des fils et filles du Yatenga à leur « digne fils », que de douleur, comme dans toute séparation surtout quand elle est définitive comme celle-là.

Dans leurs messages d’adieux, les intervenants sur un ton émotif sont revenus sur les œuvres de l’illustre disparu. Tous reconnaissent en l’homme un « militant engagé », le « défenseur des causes justes ». « Salif l’humaniste, Salif le combattant, Salif l’honnête, Salif le papa des orphelins, le mari des veuves, (…),  l’enfant des vieux et des vielles », les qualificatifs n’ont pas manqué pour parler du natif de la cité de Naaba Kango.

« J’ai 10 ans de plus que lui. J’aurais aimé qu’il m’enterre, mais Dieu a décidé autrement », a regretté Abdoulaye Diallo, frère du défunt.

Avant de le porter dans sa dernière demeure, la famille a remercié toutes les délégations, venues du Burkina et au-delà, pour la soutenir. Elle a également demandé pardon à tous ceux que Salif a pu offenser et dit accorder son pardon à ceux qui l’ont  aussi offenser.

Quant à Simon Compaoré, le premier vice-président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) son parti politique, il a pris l’engagement, au nom du parti, de « continuer l’œuvre du président », de « ressembler tout le monde en prenant en compte la jeunesse et les femmes ».

C’est ce même engagement que le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Sankara, a aussi laissé entendre afin de faire du Parlement une institution forte au service du peuple et du développement du Burkina.

Avant son inhumation, Salifou Diallo a eu droit à une prière à la grande mosquée de Ouahigouya. Sa dépouille a aussi fait le tour de la cité sans doute pour dire adieux à la ville qui l’a vu naître il y a de cela 60 ans.

Un hommage populaire lui a été rendu en fin de matinée à la Place de la nation de Ouahigouya. Les ouahigouyalais ont pris d’assaut la place très tôt le matin. Une file indienne interminable a défilé de 8H à 10H30 pour s’incliner sur la dépouille.

Des images de cette journée d’émotion

Y. ADC

 

 

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