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Le franco-béninois Stellio Gilles Robert Capo Chichi plus connu sous le nom de kemi Seba

L’activiste franco-béninois Kémi Séba a fait le bilan à mi-parcours de sa lutte contre le néocolonialisme ce mercredi 22 août 2018 à Ouagadougou. A l’occasion, le panafricaniste a présenté à la presse son 4e ouvrage intitulé « L’Afrique, libre ou la mort » qui retrace la synthèse de son combat politique et dresse les perspectives pour une jeunesse africaine beaucoup plus déterminée.

Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kémi Seba, dit venir « faire le bilan de son combat et présenter son nouvel ouvrage » à la jeunesse burkinabè. Il a indiqué que son combat ne vise aucunement à haïr la France encore moins les blancs comme veulent faire croire certains médias français « mythomanes », mais de « permettre à chaque peuple d’avoir le droit de décider de sa propre destinée ».

Pour lui, il n’y a pas de raison que les Occidentaux et les multi-nationales  soient en harmonie avec des conditions de vie descente et que les richesses et les matières premières du continent africain ne puissent pas bénéficier à ses enfants, mais bénéficient à l’ «oligarchie d’Occident et à l’oligarchie corrompue africaine aussi ».

C’est la raison pour laquelle, il a lancé en août 2017 à travers son ONG «Urgences panafricanistes» ,  le Front anti-CFA qui a défrayé la chronique. Pour beaucoup, « le franc anti CFA est un franc contre le franc cfa uniquement. Ce qui constitue une erreur d’appréciation et d’information», a-t-il souligné. Avant de préciser, « le CFA étant l’acronyme du Colonialisme français en Afrique, alors le front anti-CFA est donc un franc contre la France- Afrique et contre le néocolonialisme de manière générale ».

En se lançant dans cette démarche, Sémi Kéba dit nourrir l’espoir de mettre sur la table la problématique de la souveraineté au XXIe siècle. Malheureusement pour lui, il s’est rendu à l’évidence que toute personne qui se lève pour dénoncer le dépouillage des ressources naturelles, les détournements de fonds systémiques et endémiques des élites africaines en concordance avec l’oligarchie française est soit assassinée, soit incarcérée ou perçue comme un paria aux yeux de leur peuple.

L’Afrique libre, ou la mort

«L‘Afrique libre, ou la mort»

Et c’est pour rompre avec le passé, qu’il a décidé d’emboiter le pas au « père combat de la résistance » (Thomas Isidore Sankara), celui qui lui a montré « la voie sur la nécessaire manière de résister face à ce néocolonialisme ». C’est pourquoi il a écrit son 4e ouvrage intitulé «L‘Afrique libre, ou la mort», préfacé  par des footballeurs et autres personnes comme, Nicolas Anelka, Demba Ba et Alexandre Douguine.

Ce faisant, il a initié de multiples actions visant non seulement à sensibiliser la population sur la problématique au XXIe siècle du néocolonialisme, mais aussi faire en sorte que la puissance française ne se sente plus autant en sécurité qu’avant au sein des masses africaines. D’où, la brûlure du billet de franc CFA le 17 août 2017 qui lui a valu la prison et son expulsion de la France, a-t-il confié. Aussi, l’activiste note qu’il « ne peut plus ouvrir de compte bancaire » parce que dit-il, les autorités françaises l’ont présenté comme « une personne qui recevrai de l’argent pour le financement d’actions terroristes ».

Séba n’entend pas baisser la garde. Dans le cadre de sa lutte contre la France-Afrique, il a promis être « très présent pour soutenir les gens [dans la plus part des pays africains francophones] qui auront une politique souveraine ». « Au cas contraire nous procéderons par des actions politiques et autres pour faire comprendre aux élites africaines qu’il n’est pas trop tard de choisir le peuple africain, plutôt que l’impérialisme français. Nous sommes en train de préparer cela au quotidien », a conclu le panafricaniste Séba.

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

 

 

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