Le Salon des Curiosités, des Conservations et des Collections (SACCOL) qui a ouvert ses portes le 28 février au Musée national à Ouagadougou va clore ses activités le 6 mars. Un Salon qui offre à voir des objets historiques de la Haute Volta à l’actuel Burkina.

Le Saccol, le Salon des Curiosités, des Conservations et des Collections est une initiative à caractère ludique, historique et culturelle destinée aux enseignants, aux étudiants, aux chercheurs, aux conservateurs de musées et aux collectionneurs amateurs et professionnels. Ce Salon qui est à sa 5e édition est un cadre de valorisation, de préservation et de promotion des biens historico-culturels. Il donne à voir des anciennes voitures vélos, motos, d’anciens objets en bois, en poterie, des billets de banque, des instruments musicaux.

“Ces biens donnent la preuve de l’existence et de l’ingéniosité de nos ancêtres. Ils peuvent alimenter et enrichir le patriotisme culturel, mais sont malheureusement menacés de disparition à court ou moyen terme par divers facteurs” a dit Bouriema Djiga, Commissaire général du Salon.

 

Cet avant dernier jour de l’exposition a vu la visite de deux membres du gouvernement, dont le ministre d’Etat Siméon Sawadogo de l’Administration territoriale. “C’est une belle initiative que nous sommes venus encourager.

Nous l’avons fait également dans le cadre de la commémoration du centenaire de notre pays en tant qu’Etat. C’est un bon Salon qui permet de découvrir ou de se replonger dans les années antérieures. J’invite les gens à venir visiter le Salon qui représente en miniature, la soixantaine d’ethnies qui vivent ensemble depuis la constitution de l’Etat burkinabè le 1er mars 1919.” Le ministre d’Etat a surtout invité les détenteurs d’objets historiques qu’ils trouveraient encombrants, à les amener au musée ou au SACCOL.

Pour le délégué général du SACCOL Boureima Djiga l’objectif recherché est atteint. “Auparavant, nous avons reçu la visite de  beaucoup d’établissements, d’étudiants, de professeurs qui ont accompagné leurs étudiants . A l’image de notre devise qui est: Instruire, Émerveiller, Informer, si vous venez à l’information, vous serez émerveillés par la beauté de notre histoire.

Comme le centenaire c’est tout au long de l’année, nous comptons aller à Bobo Dioulasso à Bédougou et à Tenkodogo aussi” a dit Boureima Djiga.

Y. Alain Didier Compaoré