L’Organisation pour le Renforcement des capacités de développement (ORCADE) a présenté le 27 décembre 2019 son document d’informations et de données sur la collecte et la répartition du Fonds minier de développement local. A en croire l’ORCADE, les sociétés minières refusent de verser ce fonds aux collectivités. Toute chose qui indigne les Organisations de la société civile. Elle entend engager des monitorings dans les sociétés minières dès 2020 en vue d’assurer une meilleure gouvernance dans ce secteur.

Le fonds minier du développement local peine être alimenté. Et pour cause, les sociétés minières refusent d’honorer leur engagement. En effet, en 2017, ces sociétés qui devraient verser près de 13 milliards de F CFA au fonds de développement local, n’ont versé qu’une avance de près de 1 139 000 000 de F CFA.

Et en 2018, sur les 13 sociétés exerçant au Burkina Faso, seule SEMAFO Boungou s’est acquittée de l’ensemble du montant à verser au fonds du développement local. Quant aux 12 autres, il n’en est rien.

Et le  directeur des programmes de l’ONG ORCADE, Jonas Hien trouve en cela une certaine mauvaise volonté des sociétés minières. Pour lui, « le code minier est une loi. Même quand on n’est pas tout à fait d’accord avec les dispositions d’une loi, on la respecte tout en continuant à plaider ». Avant de lâcher « les sociétés minières se foutent du Burkina. Elles ne respectent pas le code minier. Et ça, c’est écœurant ».

Le Directeur de programmes de l’ONG ORCADE, Jonas Hien

Selon le rapport, les sociétés minières veulent déduire l’ensemble de leurs réalisations effectuées dans le cadre de leur responsabilité sociale du montant qu’elles doivent verser au fonds minier. Pour les organisations de la société civile, cette attitude n’est plus ni moins que de la provocation.

Au regard du mode d’alimentation du fonds minier du développement local, l’Etat burkinabè doit  reverser 20% des royalties perçues auprès des sociétés minières.

 Jonas Hien a fait remarquer que  cette année, l’Etat fait un grand effort de respecter cette loi en matière de sa contribution ; car dit-il,  « il y a plus de 11 milliards de F CFA que nous avons déjà repartis au profit des 351 communes et des 13 régions du Burkina. Et sur les 11 milliards F CFA, l’Etat burkinabè y a contribué à hauteur de plus de 10 milliards de F CFA ».

Les sociétés minières SOMITA SA et  Bissa Gold SA n’ont déboursé aucun copeck à cet effet comme soutien à ce fonds minier de développement local. Face à cette situation, la société civile a promis engager des actions de  monitoring dans les sociétés minières dès 2020 en vue d’assurer une meilleure gouvernance dans ce secteur.

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

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