Le cinéma fait par des femmes se donne à voir aux Journées Cinématographiques de la Femme Africaine de l’image (JCFA). Pendant 6 jours, le regard singulier des femmes cinéastes sur des sujets qui les inspirent, va conduire à des réflexions et aussi susciter des émotions à l’endroit des cinéphiles. Des long-métrages, des courts-métrages fiction comme documentaire sont au programme pour surtout interpeller la société africaine sur la réalité des violences faites aux femmes.

C’est en cela que la 6è édition des JCFA a pour thème “Cinéma, genre et lutte contre les violences faites aux femmes”. Y a-t-il besoin de rappeler que les femmes subissent des viols, le lévirat, la dépossession des biens par la famille du mari quand celui-ci décède…? Les courts-métrages de la réalisatrice Fanta Régina Nacro projetés à la cérémonie d’ouverture abordent avec beaucoup de poigne la violence souvent banalisée sur les femmes. A l’occasion, plus d’une trentaine de films seront diffusés à l’ISIS.

Cette édition des JCFA sonne comme une sensibilisation massive sur la condition féminine. Une conférence sur le thème animé par l’enseignante chercheuse Valentine Palm/ Sanou ainsi qu’un panel animé par des cinéastes formuleront des mots sur les maux des femmes. A l’ouverture du festival, le comité d’organisation a reconnu les mérites de la doyenne Marie Jeanne Aouoba/ Kanyala en lui décernant un trophée “Sarraounia”.  Monteuse chevronnée, elle a fait le montage de films à succès comme Buud-Yam du réalisateur Gaston Kaboré.

Marie Laurentine Bayala

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