🛑Littérature : des écrivaines de l’Afrique de l’Ouest pensent les maux qui minent leurs sociétés et leur passion.

Sous le leadership de l’artiste comédienne et écrivaine burkinabè Roukiata Ouédraogo, cinq écrivaines de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Burkina Faso se sont retrouvées cet après-midi à l’Institut Français, pour questionner la place des femmes dans la littérature en Afrique de l’Ouest.

D’une manière générale, elles ont considéré l’écriture comme une forme d’exorcisme et de catharsis pour transcender la réalité. Leurs plumes les ont en quelque sorte, sauvées « Ecrire, c’est se sauver soi-même et aider les autres à s’en sortir » dira Mahoua S. Bakayoko, écrivaine ivoirienne, auteure de dix livres.
Pendant deux heures et demi, elles ont partagé avec le public leurs sources d’inspirations, leurs déboires pour toucher les droits d’auteur et la crise de la lecture qui impacte négativement l’industrie du livre.
En tant qu’écrivaines, elles sont parfois obligées d’être auteur, éditeur et distributeur de leurs œuvres. Ce qui plombe le succès des ouvrages.
Les cinq écrivaines invitent donc les Etats africains à soutenir le secteur du livre. Pour le cas du Burkina Faso, Bernadette Dao affirmera que son pays fait des efforts en la matière. Elle a en effet pu éditer l’un de ses livres grâce à un appel à manuscrits du ministère de la culture.
Pour clore leurs échanges, ces femmes de lettres préconisent la formation de critiques pour une meilleure promotion des livres et invitent les parents à la lecture pour devenir des modèles aux yeux de leurs progénitures.

✍️Laurentine Bayala

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