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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE à la 22è conférence des Nations unies sur les changements climatiques

Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a livré mardi 15 novembre 2016, son discours à la 22è conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech (Maroc).

MARRAKECH (MAROC) 15 NOVEMBRE 2016

Sa Majesté le Roi Mohammed VI
Monsieur le Président de la 22ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

Le Burkina Faso se réjouit de prendre part à cette 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui se tient ici à Marrakech, terre africaine et hospitalière du royaume du Maroc.
Permettez-moi, à ce stade de mon propos, de présenter mes remerciements et exprimer ma gratitude à l’ensemble des autorités et au peuple chérifien, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité réservés à ma délégation ainsi que pour la parfaite organisation de cette manifestation.
C’est une fierté pour notre continent d’abriter la COP22 et je voudrais saluer l’engagement personnel de Sa Majesté Mohamed VI qui n’a ménagé aucun effort pour le succès de cette conférence.

Monsieur le Président
Monsieur le Secrétaire général de l’ONU
Distinguées personnalités

Nous sommes en train de poser les fondements de la société de demain que nous voulons responsable, avec de grandes ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et une communauté engagée à développer de vastes programmes sobres en carbone et capables d’apporter le mieux-être au plus grand nombre.

A travers la mise en œuvre effective et entière de ce nouveau régime climat qui se veut universel, solidaire et durable, l’Afrique entière entend jouer sa partition pour un monde plus sûr.
Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), de mon pays qui sera présenté les 7 et 8 décembre 2016 à la Conférence des partenaires à Paris pour son financement prend en compte la question majeure des changements climatiques dont les conséquences mettent à mal les productions énergétiques, agricoles, forestières, pastorales et halieutiques. C’est pourquoi notre engagement dans les énergies renouvelables s’est imposé comme une priorité.
En dépit des adversités de la nature, le Burkina Faso a montré à travers sa jeunesse, qu’il peut opposer aux contraintes climatiques, des solutions innovantes, inspirées de nos savoirs et nos savoir-faire locaux.
C’est le lieu de saluer l’action de la société civile dont les initiatives sur le terrain dans le domaine des changements climatiques, la conduite des projets et programmes d’électrification au photovoltaïque appuyés par les partenaires au développement sont portées par les communautés à la base.

Distinguées personnalités
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

La communauté internationale doit s’engager davantage pour répondre aux défis des changements climatiques et les pays industrialisés qui ont une responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre doivent assumer leur part selon le principe bien compris de la « responsabilité commune mais différenciée et des capacités respectives ».
Tout en saluant la promptitude avec laquelle les Etats se sont libérés de leurs obligations internationales, notre souhait est qu’un délai suffisant soit accordé aux pays qui ne l’ont pas encore fait pour leur permettre de parachever leur processus de ratification, pour ne laisser aucun pays au bord du chemin.
Dans ce sens, le Burkina Faso souhaite que la République de Chine Taiwan puisse avoir un statut d’observateur afin de se joindre à la Communauté internationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Solidaire de la position commune africaine sur le climat, nous faisons nôtres les préoccupations de l’Afrique pour la mise en œuvre des objectifs du Développement durable ainsi que le vaste programme sur les énergies renouvelables que notre Union porte depuis quelques années dans le processus climat.
Dans cette dynamique, la mise en place du Fonds Vert Climat est une action forte à saluer.
L’Afrique, dans un contexte de Justice climatique, sollicite des financements additionnels, à la hauteur de nos ambitions communes, l’accès aux technologies d’adaptation aux changements climatiques, ainsi que le renforcement de ses capacités dans le domaine de la gestion des risques climatiques, de la sécurité alimentaire et des transports.
D’où l’impérieuse nécessité, en plein accord avec les partenaires du Nord, de redéfinir nos priorités fondées, sur une vision commune prenant en compte l’équité et le bien-être des populations.
Je voudrais terminer mon propos en formulant le vœu qu’avec l’ambition et la volonté qui nous animent, cette Conférence de Marrakech permette d’ouvrir de meilleures perspectives pour le bonheur des générations présentes et futures.

Pleins succès à nos travaux

Je vous remercie.

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