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Le procès de coup d’Etat de septembre 2015 a repris ce 21 mars 2018 dans la salle de banquet de Ouaga 2000 à 9h00. Ce 2e jour de l’audience a permis la constitution du tribunal. Une juridiction que les conseils de la défense disent ne pas reconnaître, car irrégulièrement constituée. L’audience a été suspendue et reprend jeudi à 8H30.

On connaît désormais le la composition du tribunal qui statuera sur le coup d’Etat de septembre 2015. Il est constitué de juges assesseurs et leurs suppléants tous désignés par tirage. Ce sont le Général de division Tinga Robert Guiguemdé, le médecin Col major Armand Claude Kabré et le Col D M Ludovic Ouédraogo. Ils seront aidés dans leurs tâches par le médecin colonel major Koudougou Kologo, le Lt-Col Vincent de Paul Ouédraogo et le Lt-Col Adams Néré. Après quoi, ils ont tous prêtés serment avant que l’audience ne soit suspendu à 9h55.

Le Tribunal aussitôt constitué, les avocats de la défense crient à l’irrégularité. Pour eux, le président du tribunal a été nommé pour siéger à la chambre de jugement du tribunal militaire et non à la chambre de première instance qui devait statuer sur le jugement du putsch. Il en est de même pour les juges qui ont été nommés. Ils vont jusqu’à remettre en cause la légalité du président du tribunal, le magistrat Saïdou Ouédraogo, qui, pour eux, a été nommé par le ministre de la Justice Réné Bagoro qui se trouve être partie civile.

Pour le ministère public et les conseils de la partie civile, il s’agit d’une diversion. Pour eux, la composition de la juridiction est régulière et conforme à la loi. Par conséquent, la partie civile demande que le procès poursuive son cours normal. Ainsi, après maintes tractations, la défense demandent au tribunal de statuer sur les mémoires ayants été déposés à son niveau. Des décisions que le tribunal rendra certainement ce jeudi 22 mars à partir de 08H30 toujours dans la salle des banquets de Ouaga 2000.

Y. Alain Didier Compaoré

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