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Les cotonculteurs du centre prennent à temoin les autorités burkinabè et l’opinion publique sur le diférend qui les oppose à Faso Coton dans la production et de la commercialisation du coton graine. Ils promettent engager des mesures fortes pour se faire entendre si rien n’est fait.

Les producteurs de coton sont mécontents du traitement subi par Faso coton. Face à la presse, la Coordination régionale des Sociétés coopératives des Producteurs de Coton de la zone du Centre a  déploré la non tenue des promesses par les premiers responsables de cette société avec l’ensemble des producteurs à Tenkodogo en 2004.

Il s’agit, entre autres, de l’« installation d’une nouvelle usine d’égrenage moderne et le déménagement à Kombissiri de l’existante qui est vieillissante avec une capacité limitée», l’« achat de poly-benne pour faciliter l’évacuation du coton à l’usine et la construction de centres de santé, d’écoles, de forages» et de « puits à grand diamètre en vue d’améliorer les conditions de vie des populations».

A cet effet, le Trésorier de l’Union nationale des Producteurs du Coton du Burkina (UNPCB), Mathieu Idigo indique que les producteurs ayant cru à ces promesses, ont mis plus d’ardeur au travail pour accroitre la production. Mais, les six (6) dernières années, ils ont été confrontés au retard d’évacuation et de paiement des recettes de coton suite à la faible capacité de l’usine.

Pour eux, ces retards d’évacuation ont engendré d’énormes difficultés liées aux incendies avec souvent des pertes en vie humaine, les retards de paiement des recettes coton, les pertes de poids et la détérioration de la qualité du coton liés au stockage prolongé.

Face a cette situation, ils disent avoir entrepris plusieurs démarches auprès de Faso Coton à travers des cadres de concertations avec l’UNPCB et l’AICB afin de trouver une solution au problème de l’usine. Rien n’y fit, a lancé le Secrétaire général de la Coordination, Justin Sawadogo.

Mieux, poursuit-il, depuis l’année passée Faso coton a fui ses responsabilités en « rompant le dialogue avec les producteurs à la base en supprimant les fora de début de commercialisation et de début de la campagne agricole qui constituent des cadres d’échanges pertinents entre partenaires », a confié le secrétaire général.

Ils ont lancé un appel au chef du gouvernement et au président de l’Assemblée nationale afin de « trouver une solution idoine au problème dans un meilleur délai. Faute de quoi, ils disent prendre une batterie des mesures pour alors se faire entendre. Il s’agit entre autres de l’« interdiction à tout technicien Faso coton d’accéder à nos exploitations agricoles à partir de cette conférence de presse», le « refus de commercialiser leur coton avec Faso coton, tant que nous n’avons pas une nouvelle usine», le « refus de remettre les expressions des besoins pour la campagne agricole prochaine à Faso coton en attendant une solution au problème» et l’« organisation de marches dans les départements et provinces les jours à venir».

Les producteurs de coton ont rappelé à Faso coton que la production du coton est un partenariat gagnant/gagnant dans lequel chaque partie doit respecter ses engagements.

En rappel, la Coordination régionale des Sociétés coopératives des Producteurs de Coton de la zone du Centre sert d’interface entre les producteurs de cette zone et leurs partenaires techniques et financiers. Elle regroupe les huit (8) provinces productrices de coton à savoir le Bam, le Bazega, le Boulgou, le Ganzourgou, le Kouritenga, le Nahouri, l’Oubritenga et la Zoundwéogo que couvre la société Faso coton.

Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

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