JT de 13h du 19 avril 2017

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Médias : « la Place et le rôle de la Radio rurale dans le développement socio-économique du Burkina Faso» en réflexion à la RTB

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La Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) a tenu un panel sur « la Place et le rôle de la Radio rurale dans le développement socio-économique du Burkina Faso » le 18 avril 2017 à Ouagadougou. Cette réflexion entre dans le cadre de la réouverture de la Radio rurale du Burkina dont la cérémonie officielle est prévue pour le 20 avril 2017. « Place et rôle de la Radio rurale dans le développement socio-économique du Burkina Faso ! » C’est par un panel sur ce thème que la RTB a lancé les activités entrant dans le cadre de la réouverture de la Radio rurale du Burkina.
Un panel présidé par le ministre de la Communication et des relations avec le parlement Rémi Fulgance Dandjinou
Pour le ministre Dandjinou, la Radio rurale constitue un organe extrêmement important dans la mesure où elle parle aux populations dans la langue qu’elles comprennent, et elle parle de leurs préoccupations. Pour lui, la Radio rurale sert de relai entre la population et les différents acteurs administratifs et politiques. Donc « voir cette radio renaître est un sentiment de fierté.«  Je pense qu’au niveau de la RTB, cette relance est inscrite comme un élément fort du plan stratégique donc elle sera normalement accompagnée dans sa mise en œuvre », a laissé entendre le ministre Fulgance Dandjinou. Urbain Nombré, un ancien de la Radio rurale a fait la genèse de cet organe, de sa création le 24 novembre 1969 jusqu’à sa fermeture en 2012. Ainsi l’historique, les panélistes sont tous unanimes : la Radio rurale est l’outil le mieux indiqué pour contourner les barrières linguistiques et une prise en compte des préoccupations du monde rural. Mais une inquiétude subsiste selon un des conférenciers, Jean Pierre Somda. Pour lui, le caractère de service publique de la Radio rurale est incompatible avec l’exigence de rentabilité. C’est pourquoi Jean Baptiste Ilboudo, 4e panéliste lui plaide pour un accompagnement substantiel de l’Etat pour que la radio puisse contribuer à l’atteinte des objectifs du PNDES. Y. Alain Didier Compaoré  

JT de 20h du 18 avril 2017

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JT de 19h du 18 avril 2017

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Nadiagou : des infrastructures forestières incendiées suite à la mort d’un présumé braconnier

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Le service environnemental de Nadiagou et le campement de chasse Pama sud, ont été incendiés hier lundi dans la soirée par des individus qui protestaient contre la mort d’un présumé braconnier, tué lors d’un  »échange de tirs » avec des forestiers, a appris l’AIB de sources concordantes. Selon des sources concordantes, le service environnemental de Nadiagou et le campement de chasse de Pama sud ont  été incendiés en fin de soirée, le lundi 17 avril 2017. Selon les informations crédibles, tout serait parti de la mort par balle d’un braconnier touché au cours  »d’échanges de tirs » entre des agents forestiers et un groupe de braconniers dans la réserve. Une source proche des services forestiers qui a requis l’anonymat, relève que c’est au cours d’une patrouille forestière  dans la réserve faunique que les échanges de tirs ont eu lieu. «Les événements se sont déroulés au petit matin (du lundi 17 avril 2017, ndlr). Les braconniers sont tombés dans une embuscade et ont ouvert le feu sur les agents qui ont immédiatement riposté. Malheureusement un des braconniers a été atteint mortellement », souligne notre source. Le concessionnaire du campement Pama sud, le vieux Lazare est plus précis dans son récit. «C’est un vieux braconnier connu des services depuis plus de 20 ans. Ils étaient deux. Quand les pisteurs et les forestiers ont torché sur eux, les braconniers ont immédiatement ouvert le feu. C’est au cours des tirs de riposte qu’un d’eux a été mortellement touché. Ils avaient abattu  trois cobs de Buffon (de la famille des antilopes, ndlr)», a-t-il confié à l’AIB. Des manifestants en colère ont saccagé avant d’incendier le campement de chasse de Pama sud et le service environnemental de Nadiagou. «La situation dans la soirée était tendue et les Forces de défense et de sécurité en état d’alerte. Nous avons demandé  aux agents de Nadiagou de regagner la Kompienga ou Pama par mesure de sécurité», poursuit notre source. Des concertations ont été engagées par les autorités provinciales de la Kompienga, relate notre interlocuteur qui précise que les braconnages pour l’ivoire des éléphants ou pour se procurer de la viande, sont des préoccupations réelles dans cette localité. Un haut responsable forestier a en outre confié ne pas comprendre l’attitude des populations parce qu’en premier lieu, dans le système de la gestion de la faune, la population locale est associée. Puis, dans les villages concernés, il y a les comités villageois de gestion de la faune qui travaillent étroitement avec les concessionnaires de chasse et toute la communauté bénéficie des retombées. Des ressortissants de ces villages sont en outre employés dans les campements de chasse. « C’est vraiment incompréhensible cette réaction des populations surtout que les braconniers se trouvaient dans la réserve. Notre souhait c’était de les appréhender et les remettre  à la justice. Mais quand on tire sur vous, voyez-vous, la réaction naturelle, c’est de se défendre», se défend le garde forestier. Agence d’Information du Burkina