Dédougou : protestations contre l’expulsion du président de la section MBDHP par la chefferie coutumière
Regain de violence à Dédougou. Des manifestants ont protesté contre l’expulsion du président de la section MBDHP de Dédougou par la chefferie coutumière ce dimanche 8 mai 2016 dans la cité de Bankuy. Les manifestants réclament son retour pur et simple sans condition tandis que les gardiens des us et coutumes attendent réparation des torts qu’il aurait commis. Le gouverneur a engagé des négociations et le calme est revenu dans l’après-midi du dimanche.
Rassemblés à la place melon gare au centre ville de Dédougou, ces manifestants protestent contre l’expulsion manu militari du président de la section MBDHP, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples de Dédougou Lamoussa Kadinza.
» Nous avons appris ce matin qu’il a été expulsé et nous sommes sortir pour réclamer son retour sain et sauf avec ses bagages », a déclaré Lamine MAGASSA, membre du MBDHP.
Pour la chefferie coutumière, Lamoussa KADINZA aurait transgressé la coutume et son expulsion est due à son entêtement, a affirmé Pierre DAKUYO porte parole de la chefferie coutumière.
Afin de ramener le calme et la paix à Dédougou, le gouverneur de la région, Sannoubomé Justin SOME, a engagé des négociations. Il a rencontré les différentes parties qui semblent disposer au dialogue.
Les différentes parties sont prêtes à faire des concessions mais pour le retour du président du MBDHP, il faudrait la réparation des torts causés aux coutumes, toute chose que la chefferie coutumière s’attèle à réparer a annoncé le gouverneur SOME. Pour la réparation du tort, le fautif devrait envoyer 3 béliers et 9 poulets selon la chefferie coutumières.
Nayalgdo Paul SAWADOGO
Pour la chefferie coutumière, Lamoussa KADINZA aurait transgressé la coutume et son expulsion est due à son entêtement, a affirmé Pierre DAKUYO porte parole de la chefferie coutumière.
Afin de ramener le calme et la paix à Dédougou, le gouverneur de la région, Sannoubomé Justin SOME, a engagé des négociations. Il a rencontré les différentes parties qui semblent disposer au dialogue.
Les différentes parties sont prêtes à faire des concessions mais pour le retour du président du MBDHP, il faudrait la réparation des torts causés aux coutumes, toute chose que la chefferie coutumière s’attèle à réparer a annoncé le gouverneur SOME. Pour la réparation du tort, le fautif devrait envoyer 3 béliers et 9 poulets selon la chefferie coutumières.
Nayalgdo Paul SAWADOGO Campagne pour les Municipales du 22 mai 2016 : le message du Président de la CENI
La campagne électorale pour les Municipales du 22 mai 2016 se déroulent du 7 au 20 mai. Me Barthélémy KERE, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’est adressé aux acteurs du processus électoral et à la population en général à la veille de l’ouverture de la campagne. Voici son message pour une campagne apaisée.
Chères concitoyennes, chers concitoyens,
A quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne électorale pour les élections municipales du 22 mai 2016, je voudrais, au nom de mes collègues et collaborateurs, m’adresser à l’ensemble des acteurs du processus électoral, notamment aux partis politiques, aux regroupements d’indépendants et aux candidats en compétition dans les différentes circonscriptions électorales, pour une fois encore, leur demander d’être des vecteurs de paix, en cette période particulièrement active et sensible du processus électoral. Du 7 au 20 mai 2016, les candidats, militants et sympathisants des partis et formations politiques ainsi que ceux des regroupements d’indépendants, sillonneront les artères des villes, secteurs et villages du Burkina, à la conquête des suffrages des électeurs qui sont appelés aux urnes le 22 mai prochain, pour élire leurs représentants, dans les différents conseils municipaux. Les enjeux de ce scrutin dit de proximité, sont d’une grande importance, car ces élections constituent à n’en pas douter, un grand rendez-vous de chaque électeur avec l’histoire et avec sa conscience ; elles sont une opportunité inégalée pour le citoyen, d’engager sa responsabilité, à travers l’exercice de son droit de vote, de participer au développement de son terroir, de son arrondissement, de sa commune et partant, de son pays tout entier. En faisant le choix de la communalisation intégrale, le Burkina Faso a voulu impulser son processus de vie démocratique et de développement par une propulsion dynamique à la base; ceci constitue une vision et un choix politique pertinents, qui obligent chaque citoyen à se reconnaître dans sa décision et qui font de lui un acteur, un artisan, un bénéficiaire direct et conscient des acquis de ce développement. Ainsi, voter dans un tel contexte doit être pour tout électeur, au-delà du devoir civique, un impératif majeur, dont l’accomplissement permet de participer effectivement à la gestion des affaires de la Cité. Prendre part au vote n’est pas un acte banal comme certains citoyens le pensent à tort, jusqu’à s’en priver l’exercice ; ce droit est le moyen par lequel le peuple exprime sa souveraineté. L’électeur détient de ce fait, entre ses mains, la clé du pouvoir qui lui permet de prendre la royale décision pouvant influer positivement sur son propre devenir, partie intégrante de celui des communes et des arrondissements. Voter est donc un droit et un acte utiles pour soi et pour les autres concitoyens dans la communauté de destin de tous.Chères concitoyennes, chers concitoyens,
A la suite des élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015 qui nous ont permis de renouer, avec enthousiasme, avec la vie constitutionnelle normale, nous voilà donc à nouveau, face au défi de l’organisation des élections municipales prévus pour le 22 mai prochain. L’histoire récente du Burkina nous rassure quant à la capacité du peuple burkinabè à relever ce défi dans le calme et la sérénité. Nous gardons toujours fraîchement en mémoire le geste combien exemplaire et salutaire des deux candidats à l’élection présidentielle, l’un serrant la main de l’autre pour le féliciter pour sa victoire, avant même la proclamation des résultats provisoires par la CENI. Ce précédent nous enseigne et doit continuer de nous instruire sur l’importance, le sens et la portée d’une élection. Le scrutin n’est qu’une compétition électorale ; ce n’est pas la guerre ; au-delà de nos convictions politiques et nos différences de vision pour le développement national ou local, nous sommes et demeurons filles et fils d’une même nation, le Burkina Faso. Les élections à venir devraient permettre à notre pays de parachever le long processus enclenché depuis l’ouverture de la transition politique post insurrectionnelle; nous sommes par conséquent tous interpellés, en tant qu’acteurs, sur notre rôle dans l’achèvement de ce processus, afin de convaincre, même les plus sceptiques, que le Burkina Faso a définitivement tourné une page de son histoire. La CENI, pour sa part, reste constante dans sa détermination et son engagement à travailler de façon professionnelle, en toute indépendance et dans la transparence, pour le succès de ces élections municipales. J’invite par conséquent, chaque acteur à prendre la mesure de la situation et à s’engager aux côtés de la CENI afin que tous ensemble nous rééditions l’exploit inédit de 2015, qui a valu à notre pays, les félicitations et les encouragements de tous les acteurs du processus au niveau national et de la communauté internationale. C’est un héritage lourd de responsabilités que nous devons sauvegarder à tout prix et œuvrer à bonifier pour les générations futures. On le sait, pour ces élections locales, le Code électoral met en première ligne nos démembrements que sont les Commissions électorales indépendantes de nos communes et de nos arrondissements. Je note avec respect et considération, le travail déjà abattu par les démembrements de la CENI avec la contribution des quatre-vingt-cinq (85) partis politiques et regroupements d’indépendants qui se sont investis sur l’ensemble du territoire national pour le déroulement de toutes les opérations électorales depuis l’entame du processus jusqu’à ce jour, veille de l’ouverture de la campagne électorale. Certes, nous avons rencontré quelques difficultés lors des opérations de dépôts et de la validation des dossiers de candidatures ; pour l’essentiel, la CENI et ses démembrements ont été accompagnés par tous (partis et formations politiques, regroupements d’indépendants, les candidats, les Forces de défense et de sécurité). Les tribunaux administratifs, en conformité avec les règles de leur compétence, ainsi que le Conseil d’Etat, ont veillé à ce que des réponses juridictionnelles soient données aux conflits qui ont emprunté cette voie de solution, notamment lorsque les citoyens ont usé de leur droit de recours auprès des juridictions compétentes, pour se faire rendre justice. Je voudrais ici les remercier tous pour leurs contributions multiformes à la recherche de la paix sociale. Hélas, nous avons déploré un ou deux cas isolés de factions qui ont choisi la voie des menaces ou de l’affrontement jusqu’au bout, interrompant ainsi les perspectives de la tenue du scrutin dans des conditions apaisées. La CENI demeure à l’œuvre pour la recherche de solutions, en concertation avec la classe politique, les services de l’Administration Territoriale ainsi que ceux de la Sécurisation du processus électoral. Ces difficultés et mouvements d’humeurs constatés viennent comme une sonnette d’alarme qui interpelle tous les acteurs du processus électoral et notamment les partis politiques, les regroupements d’indépendants ainsi que leurs militants et sympathisants en campagne à plus de retenue, de modération et de respect de la différence, dans leur œuvre de conquête des suffrages. La CENI en appelle à nouveau au sens de responsabilité de tous, pour une campagne et un scrutin apaisés, où la force des arguments doit prendre le pas sur les arguments de la force. J’engage donc instamment tous les partis politiques et les regroupements d’indépendants en compétition à tenir compte de cette donne dans leurs messages, discours et comportements durant la campagne électorale. Je saisis également cette tribune pour lancer un vibrant appel aux médias et aux organisations de la société civile, censés être au-dessus de la mêlée, afin qu’ils se révèlent encore une fois, comme les vecteurs, messagers de la paix et de la concorde sociale.Chères concitoyennes, chers concitoyens,
Au moment donc où les partis politiques, les regroupements d’indépendants et leurs candidats, militants et sympathisants affûtent leurs armes pour entrer en campagne, je voudrais demander à chacun d’être le porte flambeau de la paix et de la démocratie de notre pays. La CENI mettra tout en œuvre pour garantir le bon déroulement des élections municipales dont les chiffres caractéristiques sont les suivants :- 5 539 384 électeurs sont inscrits sur la liste électorale et ont été répartis dans les 17 938 bureaux de vote ;
- 85 structures sont en compétition, soit :
- et présentent aux suffrages des électeurs, 156 693 candidats se répartissant en 98 926 hommes (63,13%) et 57 767 femmes (36,86%), pour un nombre total de 19 624 sièges à pourvoir, dans 9 299 circonscriptions électorales.



















