SNAID : sit-in de protestation ce mardi 17 mai 2016 sur toute l’étendue du territoire

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Nongo Grégoire TRAORE, SG SNAID lors du 14e congrès du syndicat
Les agents des Impôts et des Domaines observent un sit-in de 8H à 11H ce mardi 17 mai 2016 sur toute l’étendue du territoire national. Mobilisés au sein de leur syndicat, le SNAID, les travailleurs protestent contre le mépris des autorités envers leur syndicat, la remise en cause de certains acquis et de meilleures conditions de travail. Dans une note adressée à la presse, ce mardi 16 mai 2016, le Syndicat National des Agents des Impôts et des Domaines (SNAID) exige des autorités du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) et de la Direction Générale des Impôts (DGI) la satisfaction des points suivants :
  • « le respect des travailleurs et de leurs organisations syndicales ;
  • la non remise en cause de nos acquis ;
  • le respect des engagements pris en matière de motivations financières ;
  • la relocalisation sans délais de tous les services actuellement sans bâtiments et l’adoption d’un plan d’investissement à court et moyen termes de la DGI ;
  • le traitement diligent de notre PFR. »
Le SNAID estime que ce sit-in est « un avertissement ». Le syndicat est visiblement remonté contre Rosine COULIBALY/SORY, la ministre en charge de l’économie. « Cette action fait notamment suite à la sortie médiatique de Mme Rosine COULIBALY/SORY, la Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), dans les colonnes du journal L’EVENEMENT dans sa parution n°325 du 10 mai 2016. Dans son interview, la MINEFID a tenu des propos qui méprisent les travailleurs du ministère. En outre, elle remet ouvertement en cause les acquis historiques des travailleurs », explique le SNAID.

Violence au lycée départemental de Gounghin dans le Kouritenga : entretien avec le proviseur du lycée

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Dans le lycée départemental de Gounghin, dans la province du Kouritenga, des élèves ont pris à partie les professeurs ce lundi 16 mai 2016. Ils ont saccagé les bureaux, détruit les mobiliers de bureau et brulé des engins. Les enseignants ont été exfiltrés par les forces de sécurité. Ces élèves réclameraient un examen blanc que l’administration du lycée était dans l’incapacité d’organiser, selon Sayouba DINDANE, proviseur du lycée, joint au téléphone, en fin de matinée par Radio Burkina. Une équipe de la RTB a fait le déplacement de Gounghin. Nous y reviendrons. Rendez-vous dans nos éditions de 19H (RTB-Radio) et 20H (RTB-Télé) pour d’autres informations. En attendant, nous vous proposons l’entretien réalisé avec Sayouba DINDANE par Galip SOME. Proviseur Sayouba DINDANE : Il faut se dire que tout a commencé entre le lundi 4 et le mardi 5 avril. Les élèves réclamaient des examens blancs, mais le lycée n’avait pas la possibilité de faire ces examens blancs.

Ecouter l’entretien du proviseur DINDANE avec Galip SOME

Radio Burkina : Et pourquoi ? Sayouba DINDANE : Parce que le montant budgétisé n’avait pas rencontré l’assentiment des enseignants et qu’en ces périodes, on ne pouvait pas satisfaire la doléance des enseignants vue la situation financière de l’établissement. On a essayé d’expliquer et même la direction régionale et l’administration centrale ont intervenu pour nous aider à résoudre le problème. Et ce jour, le mardi, les élèves ont tenté de nous séquestrer et même de nous violenter. Et on leur a dit, vue la situation, pour que nous  reprenions  sereinement le travail, les élèves devraient déposer une lettre d’excuses et renoncer à la violence comme moyen de revendication pour que nous puissions reprendre le travail sereinement. Les élèves ont fait savoir aux différentes délégations de médiation qu’ils n’allaient pas déposer la lettre d’excuses. Une médiation du gouvernorat est venue pour savoir pourquoi les élèves n’ont pas déposé la lettre d’excuses, puisque ordre leur avait été donné de déposer la lettre d’excuses. Malheureusement, ils ont répondu sec, qu’ils ne pouvaient pas déposer la lettre d’excuses. Donc compte rendu a été fait de la situation et une inspection de la direction régionale nous a dit de dissoudre le bureau du comité des élèves et de traduire les élèves qui ont posé ces actes graves là en conseil de discipline. Nous nous sommes exécutés. Nous avons dissout le bureau du comité des élèves, et puis, nous avons initié des convocations pour conduire les élèves là que nous avons identifiés chez nous et qui ont posé des actes graves en conseil de discipline. Ce sont ces mêmes élèves, qui, ce matin-là, ont mené cette situation. Radio Burkina : Est-ce que vous pouvez déjà nous parler de l’ampleur des dégâts matériels ? Sayouba DINDANE : l’ampleur des dégâts matériels, aujourd’hui ce sont les ouvertures et l’administration caillassées et trois (3) motos brulées. Juste après, nous avons rendu compte à la direction régionale et on nous a demandé de nous mettre en sécurité. Moi, je suis rentré à Koupéla et j’ai demandé à mes collaborateurs de rester chez eux jusqu’à ce que la situation se calme. Interview réalisée par Galip SOME et retranscrite par Bènonè Ib Der Bienvenue MEDAH  

Jt de 13h15 du 16 mai 2016

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