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Les habitants des villes doivent se parler pour réinventer leur cadre de vie. Cinq défis les attendent sur le plan social, économique, culturel, écologique et de la résilience, pour avancer au pas de l’innovation. En cette ère de boom technologique, Carlos Moreno invite tout un chacun, à être fier de son identité culturelle. Spécialisé dans le contrôle intelligent de systèmes complexes, ses travaux ont contribué au transfert de la technologie vers l’industrie, les PME et les start-up.

Il n’y a pas de ville modèle dira d’entrée de jeu le conférencier. Chaque ville se développe dans un contexte géographique, historique, ou culturel spécifique. La ville est complexe et fait face à trois grandes menaces à savoir les défis climatiques (les grandes tempêtes, les inondations, les îlots de chaleur provoqués par les bâtiments), le stress hydrique et les questions de mobilité. Mais il y a en face trois solutions qui s’offrent à l’humanité : être créatif, repenser les infrastructures urbaines, innover sur le plan de la technologie. Pour y arriver, il faut une bonne dose de transparence et de démocratie de la part des gouvernants et des citoyens, prévient MORENO.

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Le 21ème siècle poursuivra-t-il, est le siècle des villes et il faut valoriser les « best practices » (bonnes pratiques), qui se retrouvent un peu partout dans le monde « l’endroit où nous habitons doit être une source d’inspiration et de créativité. » dira-t-il.

Le conférencier croit aux vertus de la solidarité pour créer des villes intelligentes. C’est pourquoi il exhorte les habitants des villes à retisser des liens permanents. Selon lui, plus on partage, plus on possède. Il faut donc tendre vers l’économie du partage de la connaissance pour voir émerger ces villes « smart » ou intelligentes. « Nous pouvons avoir une présence sur les réseaux sociaux et avoir des smartphones et croire que nous avons un rôle actif dans la communauté. C’est faux. On peut être hyper connecté et être déconnecté socialement » a martelé Carlos. L’essentiel pour lui, c’est d’être fier de son identité culturelle et territoriale dans ce monde globalisant.

Marie Laurentine BAYALA

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