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Journée électorale à la radio nationale: experts et acteurs politiques débattent du scrutin

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«Le processus de vote se déroule pour l’instant dans la tranquillité et cela doit perdurer afin que les résultats puissent être admis par tous dans un esprit républicain», a estimé le Professeur Abdoulaye Soma, président de la société des constitutionnalistes du Burkina Faso, dans la matinée du 29 novembre sur les ondes de la RTB Radio. Plusieurs intervenants renommés se succèdent depuis 8 heures dans les studios de Radio Burkina pour assister aux différents débats organisés par la rédaction à l’occasion des élections présidentielle et législatives.

«Dans la mesure où il pourrait y avoir un résultat définitif dès le premier tour pour la présidentielle, et même en cas de second tour, il conviendra d’éviter l’arrogance des vainqueurs, afin de favoriser une bonne acceptation des résultats», a mis en garde Ahmedou Ould Abdallah, ex Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’ouest, qui a livré son témoignage en exclusivité à Radio Burkina.

Le rôle joué par les organisations de la société civile (OSC) a également été abordé au cours de ces échanges. Les OSC ont mobilisé leurs membres pour contribuer à l’observation du scrutin. «Désormais on ne pourra plus rien faire au Burkina Faso sans la société civile. Les partis politiques doivent composer avec cette nouvelle donne», a déclaré le Professeur Albert Ouédraogo, Secrétaire Général de Racines, une organisation de la société civile qui œuvre pour la promotion et la réhabilitation des traditions orales au Burkina Faso.

 

D’autres événements animeront cette journée électorale sur les ondes de Radio Burkina. Le rôle joué par les observateurs nationaux et internationaux sera abordé au cours d’un débat entre 16 heures et 17 heures. La portée historique du scrutin donnera lieu à d’autres échanges entre 21 heures et 22 heures. Les invités politiques se succèderont ensuite sur le plateau de la RTB radio pour analyser les premiers résultats livrés par près de 80 journalistes de la RTB radio mobilisés dans les bureaux de vote de toutes les provinces du pays.

JT de 13H15 du 29 Novembre 2015

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[youtube https://www.youtube.com/watch?v=erUwE6d4Gbw&w=640&h=480]

Elections présidentielle et législatives: le ministre de la sécurité suspend le couvre-feu

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Le ministère en charge de la sécurité suspend le couvre-feu juste, pour la nuit électorale qui s’étend du 29 au 30 Novembre 2015. Cette mesure vise à faciliter le travail des équipes de la CENI et des observateurs déployés sur le terrain.

Elections présidentielle et législatives : manque d’encriers, de mouchoirs et d’étiquettes à la CEPI de Koulpélogo

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 Des encriers, des mouchoirs, des étiquettes pour les urnes, c’est le matériel qui manque à la CEPI (Commission électorale provinciale indépendante) du Koulpélogo. C’est un problème général  a dit Norbert KONFE, président de la CEPI. Ils restent dans l’attente, après avoir informé depuis vendredi la CENI.

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En plus de l’encrier, les mouchoirs et les étiquettes pour les urnes sont absents du matériel électoral du Koulpélogo. Un appel est donc lancé à la CENI pour vite remédier  à cette difficulté, car 91.784 votants de la province attendent de remplir leurs devoirs civiques ce dimanche 29 novembre. 361 bureaux de votes, repartis dans huit (08) communes (Ouargaye, Soudigui, Sanga, Yargatenga, Komi-yanga, Lalgaye, Yondé et Dourtenga) sont prévus pour cet effet. Jonas Kafando, depuis le Koulpélogo.

Vote à Tougan: beaucoup d’électeurs votent tôt le matin, à cause des récoltes

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« A Tougan, les bureaux de vote sont ouverts  depuis 6h. Compte-tenu des récoltes qui se poursuivent, beaucoup d’électeurs ont voté tôt le matin.  A l’heure actuelle, ce n’est pas la grande affluence. Des électeurs viennent au compte-gouttes pour accomplir leur devoir civique »  Ives BARRO,  Correspondant de la RTB à Tougan.

Le car régie se prépare à vous faire vivre en direct les points chauds de la journée

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Le car régie complète le dispositif de 30 correspondants et 4 équipes pour des directs sur les points chauds de cette journée

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Derniers réglages pour la grande journée électorale à partir de 13h15 sur la RTB Télé

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La journée électorale est une journée au cours de la laquelle la RTB propose à ses téléspectateurs de vivre en direct les opérations de vote à travers le territoire national. Un plateau spécial sera installé dans les studios productions animé par deux journalistes de la rédaction plus un relai. Ces animateurs joindront les reporters et les envoyés spéciaux sur le terrain au téléphone.TV

Démocratie en Afrique : le Burkina Faso cité en exemple par les Etats-Unis

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Le secrétaire d’Etat américain John Kerry dans une tribune intitulée « Un moment décisif pour la démocratie en Afrique », a salué les efforts du Burkina Faso  pour instaurer la démocratie.

En mai dernier, j’ai partagé un moment extraordinaire. J’ai eu le privilège, avec de nombreux dirigeants africains, d’être témoin de la première passation de pouvoir démocratique et pacifique entre deux partis au Nigeria. Je m’étais rendu plus tôt dans l’année à Lagos afin de souligner que, pour les États-Unis, le Nigeria est un partenaire stratégique de plus en plus important avec un rôle crucial à jouer dans la sécurité et la prospérité de la région. J’ai aussi déclaré qu’il était impératif que ces élections établissent un nouveau modèle pour la démocratie à travers le continent.

Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un moment décisif pour la démocratie en Afrique. Plus tard, ce mois-ci, quatre pays – la Guinée, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire et la République centrafricaine – doivent organiser des élections présidentielles, et peu après nous espérons voir des élections au Burkina Faso. Les populations d’Afrique doivent saisir cette occasion pour faire entendre leurs voix, et les dirigeants de tout le continent doivent être à l’écoute.
Les défis sont réels. Depuis des décennies, la pauvreté, la famine, la guerre et un leadership autoritaire freinent l’avènement d’une ère de prospérité et de stabilité en Afrique.
Ces défis et d’autres ne doivent pas être sous-estimés, mais nous ne devons pas non plus ignorer les gains qui sont en train de se réaliser.

En Afrique, comme partout, on constate un désir ardent de gouvernements légitimes, honnêtes et efficaces. Il ne fait aucun doute que les progrès en matière de gouvernance démocratique entraîneront des bénéfices dans tous les autres domaines qui nous préoccupent.
Au Burkina Faso, des citoyens courageux et déterminés ont par deux fois affirmé leur volonté en s’opposant avec succès aux tentatives d’écourter le processus démocratique : l’année dernière, lorsque l’ancien président a essayé de modifier la limitation des mandats et de prolonger ses 27 ans au pouvoir ; et à nouveau le mois dernier, quand les Burkinabés se sont unis pour contrer une tentative ratée de coup d’État par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle.

En République démocratique du Congo, nous avons vu des citoyens parler franchement, parfois en prenant de grands risques, en faveur d’élections transparentes, opportunes et crédibles.

Et nous avons observé cette même soif de démocratie en dehors de l’Afrique. L’Indonésie, le Sri Lanka et le Panamá ont récemment tenu des élections ouvertes, bien organisées, qui ont amené de nouveaux dirigeants au pouvoir et renforcé les institutions démocratiques.

La difficulté dans les prochaines élections en Afrique sera de répondre à cette demande de démocratie et d’être à la hauteur des critères espérés et mérités par les Africains. Les pays où se dérouleront des élections présentent des différences importantes tant sur le plan de leur histoire que sur celui des circonstances, mais chacun d’eux a la possibilité d’améliorer son bilan démocratique et de promouvoir la croissance économique et le partage de la prospérité.
La Côte d’Ivoire peut définitivement classer l’élection difficile et violente de 2010 dans son passé et reprendre sa position de leader régional.

La Tanzanie se prépare à sa quatrième passation de pouvoir entre des présidents élus depuis son indépendance. En respectant la limitation à deux mandats fixée par la Constitution tanzanienne et en se retirant du pouvoir, le président Jakaya Kikwete crée une dynamique et une saine compétition parmi ses successeurs potentiels.

La Guinée émerge du fléau de la maladie à virus Ebola, mais ses citoyens exigent aussi un processus électoral permettant de faire entendre leurs voix.
Entre-temps, le gouvernement de transition du Burkina Faso s’efforce de consolider son engagement envers la démocratie par le biais d’élections transparentes et opportunes.
Les élections sont d’une importance capitale, mais qu’on ne s’y méprenne pas, les élections ne peuvent être le seul moment pour les citoyens de façonner leur avenir. Ceux-ci doivent pouvoir participer avec leur gouvernement et leurs concitoyens à des discussions et des débats politiques pas seulement le jour du scrutin, mais tous les jours.

Le respect de la limitation des mandats est tout aussi important. La modification des constitutions nationales par les dirigeants dans un intérêt personnel ou politique ne bénéficie à aucune démocratie. En outre, un candidat perdant doit à son pays d’accepter le résultat du scrutin et de jouer un rôle constructif dans la recherche et la mise en œuvre de solutions à des problèmes communs.

Une élection présidentielle libre, équitable et pacifique ne garantit pas le succès de la démocratie, mais elle constitue l’un des instruments les plus importants pour mesurer les progrès de toute nation en développement. Les pays qui vont bientôt organiser des élections ont la possibilité de consolider leur bilan démocratique et de permettre à un continent tout entier de se rapprocher de la réalisation des aspirations solides –et tout à fait légitimes – de ses populations de faire entendre leurs voix.

Les États-Unis demeurent engagés à apporter leur aide pour réaliser ces aspirations.

 Déclaration publiée le 6 octobre 2015

Vote du président de la transition:  » c’est une victoire pour la transition et le peuple burkinabè »

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Le président de la Transition Michel KAFANDO  a voté ce matin aux environs de 9h, au Bureau N°5 du lycée Bambata à Ouagadougou. Il estime que c’est un grand jour pour le Burkina Faso « Je viens d’accomplir mon devoir civique en exprimant mon vote, aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles. Il faut le dire franchement, c’est une victoire pour la transition qui avait son point d’honneur à organiser ces élections dans le cadre d’une année. Nous pensons que le processus est à son terme. C’est une victoire aussi pour le peule burkinabè » a affirmé le Michel KAFANDO.Michel KAF 1