Attentat du 3 août 2017: « cette agression terroriste vise à déstabiliser notre pays pour lui faire payer son audace d’avoir chassé Blaise Compaoré… et d’avoir, par la résistance populaire de 2015, brisé l’espoir de sa restauration » : Coordination des CCVC de Ouagadougou
Coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou.
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« Pour la deuxième fois en moins de deux ans, la capitale burkinabé subit l’attaque des terroristes ; la Coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou condamne cette barbarie avec la dernière énergie et apporte son soutien aux victimes ».
Dans la nuit du 13 au 14 août 2017, une attaque meurtrière terroriste a encore frappé Ouagadougou en plein cœur et pratiquement au même endroit ; en effet, la cible du drame cette fois-ci, le Café Aziz Istanbul, est située sur l’Avenue Kwamé N’Krumah à quelque 200 mètres du Café Capuccino, objet de l’attaque du 15 janvier 2016.
Cette deuxième attaque de la capitale burkinabé qui a fait 19 morts et de nombreux blessés, suivie aussitôt du cas du véhicule militaire en patrouille dans le Sahel, survient dans un contexte sous régional marqué par :
– des assauts meurtriers des terroristes au Niger ?, Côte d’Ivoire et au Mali qui subit depuis 2015 des frappes terroristes à répétition dont la dernière en date est celle du 18 juin 2017 ayant visé le campement de Kangaba situé à la sortie de Bamako.
– le déploiement d’une force africaine, basée au Mali, le G5 Sahel, composé du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso pour combattre le terrorisme dans la région du Sahel.
Au plan national, elle survient dans un contexte essentiellement marqué par :
– la montée de la tension sociale qui se traduit par des luttes multiformes des travailleurs, tous secteurs confondus (Santé, Finances, Hôtellerie, Sécurité, Transport etc.) et des diverses couches des populations (Houndé, Sapouy, Nagringo, Pabré, Karpala etc.).
– la campagne de la NAFA et des partisans pour la libération du Général de Gendarmerie Djibril Bassolé, impliqué dans le putsch du Général Diendéré;
– la croisade du CDP et de la CODER pour une réconciliation nationale sans jugement des crimes de sang et des crimes économiques du régime Compaoré et du putsch de septembre 2015 ;
– les fréquentes activités terroristes principalement au Sahel et celle toute récente du 12 juillet 2017 survenue dans la commune de Doumbala au nord-ouest du pays ;
– le lancement d’un mandat d’arrêt contre François Compaoré, petit frère de Blaise Compaoré tous deux en fuite à l’extérieur du pays;
Pour la Coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou, cette agression terroriste vise à déstabiliser notre pays pour lui faire payer son audace d’avoir chassé Blaise Compaoré du pouvoir par l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et d’avoir, par la résistance populaire au putsch du 16 septembre 2015, brisé l’espoir de sa restauration tentée par le Général Gilbert Diendéré.
En même temps que l’insurrection populaire mettait fin au règne de Blaise Compaoré, les terroristes, entretenus par ce régime, voyaient leurs intérêts volés en éclats. Qu’ils servent aujourd’hui à assouvir une vengeance déstabilisatrice n’est pas une vue de l’esprit.
Aussi convient-il, pour une recherche de solution efficace, se tourner véritablement vers la recherche des causes réelles du phénomène terroriste qui est loin d’être une fatalité. Pour sa part, la Coordination exhorte les autorités gouvernementales à :
- se pencher avec toute l’attention requise sur les problèmes sociaux des populations dans ce contexte de vie chère qui peut servir de terreau aux activités des terroristes ;
- se déterminer résolument sur la question de l’’impunité des crimes de sang et des crimes économiques sans faux fuyant, car ce passif ne peut être passé en perte et profit ; une hésitation sur cette épineuse question de la justice renforce nécessairement le camp de la déstabilisation et de ses alliés internes et externes ;
- dénoncer les politiques d’asservissement et d’exploitation des peuples menées par les puissances impérialistes dont la France et les Etats-Unis d’Amériques géniteurs du terrorisme international que nous subissons.
Le Burkina rend hommage au Président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo
La Nation burkinabè a rendu hommage au Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, ce jeudi 24 août 2017 à Ouagadougou. Le clou de l’hommage s’est déroulé au Palais des sports de Ouaga 2000 à 11H, avant que le cortège funèbre ne s’ébranle (à 15H) vers Ouahigouya, la ville natale de l’illustre disparu, en vue de l’inhumation ce 25 août 2017. Peu avant (10H), c’est le Parlement qui a fait ses adieux à celui qui l’a dirigé pendant 20 mois. La journée d’hommage a démarré dans la matinée au siège du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Des moments d’émotion ici en images.
Des images de l’hommage à l’Assemblée nationale


















