Projet de Développement Durable de Ouagadougou : signature d’une convention de 52 milliards FCFA entre le Burkina et l’AFD le 5 avril
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et Monsieur Rémy RIOUX, Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD) procéderont le mercredi 05 avril 2017 à la signature d’une convention de financement d’un montant global de quatre-vingt (80) millions d’euros soit environ cinquante-deux milliards cinq cent millions (52 500 000 000) de francs CFA.
Ce financement, accordé sous forme de prêt souverain à l’Etat burkinabé, servira à la mise en œuvre de la phase 2 du Projet de Développement Durable de Ouagadougou (PDDO 2).
La finalité du PDDO 2 est d’accompagner et d’intensifier un développement territorial équilibré de la commune de Ouagadougou en favorisant la mobilité et l’émergence de pôles de centralité secondaires, en cohérence avec le plan d’occupation des sols (POS) et le schéma de principe de circulation du centre-ville de Ouagadougou.
Le projet poursuit trois objectifs spécifiques :
- le désenclavement des quartiers périphériques et l’amélioration des conditions de vie des habitants par l’aménagement de voiries structurantes (bitumage et drainage) et par des investissements améliorant la mobilité dans la ville ;
- le développement de quartiers ayant vocation à devenir des centralités secondaires dans un effort de déconcentration de la ville ;
- le renforcement des capacités de la commune dans la mise en œuvre de sa politique d’aménagement.
Le processus ITIE du Burkina Faso en évaluation à partir du 1er avril 2017
Le Secrétariat International de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractive (ITIE) basé à Oslo en Norvège, procédera au cours de ce mois d’avril 2017, à l’évaluation des efforts du Burkina Faso en matière de mise en œuvre de l’ITIE et de respect des exigences de la Norme ITIE en vue de garantir la transparence dans son secteur extractif notamment le secteur minier. Depuis 2008, date de l’adhésion du Burkina Faso à cette initiative considérée comme une « Norme Internationale » de bonne gouvernance dans le secteur extractif, c’est la seconde fois que le Burkina Faso se soumet à un tel exercice d’évaluation appelé « validation », selon le vocable technique de l’ITIE.
Le premier exercice de « validation a été opéré en avril 2011et avait révélé que le Burkina Faso avait accompli des progrès significatifs sans pour autant atteindre la Conformité à l’ITIE.
Pour ce faire, la Candidature du Burkina Faso à l’ITIE avait été renouvelée pour une période de 18 mois. Pendant cette période de prolongation de la candidature du Burkina Faso à l’ITIE, des mesures correctives avaient été engagées pour permettre à notre pays de devenir en février 2013 un pays conforme à l’ITIE. Ces mesures avaient été arrêtées suite à une évaluation menée par le Secrétariat international de l’ITIE, sur la base de preuves apportées par le Burkina Faso et concernant la mise en œuvre d’actions concrètes visant à combler les insuffisances relevées au cours de l’exercice de validation effectué en avril 2011.
Le statut de « Pays Conforme » à l’ITIE signifiait que le pays concerné respectait entièrement les Exigences de bonne gouvernance prônée par l’ITIE dans le secteur des industries extractives.
La validation est un exercice d’homologation qui consiste à évaluer l’ensemble des efforts menés par les pays adhérant à l’ITIE, en matière de mise en œuvre et de respect des Exigences de la Norme ITIE. C’est un mécanisme d’évaluation indépendant et externe qui a pour but de dresser avec toutes les parties prenantes une évaluation objective du respect des Principes et Critères (Exigences) de l’ITIE.
Le rapport de validation doit également décrire les enseignements tirés ainsi que les préoccupations exprimées par les parties prenantes et les recommandations pour une meilleure mise en œuvre de l’ITIE à l’avenir.
Selon la formule arrêtée dans la Norme ITIE version 2016, la validation est successivement entreprise par le Secrétariat International de l’ITIE et par un validateur accrédité à cet effet.
Elle consistera à passer en revue l’ensemble des sept grands chapitres des exigences de transparence prônées par l’ITIE. A cet effet, le Secrétariat International de l’ITIE dépêchera au Burkina Faso des experts qui parcourront des contrées du pays en l’occurrence la capitale Ouagadougou, d’autres centres urbains ainsi que certaines zones minières pour s’imprégner du degré d’engagement aussi bien de l’Etat burkinabè, des sociétés minières que de la société civile dans le processus de mise en œuvre de l’ITIE dans notre pays tel que le recommande l’ITIE. Ces experts évalueront le niveau de connaissance des citoyens burkinabè vis-à-vis de l’ITIE et le degré d’implication de ces trois groupes d’acteurs (Etat, sociétés minières, société civile) dans les activités initiées et exécutées dans le cadre du plan d’action ITIE. Ils apprécieront également le niveau d’appropriation du mécanisme ITIE par l’ensemble des acteurs concernés.
Les experts du Secrétariat International de l’ITIE produiront un rapport provisoire de « validation » qui servira de base pour un autre exercice d’évaluation qu’effectuera au cours des mois à venir, un consultant international appelé « Validateur ».
Le Conseil d’administration de l’ITIE se basera sur les conclusions du rapport de validation de ce consultant, pour statuer sur le sort du Burkina Faso en matière de respect des Exigences de l’ITIE. A l’issue de cette validation, le Burkina Faso sera classé sur une échelle à quatre niveaux. Il sera identifié comme un pays ayant accompli :
- des progrès satisfaisants ;
- des progrès significatifs ;
- des progrès non significatifs ;
- aucun progrès.




















