JT de 19h du 08 mars 2017

0

JT de 13h du 08 mars 2017

0

JT de 20h du 07 mars 2017

0

JT de 19h du 07 mars 2017

0

Déclaration des syndicats de l’éducation sur les attaques terroristes au Sahel

0
La situation sécuritaire dans notre pays ne cesse d’être mise à rude épreuve dans la zone du Sahel qui a enregistré à nos jours une série d’attaques suscitant une grande inquiétude au sein des populations. En effet, après les multiples attaques des positions de nos forces de défenses et de sécurité, l’école de Petèga dans le Département de Diguel a reçu des visiteurs peu ordinaires le 25 janvier 2017 aux environs de 16h. Armés et cagoulés, ils ont proféré des menaces à l’endroit de l’enseignant qu’ils ont trouvé en lui enjoignant d’enseigner désormais en arabe ou de quitter le village. La visite du Ministre de l’éducation nationale le 30 Janvier 2017 n’a pas empêché que ces individus se signalent le 31 Janvier  dans les écoles des villages de Kouyé à 13km de Baraboulé et de Goundoumbou avec les mêmes injonctions. L’école de Lassa (Département de Baraboulé) sera à son tour visitée par ces individus le même jour. Arrivés aux environs de 17h sur des motos, ils transmettent leur ordre à l’endroit des collègues. En plus de l’enseignement du coran, ils exigent le port du voile aux  collègues dames. Dans la nuit du 27 Février 2017, ces individus qualifiés de djihadistes par les médias nationaux et internationaux ont encore frappé en pleine période de FESPACO. Tout laissait voir que cet évènement médiatisé dans le monde entier allait être exploité pour mettre à exécution les menaces ci-dessus évoquées. C’est donc sans véritable surprise que le Vendredi 03 Mars 2017 les menaces de ces hommes ont été mises à exécution par l’assassinat du camarade Salifou Badini, Directeur de l’Ecole Primaire de Kourfayel dans le Soum et d’un citoyen de ladite localité aux environs de 10 h dans l’enceinte de l’école. Les syndicats de l’éducation ci-dessus cités, regroupés au sein de la coordination nationale, condamnent cet acte ignoble avec la dernière énergie. Au-delà des vies humaines qui ont  été ôtées, de jeunes apprenants ont assisté à cette scène aux conséquences multiples. Assassiné sur le front de la guerre contre l’ignorance, le Camarade Salifou Badini reste une victime innocente tout comme les autres travailleurs dans la région du Sahel qui vivent en ce moment dans la psychose. Comment cela a bien pu arriver ? Cette question est légitime d’autant plus que nos plus hautes autorités étaient au courant des menaces proférées antérieurement dans les localités ciblées. Nous nous rappelons que le gouvernement avait, suite aux avertissements de ces hommes en armes, pris l’engagement de sécuriser les écoles et les personnels qui y travaillent. Mais rien ne fut fait. Notre pays est en train de perdre la bataille de l’éducation dans sa partie nord par la remise en cause du droit à l’éducation. A l’analyse, le gouvernement est responsable. Du ministre de la sécurité au ministre de la défense, personne n’a pris une quelconque disposition pour sécuriser la zone. Aussi, toujours attachés aux valeurs de patriotisme et de solidarité nationale, nos organisations syndicales interpellent le gouvernement à prendre les dispositions idoines pour préserver l’intégrité territoriale et assurer la sécurité de la zone afin de permettre à chaque burkinabè de vivre et travailler en toute quiétude. Nous déplorons également le fait que le Camarade Badini, ait été inhumé dans l’anonymat. Il mérite le statut de martyr et doit être traité comme tel. Le monde enseignant se sent offusqué par cette légèreté et ce manque de considération à l’égard du défunt. A son épouse et à sa famille, à toute la famille enseignante, aux élèves, aux parents d’élèves, la coordination nationale des syndicats de l’éducation présente ses sincères condoléances. Que la terre lui soit légère ! Vu la gravité de la situation, la coordination nationale des syndicats de l’éducation :
  • Interpelle le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer effectivement la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire ;
  • Affirme sa solidarité à l’endroit de toutes les victimes du terrorisme ;
  • Réaffirme sa solidarité à toutes les populations du Sahel ;
  • Rassure tous les travailleurs affligés de son soutien indéfectible tout en les invitant à la prudence.En aucun cas, les camarades qui ont dû quitter leur poste de travail dans ces circonstances pour préserver leur vie ne doivent être inquiétés sur le plan administratif.
Fait à Ouagadougou, le 06 Mars 2017 Ont signé : FESEB,   F-SYNTER, SATEB, SNEA-B, SNEP, SNESS, SPESS, SYNAPAGER, SYNATEB, SYNTAS, SYNAPEP, SYNAVS, MONEP, SYNATRAS  SYNATRENF   STAGE

COORDINATION NATIONALE DES SYNDICATS DE L’EDUCATION

FESEB, F-SYNTER, SATEB, SNEA-B, SNEP, SNESS, SPESS, SYNAPAGER, SYNATEB, SYNTAS, SYNAPEP, SYNAVS, MONEP, SYNATRAS, SYNATRENF, STAGE

 

Situation sécuritaire dans le Soum : les syndicats de l’enseignement du Soum suspendent les cours

0

Les syndicats de L’Education de la Province du SOUM

A

Monsieur le Haut – Commissaire de la Province du Soum, DJIBO

Objet : Situation sécuritaire dans les établissements d’enseignement publics et privés de la Province du Soum Monsieur le Haut-Commissaire, depuis Janvier 2015 la situation sécuritaire dans le Soum ne cesse de se dégrader. Pour preuve, nous notons les faits suivants :
  • Les attaques dans la ville même de Djibo ayant causé la mort d’un marabout
  • L’enlèvement du Docteur Eliot le 15 janvier 2016
  • L’attaque du commissariat de Koutougou en mai 2016
  • L’attaque des populations de Kéréboulé le 16 octobre 2016
  • L’attaque du camp militaire de Nassoumbou le 16 décembre 2016
  • Les menaces proférées contre les enseignants des écoles des zones de Diguel-Baraboulé-Nassoumbou en fin janvier 2017
  • L’assassinat d’un conseiller communal de Nassoumbou et son fils dans la zone de Titao en février 2017
  • Les récentes attaques des commissariats de Baraboulé-Tongomayel, la préfecture et la Mairie de Diguel le 28 février 2017
  • L’assassinat du Directeur de l’école de Kourfayel Salifou Badini le 03 mars 2017
Ce dernier fait a causé consternation et désolation au sein de la population. Les enseignants se sentant particulièrement visés ont déserté les écoles ; attitude du reste compréhensible. En rappel, Monsieur le Haut-Commissaire, lors de sa visite le 30 janvier 2017, le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation a laissé entendre qu’il y aurait un dispositif sécuritaire renforcé, que les enseignants et les écoles seront sécurisées. Il a exhorté les enseignants à rester dans leurs postes, et accomplir leur mission dans la sérénité, sans pour autant en face du danger jouer au héro. Au regard de la recrudescence de l’insécurité ces derniers jours, nous constatons que le dispositif dont a parlé le Ministre semble un échec ; pire nous nous sentons davantage exposés. Au vue de cette situation difficile, nos organisations syndicales exigent la sécurisation effective des établissements publics et privés (préscolaires-primaire-post primaire-secondaires) de la province afin de garantir le déroulement normal des activités pédagogiques. En attendant la prise en compte diligente de cette préoccupation, nos organisations rappellent que dans un tel climat d’inquiétude, il est impossible de mener à bien les activités pédagogiques. Dispenser le savoir exige de la quiétude. Par conséquent, les travailleurs du secteur de l’enseignement-de tous les ordres-de la Province observent une suspension de toutes les activités pédagogiques sur l’étendue du territoire provincial. Il revient à l’Autorité de prendre des mesures sécuritaires adéquates. Notamment :
  • La réouverture des commissariats de police de Tongomayel-Baraboulé, leur dotation en matériels de défense suffisants et l’augmentation des effectifs
  • La multiplication des patrouilles de jour comme de nuit dans la Province
  • La présence plus renforcée et visible des Forces Défense sur l’étendue du territoire provincial
Monsieur le Haut-Commissaire, nos organisations syndicales reconnaissent les efforts louables fournis par nos forces de défense et de sécurité pour protéger les populations malgré le sous équipement, les effectifs réduits et la complexité de la guerre asymétrique ; elles œuvrent de leur mieux. Nous saluons cela à sa juste valeur. Nous, représentants des organisations des travailleurs signataires de la présente déclaration, souhaitons et espérons une prompte réaction des Autorités en vue de la reprise effective des activités. Nos organisations restent ouvertes à toute concertation. Djibo, le 06 mars 2017 Ont signé pour les organisations syndicales : F-SYNTER SNEAB SNESS SYNATEB F-SYNAPEP SYNAVES

UNITE D’ACTION SYNDICALE DU SOUM

COORDINATION DES SYNDICATS DE L’ENSEIGNEMENT ET DE L’EDUCATION DE LA PROVINCE DU SOUM

F-SYNTER-SNEAB-SYNATEB-F-SYNAPEP-SYNAVS