Municipales 2016 : Place au vote ce dimanche 22 mai

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Ce dimanche du 22 mai 2016, les citoyens iront aux urnes pour élire les conseillers municipaux. Durant 2 semaines (du 7 mai au 20 mai 2016), les candidats à ces élections leur ont fait la cour. Et aujourd’hui, la balle est dans le camp des 5 539 384 électeurs inscrits sur la liste électorale. C’est à eux de prendre la parole pour désigner les 19 624 conseillers municipaux du Burkina Faso, à l’exclusion de ceux des 3 communes (sur 368) qui ont été mis hors jeu par la Commission Electorale Nationale Electorale (CENI): Béguédo, Bouroum-Bouroum et Zogoré. 85 structures sont en compétition pour ce scrutin. Il s’agit de 72 Partis politiques, 1 Formation politique et 12 Regroupements d’indépendants. Ces acteurs proposent aux 5 539 384 électeurs inscrits sur la liste électorale 156 693 candidats (98 926 hommes, 63,13% et 57 767 femmes, 36,86%). Sont en jeu 19 624 sièges à pourvoir dans 9 299 circonscriptions électorales réparties dans 368 communes.

Municipales du 22 mai : Béguédo, Bouroum-Bouroum et Zogoré ne voteront pas

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La campagne électorale s’est déroulée dans un environnement globalement apaisé dans la plupart des 368 Communes, avec quelques éclats sans gravité majeure ça et là. Il y a lieu cependant de constater qu’en marge de cette campagne électorale, et dans 3 Communes rurales (soit moins de 1% des Communes) des individus mal intentionnés, ont choisi d’attaquer les structures des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Ainsi à Zogoré dans la Région du Nord, toutes les initiatives de la CENI pour la mise en exécution de la décision du Conseil d’Etat en vue de l’arrêt définitif des partis en compétition sont restées sans suite. Les violences ont mis notre démembrement local en fuite, le bulletin unique de cette circonscription électorale n’a pu être édité ; d’où l’impossibilité de tenir le scrutin à la date du 22 mai 2016. Le jeudi 12 mai 2016, le siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante de Béguédo dans la région du Centre-Est a été vandalisé et saccagé par des manifestants. Une semaine plus tard, soit le  jeudi 19 mai 2016, le siège de la Commission électorale communale indépendante de Bouroum-Bouroum dans la région du sud-ouest a été la cible d’un incendie dont les auteurs restent jusqu’à ce jour inconnus. Face à cette avalanche d’actes d’agressions perpétrés tant sur le personnel électoral que sur le matériel électoral, la CENI a demandé aux services de sécurité d’évaluer la situation sécuritaire dans ces localités  afin de la situer sur la possibilité ou non d’y organiser les élections municipales, dans les conditions requises de sécurité et de transparence. La lettre rendant compte de cette évaluation transmise à la CENI par les services de sécurité est  sans équivoque. Elle confirme que la situation est toujours précaire dans ces communes ; elle pourrait à tout moment se dégrader, notamment au cours de l’administration du scrutin du 22 mai 2016 ou lors de la gestion des résultats. D’autres informations émanant de nos démembrements, des autorités déconcentrées et des points focaux de monitoring de violence de nos partenaires, nous ont confirmé exactement les conclusions auxquelles ont abouti les services de securité. La CENI, déplore l’échec de ses initiatives multiples, déployées en direction de toutes les composantes, pour les convaincre de la nécessité de s’accorder afin de donner une chance au processus électoral de se dérouler dans un climat apaisé, permettant aux électeurs d’accomplir leur devoir civique en toute liberté et responsabilité. Au cours de l’assemblée plénière de ses membres, tenue ce samedi 21 mai 2016, elle a fait le constat que, dans le ressort territorial des Communes, de Béguédo et de Bouroum-Bouroum ses démembrements sont prêts tant en ce qui concerne le matériel que le personnel, pour l’administration scrutin du 22 mai 2016 ; mais elle a également fait le constat, au regard de la situation sécuritaire, de l’impossibilité de déployer dans la sérénité, ce dispositif électoral disponible. La CENI déplore cette situation indépendante de sa volonté et réaffirme son attachement à la paix sociale, aux valeurs républicaines et aux principes démocratiques, si chers au peuple Burkinabè. Elle appelle à nouveau les acteurs concernés, à savoir, le Gouvernement, les Partis Politiques, les Organisations de la Société Civile et les populations de ces localités, à la recherche urgente des solutions idoines, à même de favoriser ultérieurement l’organisation d’élections libres, transparentes et apaisées dans ces Communes. Ouagadougou, le 21 mai 2016 Le Président   Me Barthelemy KERE Grand Officier de l’Ordre National  

JT de 20 du 21 mai 2016

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Ministère de l’économie, des finances et du développement : Madame le Ministre Délégué rencontre les responsables syndicaux

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Dans une dynamique de dialogue et d’un climat apaisé au sein du ministère de l’économie, des finances et du développement, Madame le Ministre Délégué chargé du Budget a rencontré le 20 mai 2016, à la demande de Madame le Ministre de l’économie, des finances et du développement en mission, les responsables du Syndicat Autonome des Agents du Trésor du Burkina (SATB). A la suite de cette première rencontre, le Secrétaire Général du ministère a échangé l’après-midi avec les représentants du Syndicat National des Agents des Finances (SYNAFI). L’objectif de ces concertations avec les partenaires sociaux a été de lever les incompréhensions et rassurer les agents à travers leurs responsables syndicaux de la non mise en cause de leurs acquis. Avec les responsables du Syndicat Autonome des Agents du Trésor du Burkina (SATB), Madame le Ministre Délégué chargé du Budget a échangé sur des informations relayées à travers les réseaux sociaux et qui portent sur une prétendue mise en cause des acquis des agents du ministère de l’économie, des finances et du développement. Dans un souci d’apaiser le climat social, le message fort partagé avec ces partenaires sociaux a été de réaffirmer la disponibilité au dialogue des premières autorités du département et inviter les agents au calme et à la sérénité en attendant le retour de mission de Madame le Ministre. En outre, le Ministre Délégué a indiqué que dans les prochains jours, les agents constateront un début de solution à l’ensemble de leurs préoccupations. L’après-midi, les séances de concertation se sont poursuivies par la rencontre avec les responsables du SYNAFI dirigée par le Secrétaire Général. Il convient de préciser qu’avec le SYNAFI, il s’agit de la deuxième rencontre du genre au cours de ce mois de mai 2016. Avec ce syndicat, les échanges ont porté sur l’épineuse question de manque de locaux et les acquis des agents. Concernant la question de locaux, Monsieur le Secrétaire Général a informé les représentants du SYNAFI que la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a déjà entamé son déménagement pour rejoindre son siège à Ouaga 2000. Une fois ce déménagement terminé, le bâtiment libéré va accueillir les agents du bâtiment R+4 dont les travaux de remise en l’état pourront démarrer. A propos enfin de la question des acquis et dans le but de lever les incompréhensions, Monsieur le Secrétaire Général a souligné que dans l’entretien accordé au journal l’Evénement, MINEFID ne remet nullement en cause les acquis des agents. DCPM / MINEFID

jt de 13h15 du 21 Mai 2016

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Dossiers en Justice : le MBDHP demande un traitement diligent et impartial, après une visite à la MACA

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Le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) a rendu visite aux détenus de la la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA) le 4 mai 2016 ainsi qu’au Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou le 11 mai 2016.  A travers le communiqué ci-après, le MBDHP fait le point de ces rencontres. Il réitère « un traitement diligent et impartial » de tous les dossiers en cours devant les juridictions burkinabè, un procès juste et équitable, « l’humanisation des conditions de détention » et la mise à la disposition de la Justice, de moyens indispensables à l’accomplissement de sa mission. Le 11 mai 2016, une délégation du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) a rencontré le Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou, à l’effet de lui faire le point d’une visite que le Mouvement a effectué à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), le 04 mai 2016. I. De la visite à la MACA Intervenant après celle du 18 novembre 2015, elle visait à s’imprégner de l’évolution des conditions des prisonniers qui y sont détenus, au regard d’éléments nouveaux ayant marqué la situation nationale. En effet, à l’affaire du coup d’Etat du 17 septembre 2015 et de ses suites immédiates reprochées à bien de pensionnaires de la MACA, se sont ajoutées celle de l’attaque de la poudrière de Yimdi, ainsi que l’affaire dite de tentative d’évasion, qui ont donné lieu à de nouvelles poursuites. De même, à maintes reprises, la sécurité des pensionnaires de la MACA a fait l’objet de nombreuses rumeurs et supputations. Aussi, cette visite a été l’occasion pour le MBDHP de s’entretenir avec les autorités pénitentiaires et les détenus, en vue de recueillir leurs préoccupations. Ainsi, la délégation a constaté et positivement apprécié les efforts déployés par l’administration pénitentiaire, et reconnus par les détenus eux-mêmes, en vue de leur assurer des conditions de détention acceptables et sécurisées. Toutefois, des préoccupations, aussi bien d’ordre général que particulier, ont été soulevées par les détenus, dont entre autres le souhait d’un traitement diligent et impartial des procédures en cours devant la justice, le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense. De même, il a été question du sort de biens matériels de certains d’entre eux, emportés lors de la récupération ou d’attaques des locaux d’habitation qu’ils occupaient, de soucis de santé et de retenues de l’intégralité de la solde de certains inculpés. II. De la rencontre avec le Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou Elle a permis à la délégation du MBDHP de faire part au Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de ses observations, ainsi que des préoccupations soulevées par les détenus lors de la visite à la MACA. A cette circonstance, le Doyen des juges d’instruction a promis de veiller à la résolution des préoccupations relevant de sa compétence et de transmettre les autres éléments de préoccupation à qui de droit. Au regard de ce qui précède, le MBDHP renouvelle ses remerciements au Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou et au personnel pénitentiaire de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites. En tout état de cause, le MBDHP réitère la nécessité   :
  • d’un traitement diligent et impartial des procédures en cours devant le Tribunal militaire et l’ensemble des autres juridictions du Burkina ;
  • du respect du droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables ;
  • de l’humanisation des conditions de détention dans les différents établissements pénitentiaires du Burkina ;
  • de la mise à la disposition de la justice, de moyens humains et matériels indispensables à l’accomplissement de ses missions ;
  • de bien mener les différentes procédures en cours jusqu’à leur terme, en vue de la manifestation de la vérité.
Ouagadougou, le 20 mai 2016 Le Comité exécutif national