Ministère de l’économie, des finances et du développement : Madame le Ministre Délégué rencontre les responsables syndicaux
Dans une dynamique de dialogue et d’un climat apaisé au sein du ministère de l’économie, des finances et du développement, Madame le Ministre Délégué chargé du Budget a rencontré le 20 mai 2016, à la demande de Madame le Ministre de l’économie, des finances et du développement en mission, les responsables du Syndicat Autonome des Agents du Trésor du Burkina (SATB). A la suite de cette première rencontre, le Secrétaire Général du ministère a échangé l’après-midi avec les représentants du Syndicat National des Agents des Finances (SYNAFI). L’objectif de ces concertations avec les partenaires sociaux a été de lever les incompréhensions et rassurer les agents à travers leurs responsables syndicaux de la non mise en cause de leurs acquis.
Avec les responsables du Syndicat Autonome des Agents du Trésor du Burkina (SATB), Madame le Ministre Délégué chargé du Budget a échangé sur des informations relayées à travers les réseaux sociaux et qui portent sur une prétendue mise en cause des acquis des agents du ministère de l’économie, des finances et du développement. Dans un souci d’apaiser le climat social, le message fort partagé avec ces partenaires sociaux a été de réaffirmer la disponibilité au dialogue des premières autorités du département et inviter les agents au calme et à la sérénité en attendant le retour de mission de Madame le Ministre. En outre, le Ministre Délégué a indiqué que dans les prochains jours, les agents constateront un début de solution à l’ensemble de leurs préoccupations.
L’après-midi, les séances de concertation se sont poursuivies par la rencontre avec les responsables du SYNAFI dirigée par le Secrétaire Général. Il convient de préciser qu’avec le SYNAFI, il s’agit de la deuxième rencontre du genre au cours de ce mois de mai 2016. Avec ce syndicat, les échanges ont porté sur l’épineuse question de manque de locaux et les acquis des agents.
Concernant la question de locaux, Monsieur le Secrétaire Général a informé les représentants du SYNAFI que la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a déjà entamé son déménagement pour rejoindre son siège à Ouaga 2000. Une fois ce déménagement terminé, le bâtiment libéré va accueillir les agents du bâtiment R+4 dont les travaux de remise en l’état pourront démarrer. A propos enfin de la question des acquis et dans le but de lever les incompréhensions, Monsieur le Secrétaire Général a souligné que dans l’entretien accordé au journal l’Evénement, MINEFID ne remet nullement en cause les acquis des agents.
DCPM / MINEFID
Dossiers en Justice : le MBDHP demande un traitement diligent et impartial, après une visite à la MACA
Le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) a rendu visite aux détenus de la la Maison d’Arrêt et de Correction des Armées (MACA) le 4 mai 2016 ainsi qu’au Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou le 11 mai 2016. A travers le communiqué ci-après, le MBDHP fait le point de ces rencontres. Il réitère « un traitement diligent et impartial » de tous les dossiers en cours devant les juridictions burkinabè, un procès juste et équitable, « l’humanisation des conditions de détention » et la mise à la disposition de la Justice, de moyens indispensables à l’accomplissement de sa mission.
Le 11 mai 2016, une délégation du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) a rencontré le Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou, à l’effet de lui faire le point d’une visite que le Mouvement a effectué à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), le 04 mai 2016.
I. De la visite à la MACA
Intervenant après celle du 18 novembre 2015, elle visait à s’imprégner de l’évolution des conditions des prisonniers qui y sont détenus, au regard d’éléments nouveaux ayant marqué la situation nationale.
En effet, à l’affaire du coup d’Etat du 17 septembre 2015 et de ses suites immédiates reprochées à bien de pensionnaires de la MACA, se sont ajoutées celle de l’attaque de la poudrière de Yimdi, ainsi que l’affaire dite de tentative d’évasion, qui ont donné lieu à de nouvelles poursuites.
De même, à maintes reprises, la sécurité des pensionnaires de la MACA a fait l’objet de nombreuses rumeurs et supputations.
Aussi, cette visite a été l’occasion pour le MBDHP de s’entretenir avec les autorités pénitentiaires et les détenus, en vue de recueillir leurs préoccupations.
Ainsi, la délégation a constaté et positivement apprécié les efforts déployés par l’administration pénitentiaire, et reconnus par les détenus eux-mêmes, en vue de leur assurer des conditions de détention acceptables et sécurisées.
Toutefois, des préoccupations, aussi bien d’ordre général que particulier, ont été soulevées par les détenus, dont entre autres le souhait d’un traitement diligent et impartial des procédures en cours devant la justice, le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense.
De même, il a été question du sort de biens matériels de certains d’entre eux, emportés lors de la récupération ou d’attaques des locaux d’habitation qu’ils occupaient, de soucis de santé et de retenues de l’intégralité de la solde de certains inculpés.
II. De la rencontre avec le Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou
Elle a permis à la délégation du MBDHP de faire part au Doyen des juges d’instruction du Tribunal militaire de ses observations, ainsi que des préoccupations soulevées par les détenus lors de la visite à la MACA.
A cette circonstance, le Doyen des juges d’instruction a promis de veiller à la résolution des préoccupations relevant de sa compétence et de transmettre les autres éléments de préoccupation à qui de droit.
Au regard de ce qui précède, le MBDHP renouvelle ses remerciements au Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou et au personnel pénitentiaire de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites.
En tout état de cause, le MBDHP réitère la nécessité :
- d’un traitement diligent et impartial des procédures en cours devant le Tribunal militaire et l’ensemble des autres juridictions du Burkina ;
- du respect du droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables ;
- de l’humanisation des conditions de détention dans les différents établissements pénitentiaires du Burkina ;
- de la mise à la disposition de la justice, de moyens humains et matériels indispensables à l’accomplissement de ses missions ;
- de bien mener les différentes procédures en cours jusqu’à leur terme, en vue de la manifestation de la vérité.
Municipales du 22 mai : bilan de la campagne de l’opposition
A la fin de la campagne électorale comptant pour les municipales du 22 Mai 2016, l’Opposition politique burkinabè tient à faire le point à ses militants et sympathisants ainsi qu’à l’ensemble des citoyens.
L’Opposition politique se félicite du fait que ses militants aient mené la campagne dans le respect de la loi, dans la courtoisie et dans un esprit de paix. Aucun acte de nature à remettre en cause la paix sociale n’a été posé par les partis membres de l’Opposition. Aucune parole de nature à diviser le peuple burkinabè n’a été proférée par les responsables des partis d’opposition.
A l’inverse, l’Opposition politique note avec déception que d’autres partis politiques, notamment le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), ont battu la campagne dans un esprit belliqueux. Le Président par intérim de ce parti a, de manière arrogante, confondu l’Etat à son MPP lors d’un meeting à Koudougou le 10 Mai 2016. Il a tenu ces propos rapportés par L’Observateur Paalga: « Si on veut de l’eau, des écoles, des routes, il faut négocier avec le MPP. Donc si vous donnez vos votes à ces partis (d’opposition), vous vous compliquez la tâche. »
Cette autre manière de dire que « voter l’opposition c’est voter du vent » est une insulte au peuple burkinabè et à la démocratie. Faut-il le rappeler, dans l’histoire politique du Burkina Faso, beaucoup de maires opposants ont servi leurs communes avec honneur, intégrité et fidélité. Beaucoup de maires issus de l’Opposition ont fait nettement mieux que ceux du pouvoir.
En plus de ces propos irresponsables de Salif DIALLO, il faut noter que le MPP a commis une série de violences physiques lors de la campagne. C’était le cas à Zogoré où, dans le but de forcer les populations à accepter le dépôt de sa liste hors délai, le MPP a eu recours à la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) pour réprimer la contestation du 28 Avril 2016.
C’était également le cas à Béguédo où le siège de la CECI a été incendié le 12 Mai dernier suite à une grogne des militants du MPP et du NTD (parti de la mouvance). Le même jour, un groupe de militants du MPP a fait irruption au siège de la NAFA dans l’arrondissement 7 de Ouagadougou. Ledit groupe a agressé des militants de la NAFA et saccagé les locaux de ce parti.
Les choses ne se sont pas arrêtées là. Tout dernièrement, le 18 Mai à 3 heures du matin, encore des militants du MPP ont incendié le siège de la CECI de Bouroum-Bouroum. Dans cette commune, seule l’UPC présente des candidats, le MPP n’ayant pas pu déposer sa liste à temps.
L’Opposition a par ailleurs été informée par ses démembrements de l’utilisation de biens appartenant à l’Etat dans la campagne électorale, de récupérations de cartes d’électeurs, de menaces et d’intimidations de la part d’autres partis.
L’Opposition politique condamne fermement toutes ces mauvaises conduites observées lors de la campagne électorale et prend à témoin l’opinion publique.
Elle appelle les citoyens burkinabè à voter le 22 Mai prochain pour des femmes et des hommes intègres et capables de développer leurs communes. Par les urnes, les Burkinabè ont la possibilité de sanctionner les adeptes de la violence et le régime actuel qui hésite et tâtonne.
L’Opposition encourage ses militants et sympathisants à toujours préserver la paix sociale et à imprimer l’humilité et le fair-play dans leur conduite jusqu’à la fin du processus électoral. Elle interpelle la CENI sur la nécessité d’assurer la sécurité des électeurs lors du vote dans les localités où les troubles ont été observées.
Bonne fin de campagne électorale à toutes et tous !
Que Dieu veille sur le Burkina Faso !
Ouagadougou, le 19 Mai 2016
Le Chef de File de l’Opposition Politique
Zéphirin DIABRE



















