Déclaration portant sur les principales conclusions du cadre de concertation tripartite sur les produits de grande consommation

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© Ph. SIG
A l’issue de la rencontre de ce jour 26 avril 2016 du cadre de concertation tripartite sur les produits de grande consommation, il est ressorti les conclusions suivantes : 1) Pour ce qui concerne les céréales :
  • Il a été retenu que la SONAGESS vende le maïs et le sorgho à 6000 F CFA le sac de 50kg dans ses boutiques témoins.
  • Sur la place du marché, et pendant toute la période de soudure allant de mai à aout, le prix du maïs et du sorgho blanc ne doit pas excéder 15 500 le sac de 100kg.
  • Quant au petit mil, le prix ne doit pas excéder 19 000 F CFA le sac de 100 kg.
2) En matière de ciment, une baisse des prix est envisagée dans les jours à venir à travers une décision de l’association des cimenteries. 3) Pour les fers à béton et les tôles toutes catégories des efforts seront faits pour une réduction des prix par les acteurs du secteur. 4) Les prix des huiles alimentaires localement produites seront stabilisés avec l’avènement de la plateforme SYLVIE. 5) S’agissant du lait le cadre de concertation a réclamé la structure des prix pour juger de la possibilité d’actions futures. 6) Il est retenu pour le  riz  25% brisure, le prix de 16 000 F CFA au consommateur final. 7) Le prix du savon est réduit à 250 F CFA pour le savon CITEC N°1 et 350 F CFA pour le N°2. 8) Quant au sucre, malgré la fin de la vente promotionnelle en avril 2016 par SOSUCO, les prix de 600 F CFA pour le kg de sucre granulé et 750 FCA pour le morceau ne subiront pas de variation.

19ème Journée nationale du paysan (JNP) 2016

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Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est, accueille du 28 au 30 avril 2016, la 19e Journée nationale du paysan. Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, et son Gouvernement s’entretiendront avec mille (1000) producteurs venus des quarante-cinq (45) provinces du pays autour des préoccupations du monde rural. La 19e Journée nationale du Paysan est placée sous le thème : «Agriculture et lutte contre le chômage : développer et soutenir l’entreprenariat agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes». La création d’emploi dans le secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique représente un enjeu majeur pour la réduction de la pauvreté, la baisse du chômage et la préservation de la cohésion et la paix sociale au Burkina Faso. En effet, le diagnostic du secteur rural relève par ailleurs la faible productivité, la faible valorisation des produits, la faible capacité d’investissement, et un savoir-faire basé sur des technologies rudimentaires. Au regard de l’importance de la contribution du secteur rural au développement socio-économique du pays, le gouvernement a élaboré et mis en œuvre des politiques et stratégies (SDR, PN-AEPA, PAPISE, PNDEL, PIF, PNSR, SCADD) visant à créer les bases d’une croissance accélérée, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations. La mise en œuvre des différentes politiques et stratégies a enregistré certes des résultats satisfaisants mais beaucoup reste à faire pour atteindre les niveaux de performance souhaités dans le secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique. Vu la jeunesse de la population burkinabè et le rôle de l’agriculture (80% de la population et 40% du PIB), une politique innovante de création d’emplois agricoles s’avère impérieuse. Cette politique doit faire partie intégrante des piliers de la stratégie du développement de l’entreprenariat agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique. C’est pourquoi, dans un contexte général marqué par l’arrivée à échéance des différents documents d’orientation stratégique du secteur rural (PNSR et SCADD) et la persistance du phénomène de pauvreté et de chômage des jeunes et des femmes, la Journée nationale du paysan (JNP) offre un cadre de rencontre et d’échanges qui permettra aux différents acteurs du monde rural de réfléchir sur les opportunités d’emplois qu’offre le secteur rural. Le choix du thème «Agriculture et lutte contre le chômage : développer et soutenir l’entrepreneuriat agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes » s’inscrit dans ce cadre et vise à  susciter l’esprit entrepreneurial, à  favoriser la concertation sur les différentes mesures et actions à mener, à faciliter  la prise d’engagements et à formuler des recommandations à l’adresse de l’Etat et ses démembrements, afin que le secteur puisse efficacement contribuer à la mise en œuvre des référentiels en cours d’élaboration notamment le Plan national de développement économique et social (PNDES). L’employabilité des jeunes et des femmes constituera le sujet central des réflexions qui se mèneront à Tenkodogo. Selon les données de l’Enquête permanente agricole (EPA 2009/2010), parmi les bénéficiaires des programmes publics agricoles, on a seulement 27% de jeunes de 16 à 35 ans et 31,5% de femmes. En outre, les montants des financements accordés au secteur rural ne permettent pas aux bénéficiaires d’améliorer de façon considérable et durable leur bien-être. Pourtant, le rapport de la Banque mondiale sur l’emploi et le développement des compétences (Banque mondiale, 2012.) insiste sur la nécessité d’aider la population burkinabè à sortir de l’agriculture de subsistance afin de libérer de la main d’œuvre pour le secteur industriel. Depuis quelques années, le Burkina Faso a entamé un processus de professionnalisation et de modernisation de son secteur agricole. Selon les résultats du Recensement général de l’agriculture (RGA), on a dénombré au cours de l’année 2007 un effectif total de 576 exploitations modernes essentiellement concentrées dans les régions du Centre avec 31% des exploitations et dans la région de la Boucle du Mouhoun avec 26%. Ce début de professionnalisation et de modernisation aurait pu profiter aux femmes et aux jeunes du pays si certaines contraintes avaient été levées. Il s’agit de contraintes d’ordre institutionnel (l’absence d’une vision commune axée sur la promotion de l’entrepreneuriat agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique) et financier (faible accompagnement de structures de crédits) et socio-culturel (absence de l’esprit entrepreneurial). Les participants à la 19e JNP mettront un point d’honneur à formuler des recommandations et à prendre des engagements en vue de lever les différentes entraves à l’entreprenariat agricole des jeunes. La rencontre de Tenkodogo sera également l’occasion pour les acteurs du développement rural de procéder au bilan des engagements pris l’année dernière à la 18e JNP tenue à Dédougou. La 19e édition, la première de notre nouvelle ère démocratique, marque également la prise en main de l’organisation de l’évènement par les organisations paysannes. Une réaffirmation de la place centrale des producteurs non seulement dans cette manifestation, mais également dans le développement économique du pays. La JNP, organisée pour la première fois à Léo le 28 décembre 1993, a parcouru du chemin et se veut aujourd’hui une halte d’introspection et d’évaluation des politiques publiques agricoles. Le Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques

JT de 20h du 26 avril 2016

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