Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a l’honneur de rappeler aux partis politiques que la loi n°010-2009/AN du 16 avril 2009, portant fixation de quotas genre aux élections législatives et aux élections municipales au Burkina Faso dispose en son article 4 alinéa 1 qu’au dépôt de la liste de candidatures tout parti et regroupement de partis politiques doit fournir des informations écrites sur le respect du quota prévu à l’article 3 de ladite loi, à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ou à ses démembrements.
La réforme du Code électoral ayant admis les candidatures indépendantes, il va sans dire que les regroupements d’indépendants faisant acte de candidature sont également soumis à cette obligation.
Le respect de cette obligation permet à la CENI de se conformer aux prescriptions des alinéas 2 et 3 dudit article qui précisent que « Dans les sept (7) jours suivant la clôture du dépôt des listes, la CENI dresse un rapport détaillé faisant le point sur le respect par les partis et regroupements de partis politiques des dispositions relatives au quota.
Une copie de ce rapport est communiqué au Ministre en charge des libertés publiques ».
Le Président de la CENI invite les partis politiques et les regroupements d’indépendants en compétition pour les élections municipales du 22 mai 2016, à bien vouloir fournir dans les meilleurs délais, lesdites informations aux CECI et CEIA où ils font acte de candidature, l’intérêt de cette diligence étant de permettre aux autorités compétentes, de définir la clé de répartition du financement public pour les campagnes électorales.
Le Président de la CENI sait compter sur la diligence des partis politiques et des regroupements d’indépendants pour lui permettre d’élaborer le rapport prévu par la Loi et dû au Ministre en charge des libertés publiques.
Le Marché des arts de la Semaine Nationale de la Culture a ouvert ses portes ce 27 mars 2016 à Bobo-Dioulasso. Cet espace, situé dans l’enceinte de la maison de la culture Anselme Titiama SANOU, accueille des amateurs et professionnels des arts et de la culture. Il permettra à 55 artistes de mener des rencontres d’échanges, dans l’optique de tisser des relations d’affaires et de signatures de contrats pendant une semaine.
« Ils vont sillonner les différents plateaux, les plateaux in à la maison de la culture et les plateaux off partout. Chacun en fonction de son centre d’intérêt pourrait nouer des relations avec une troupe, un orchestre, un ensemble musical ou avec des artistes plasticiens », explique Prosper TIENDREBEOGO, le président de la commission Marché des arts de la 18e SNC.
Ce sont 55 artistes qui feront le marché. Il s’agit de producteurs, des managers, des créateurs d’évènementiels et des distributeurs.
« Notre volonté c’est améliorer et consolider cette organisation afin que le secteur non étatique de culture puisse apporter une contribution plus significative aux enjeux du développement », soutient Vincent KOALA président de la Confédération nationale de la culture.
Vincent KOALA président de la Confédération nationale de la culture
Le mausolée du grand guerrier Tiéfo AMORO à Noumoundara (20 km de Bobo) souffre de visibilité. Ce patrimoine culturel qui renferme un important trésor national cherche désespérément des visiteurs. Visite du mausolée en compagnie de Tahirou BARRY, Ministre en charge du Tourisme.
Un tambour fait de peau humaine, un couteau coupe-tête, juste en haut, la lance de Tiéfo AMORO, des objets qui datent du 19e siècle, trône dans le mausolée dans un mausolée.
Nous sommes à Noumoundara, le village du 11e chef, le redoutable guerrier, Tiefo AMORO, l’une des grandes figures de l’ethnie Tiefo. Une ethnie de plus en plus minoritaire et une langue qui tend de plus en plus à disparaitre et avec elle tout le patrimoine culturel qui l’entoure.
« Nous devons faire en sorte que l’histoire du Burkina soit connue et les que les Burkinabè découvrent leur histoire » a laissé entendre» le ministre de la Culture Tahirou BARRY.
A en croire Félix Badiory OUATTARA guide du mausolée, Tiéfo AMORO est l’un des grands guerriers qui a combattu Tiéba TRAORE, Babemba TRAORE, et la fameuse bataille de Samouri TOURE bien connue en Afrique.
C’est lors de la bataille de Noumoundara en 1897 au cours de laquelle TIEFO a été trahit par son épouse qu’il a été tué par son bras droit préférant mourir que d’être vaincu.
Pour lui, le hic est que ce patrimoine culturel construit en 2006 est peu connu et les visiteurs se font toujours attendre. Il souhaite au moins qu’une plaque soit plantée pour indiquer le mausolée qui du reste est située à 20 km de Bobo. Noumoundara signifie le village de forgerons