Une cinquantaine de poussins se trouve dans chacun de ces cartons
Près de dix mille poussins en provenance de la Côte d’Ivoire et interdits à l’importation ont été saisis par le service provincial en charge des ressources animales du Poni. La cargaison a été présentée ce mardi 28 mars 2017 à la presse.
Les poussins saisis en provenance de la Côte d’Ivoire avaient pour destination Ouagadougou. Informé, depuis Kampti à la frontière, de la situation, le service provincial en charge des ressources animales du Poni a mis donc son réseau en alerte. Et c’est dans un garage à Gaoua que le camion qui transportait la cargaison a livré son contenu ce mardi 28 mars 2017 au petit matin.
Le Directeur régional des ressources animales et halieutiques du Sud-ouest, Docteur Pascal Traoré
« Nous avons reçu des poussins venant de la Côte d’Ivoire au nombre de 9 550. Il n’y a aucun document normal qui les accompagne. Les documents que nous avons eus chez le fournisseur sont des faux papiers. Du moment où l’importation de la volaille est formellement interdite, ça allait m’étonner qu’il ait une autorisation pour exercer ce métier « , a indiqué le premier responsable régional de l’élevage du Sud-ouest, Docteur Pascal Traoré.
Quant à l’importateur Ben Idriss Traoré, il soutient ne pas être au courant de la mesure d’interdiction. « Voyez-vous, j’ai déposé mes poussins à quelques mètres du service de l’élevage. Si je voulais me cacher, ce n’est pas à cet endroit que je viendrai« , se défend-il.
Les poussins ont été étouffés dans un sachet plastique avant d’être incinérés. Toutes les dépenses y relatives sont prises en charge par le fournisseur qui, du reste, est passible de poursuite judiciaire.
La cargaison de poussins saisis
Cette saisie intervient en pleine campagne de sensibilisation sur la grippe aviaire dans la région du Sud-ouest. Depuis 2015, l’importation de la volaille et de ses dérivés est formellement interdite au Burkina. Cette mesure vise à circonscrire la propagation d’éventuels foyers de grippe aviaire qui sévit au pays voisin, la Côte d’Ivoire.
Théodore ZoubgaRTB2 Sud-ouest
Un accident de la circulation s’est produit ce mercredi 29 mars 2017 à Lantao, village de la commune de Gaoua, situé à une vingtaine de km du chef-lieu de la région du Sud-ouest. Le bilan fait état de trois morts et une vingtaine de blessés. L’éclatement de roue d’un véhicule en provenance de la Côte d’Ivoire serait à l’origine du drame.L’ambulance effectuant l’un de ses 4 voyages du CHR de Gaoua au lieu de l’accident
Trois morts, 21 blessés dont trois dans un état grave et trois enfants inconscients, c’est le bilan de l’accident de la circulation qui s’est produit à Lantao dans l’après-midi du 29 mars 2017 sur l’axe Gaoua-Diébougou.Tous ont été évacués au centre hospitalier régional de Gaoua, où les blessés reçoivent des soins. Dans ce centre médical, un blessé a succombé à ses blessures. Ce qui augmente le chiffre des décès à trois avec les deux corps sans vie enregistrés sur le lieu de l’accident.
L’éclatement de la roue arrière droit du véhicule serait à l’origine de l’accident. « A un moment donné nous avons entendu une roue éclatée. Le chauffeur s’est débattu pour stopper le véhicule mais peine perdue. Il a roulé plusieurs fois avant de s’arrêter. Le car n’était pas surchargé, il y avait toujours de places vides », témoigne Karim Roamba, un passager portant des traces de sang sur ses vêtements.
« Quand la roue du véhicule a éclaté, nous avons vite compris que la situation est devenue grave », Karim Roamba, victime
Le mini car de 25 places méconnaissable a trainé sur une distance de 73 mètres, selon le constat de la Police, avant de finir sa course sur le bas-côté de la route.
Le véhicule a quitté la ville de Sassandra en Côte d’Ivoire et se rendait dans la capitale burkinabè, Ouagadougou.
Théodore ZoubgaRTB2 Sud-ouest
Des individus armés ont fait irruption au marché de Keréboulé (Commune de Nassoumbou) dans la province du Soum le 27 mars 2017 aux environs de 13 heures GMT. Selon plusieurs sources concordantes, il s’agissait de bandits venus régler un différend avec des Koglweogo qui étaient absents. Les « tirs de sommation » qu’ils y ont effectués ont engendré un blessé.
Les individus armés ont effectué des « tirs de sommation » afin de débusquer les Koglwéogo qu’ils ne voyaient visiblement pas sur les lieux du marché ce lundi 27 mars 2017.
« Où sont partis les Koglwéogo ? », demandaient-ils aux commerçants apeurés par les tirs ? Coïncidence heureuse ou camouflage réussi des Koglwéogo, l’on ne saurait le dire avec précisions ! Les Koglweogo étaient absents de la place du marché. Ils seraient partis saluer la venue au monde d’un enfant dans la famille d’un des leurs dans un village situé à quelques encablures de Keréboulé. Le groupe d’autodéfense aurait regagné Keréboulé quelques heures après.
Alertés par les coups de feu, les éléments des forces de défenses et sécurité ont fait mouvement afin de boucler le périmètre et rechercher ces trouble-fête. Le bilan fait état d’un fusil calibre 12 récupéré par les Koglwéogo et un homme blessé par des balles perdues.
Keréboulé, situé à quinzaine de km du Mali, abrite un important site d’orpaillage. Le 10 janvier 2017, ces bandits ont retiré cinq motos de valeurs, des biens de marques et une somme d’argent des mains des populations sur ce site.
Bertrand SoméRTB2 Sahel
Le Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat porte à la connaissance du public, que suite aux travaux du Cadre de Concertation Tripartite (CCT) du 14 mars 2017, il a été décidé de mettre en place un comité ad’ hoc chargé d’examiner la question du prix du pain.Les baguettes de pain
Ce comité était composé de représentants du Ministère en charge du commerce, de représentants des associations de consommateurs (la Ligue des Consommateurs du Burkina, l’Association des Consommateurs du Burkina, l’Organisation des consommateurs du Burkina, Vigi-Consommateurs), de représentants de la profession de boulangerie notamment la Fédération Burkinabè des Patrons de Boulangeries, pâtisseries et confiseries et l’Union des Fondateurs de Boulangeries du Faso et des représentants des associations de revendeurs de pain.
Au terme de ses travaux le 22 mars 2017, le comité a convenu des conclusions suivantes :
– L’engagement des boulangers à continuer la production simultanée des deux types de pain (pain de 180g et 200g) respectivement au prix de 130F et 150F, assortie de leur ferme volonté à sensibiliser tous les boulangers dans le sens du respect de cette décision. Cette mesure fera l’objet d’une application pendant une période de deux à trois mois à l’issue de laquelle, on en procéderait à une évaluation ;
– pendant la période indiquée, le MCIA s’engage à intensifier les contrôles en ce qui concerne le poids et la qualité du pain
– l’engament de l’Etat, à travers le MCIA, à examiner avec beaucoup d’attention les doléances à lui soumises par les boulangers, par lettre en date du 15 mars 2017 ;
Des points relatifs à la formation des acteurs, leur regroupement en GIE et des échanges avec la SONABEL sur les opportunités de la double tarification ont été également évoqués.
Les différentes parties ont enfin convenu de maintenir le dialogue afin d’anticiper les situations éventuelles de blocage et de tenir d’ici à un mois, une rencontre d’évaluation à mi-parcours de mise en œuvre des engagements.
DCPM/ Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’artisanat