JT de 20h du 29 mars 2017

0

JT de 19H du 29 mars 2017

0

JT de 13H du 29 mars 2017

0

Attaque de Yimdi: Aly Sanou et ses camarades à la barre

0
Le procès de l’attaque du dépôt d’armes de Yimdi s’est ouvert ce mardi 28 mars 2017 au Tribunal militaire de Ouagadougou. 21 militaires de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dont un en fuite et un civil comparaissent dans cette affaire. Ils sont accusés de complot militaire, désertion à l’étranger en temps de paix, détention et port illégal d’armes et de munitions de guerre, attaques à main armée, coups et blessures volontaires… C’est à 8h08mn que le procès des prévenus de l’attaque de la poudrière de Yimbi a commencé ce 28 mars 2017. Après l’installation du Parquet, des avocats et des commissaires du gouvernement, il a été procédé à l’appel nominatif des prévenus. Assis à gauche de l’entrée principale, les prévenus, pour la plupart en tenue, semblent être sereins! Ils discutent entre eux, se tapotent et rient avant le début de l’audience. Dès l’entame, deux des avocats commis d’office ont soulevé des exceptions de nullité. Me Wili Dieudonné estime qu’il  y a une exception de nullité de procédure par rapport à son client, le soldat de 2e classe, Soulama Seydou. Pour lui, son client aurait été inculpé sans ordre de poursuite. Et Me Traoré Michel d’ajouter que l’opportunité des poursuites est exclusivement réservée au ministre de la Défense et non à un juge d’instruction. Tous deux demandent alors de faire droit à leurs requêtes. Un argument botté en touche par le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, qui trouve que ces exceptions ne peuvent pas être soulevées devant le tribunal. Il invite le tribunal à se déclarer incompétent sur cette requête. Une thèse soutenue par le Parquet qui requiert donc que les requêtes sont irrecevables. Après cette mise au point à 13h37mn, l’audience est suspendue et reprise à 15h30mn. Et c’est le caporal Nébié Abdoul Nafion qui est le premier à se présenter à la barre. Il reconnait le chef d’inculpation de désertion à l’étranger en temps de paix pour s’être enfui en Côte d’ivoire avec d’autres éléments de l’ex RSP après le putsch manqué. Cependant il nie avoir pris part à l’attaque de la soute d’armes de Yimdi et la détention illégale d’armes. Pourtant il dit avoir été mis au courant du projet d’attaque mais n’a pas avisé les autorités car se sentant lui-même traqué. Après ces interrogatoires on n’en saura pas plus car l’audience se poursuivra ce mercredi matin toujours dans la salle d’audience du Tribunal militaire. Y. Alain Didier Compaoré

Partenariat UE-Afrique sur le coton : Fin du Programme d’appui à la consolidation du cadre d’action sur fond d’activités de promotion du coton

0
Le Burkina Faso, pays de référence en matière de production cotonnière,accueille depuis ce 27 mars et ce jusqu’au 1er avril 2017, les activités entrant dans le cadre de la clôture du Programme d’appui à la consolidation du cadre d’action pour le partenariat UE-Afrique sur le coton. Cet événement majeur se tient sous le thème « la transformation du coton, un défi pour l’Afrique : les nouveaux enjeux des chaînes de valeur du coton en Afrique »,et est placé sous le très haut patronage du Président du Faso Roch Marc Christian KABORE qui pourrait avoir  à ses côtés, certains de  ses pairs du continent pour faire un haut plaidoyer en faveur de la filière coton en Afrique. La rencontre devrait, du reste, aboutir à l’adoption d’une série de recommandations et d’orientations pour faire face aux nouveaux enjeux de la chaîne de valeur du coton africain. Elle devrait aussi permettre aux acteurs intervenant dans le domaine du coton, d’aborder la question de la diffusion et de la valorisation des résultats obtenus dans le cadre du Programme.Il s’agit surtout pour eux de dégager des perspectives d’appui en fonction des nouveaux enjeux pour un développement inclusif et durable des chaînes de valeur du coton africain. Dans cette dynamique,et en vue de développer d’importantes capacités de résilience, les experts devront tenir compte d’éléments tels que les changements climatiques, la croissance démographique en forte progression en Afrique au sud du Sahara, l’insécurité sous toutes ses formes, l’exode rural et les migrations. L’apport du Programme d’appui à la consolidation du cadre d’action pour le partenariat UE-Afrique sur le coton Au Burkina Faso et en Afrique subsaharienne d’une manière générale, le secteur du coton fait vivre directement et indirectement des millions de personnes. C’est pourquoi la plupart des gouvernements et leurs partenaires au développement,accordent un intérêt  particulier à ce secteur qui contribue pour  une large proportion au Produit intérieur brut (PIB) des pays producteurs. Le Programme d’appui à la consolidation du cadre d’action pour le partenariat UE-Afrique sur le coton a été mis en place depuis juillet 2004. Il a contribué à la lutte contre la pauvreté dans les zones cotonnières africaines par l’amélioration de la compétitivité, de la valeur ajoutée et de la viabilité des filières cotonnières ; toute chose qui a permis d’optimiser l’impact sur le revenu des producteurs. Ainsi, plus de 200 actions d’appui au coton africain et à ses filières ont été conduites pour un montant de près de 427 milliards de FCFA. Des appuis sous forme de subvention ont été accordés à une vingtaine de pays dont le Burkina Faso, qui a  particulièrement  bénéficié d’un certain nombre de facilités. Il s’agit notamment de la diffusion des bonnes pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, du renforcement des capacités des producteurs de coton dans la gestion de la fertilité et de la lutte contre l’érosion des sols en zone cotonnière, de l’actualisation de la stratégie de communication et de plaidoyer/lobbying de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), de la mise en place d’un cadre stratégique pour une motorisation durable de la culture cotonnière, de l’appui pour la diversification du marché par l’introduction d’une gamme de produits en teinture naturelle, et de l’appui à plus de 50 ateliers de transformation textile artisanale à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso,ayant généré plus de 1 000 emplois. Toutes ces actions ont permis aux acteurs du coton africain de faire face à la crise économique et financière qu’ils ont connu de 2005 à 2010. Les chaînes de valeur du coton africain ont ainsi fait preuve de résilience, notamment au niveau des exploitations familiales où le coton est cultivé en rotation avec les cultures vivrières et céréalières. Faire la promotion du coton africain  grâce à un programme étoffé et diversifié Le coton africain, sa transformation, les expertises des acteurs mobilisés tout au long de la chaîne de valeur, entre autres, sont mis en exergue à Ouagadougou à travers plusieurs activités. Il s’agit notamment de conférences sur la production agricole, la transformation, la promotion et la commercialisation du coton africain, d’ateliers de formation au profit des tisserands, des teinturiers, et des designers de mode. Par ailleurs, en marge de la rencontre de Ouagadougou, il est organisé la 22èmeréunion de son Comité d’orientation stratégique qui aura à prendre de grandes décisions relativement à l’évolution du Partenariat UE-Afrique sur le coton, à l’adoption d’un Programme panafricain d’investissement sur le coton et à la relance de la recherche cotonnière africaine. L’affirmation du leadership du Burkina Faso en matière de productionde l’or blanc au plan africain, passe également par l’implication pleine des citoyens dans l’appropriation des aspects liés à la promotion, à la valorisation et à la transformation du coton. C’est en cela, que l’Etat encourage les initiatives à l’image de l’arrêté ministériel optant pour le choix du pagne tissé comme pagne du 08 mars désormais, le port régulier du Dan Fani par les plus hautes autorités du pays, et d’autres initiatives privées à l’image Dan FaniFashionWeek, qui constitue un tremplin d’opportunités d’affaires dans le secteur de la transformation du coton burkinabè. Ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat