Municipales du 22 mai : bilan de la campagne de l’opposition

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A la fin de la campagne électorale comptant pour les municipales du 22 Mai 2016, l’Opposition politique burkinabè tient à faire le point à ses militants et sympathisants ainsi qu’à l’ensemble des citoyens. L’Opposition politique se félicite du fait que ses militants aient mené la campagne dans le respect de la loi, dans la courtoisie et dans un esprit de paix. Aucun acte de nature à remettre en cause la paix sociale n’a été posé par les partis membres de l’Opposition. Aucune parole de nature à diviser le peuple burkinabè n’a été proférée par les responsables des partis d’opposition. A l’inverse, l’Opposition politique note avec déception que d’autres partis politiques, notamment le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), ont battu la campagne dans un esprit belliqueux. Le Président par intérim de ce parti a, de manière arrogante, confondu l’Etat à son MPP lors d’un meeting à Koudougou le 10 Mai 2016. Il a tenu ces propos rapportés par L’Observateur Paalga: « Si on veut de l’eau, des écoles, des routes, il faut négocier avec le MPP. Donc si vous donnez vos votes à ces partis (d’opposition), vous vous compliquez la tâche. » Cette autre manière de dire que « voter l’opposition c’est voter du vent » est une insulte au peuple burkinabè et à la démocratie.  Faut-il le rappeler, dans l’histoire politique du Burkina Faso, beaucoup de maires opposants ont servi leurs communes avec honneur, intégrité et fidélité. Beaucoup de maires issus de l’Opposition ont fait nettement mieux que ceux du pouvoir. En plus de ces propos irresponsables de Salif DIALLO, il faut noter que le MPP a commis une série de violences physiques lors de la campagne. C’était le cas à Zogoré où, dans le but de forcer les populations à accepter le dépôt de sa liste hors délai, le MPP a eu recours à la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) pour réprimer la contestation du 28 Avril 2016. C’était également le cas à Béguédo où le siège de la CECI a été incendié le 12 Mai dernier suite à une grogne des militants du MPP et du NTD (parti de la mouvance). Le même jour, un groupe de militants du MPP a fait irruption au siège de la NAFA dans l’arrondissement 7 de Ouagadougou. Ledit groupe a agressé des militants de la NAFA et saccagé les locaux de ce parti. Les choses ne se sont pas arrêtées là. Tout dernièrement, le 18 Mai à 3 heures du matin, encore des militants du MPP ont incendié le siège de la CECI de Bouroum-Bouroum. Dans cette commune, seule l’UPC présente des candidats, le MPP n’ayant pas pu déposer sa liste à temps. L’Opposition a par ailleurs été informée par ses démembrements de l’utilisation de biens appartenant à l’Etat dans la campagne électorale, de récupérations de cartes d’électeurs, de menaces et d’intimidations de la part d’autres partis. L’Opposition politique condamne fermement toutes ces mauvaises conduites observées lors de la campagne électorale et prend à témoin l’opinion publique. Elle appelle les citoyens burkinabè à voter le 22 Mai prochain pour des femmes et des hommes intègres et capables de développer leurs communes. Par les urnes, les Burkinabè ont la possibilité de sanctionner les adeptes de la violence et le régime actuel qui hésite et tâtonne. L’Opposition encourage ses militants et sympathisants à toujours préserver la paix sociale et à imprimer l’humilité et le fair-play dans leur conduite jusqu’à la fin du processus électoral. Elle interpelle la CENI sur la nécessité d’assurer la sécurité des électeurs lors du vote dans les localités où les troubles ont été observées. Bonne fin de campagne électorale à toutes et tous ! Que Dieu veille sur le Burkina Faso ! Ouagadougou, le 19 Mai 2016 Le Chef de File de l’Opposition Politique Zéphirin DIABRE

JT de 13h15 du 20 mai 2016

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Municipales 2016 : les CCVC de Ouaga appellent à un boycott

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Boycottons les élections municipales du 22 mai prochain !

En Avant pour la défense des acquis de l’insurrection et de la résistance populaires et pour l’amélioration des conditions de vie pour les populations de la ville de Ouagadougou !!!

Le 22 mai 2016, les populations de la ville de Ouagadougou seront appelées aux urnes pour élire les conseillers municipaux qui éliront à leur tour les différents maires d’arrondissements. Ces élections interviennent après celles présidentielles et législatives couplées qui ont consacré l’arrivée au pouvoir du MPP et de ses alliées. Par rapport à ces élections, les attentes et aspirations du peuple insurgé et résistant de Ouagadougou changement en sa faveur semblent compromises au regard de l’aggravation sans précédent des conditions de vie des femmes, des hommes et particulièrement de la jeunesse. En effetces élections municipales interviennent dans un contexte, à l’échelle de la ville, marqué notamment par :
  • Le renchérissement du coût de la vie. Nous assistons à une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité comme le lait, l’huile, le savon, les céréales, parfois de l’ordre de 50% pour certains produits. Dans le même temps, les petites et moyennes entreprises sont frappées par une morosité et certaines sont contraintes de licencier leurs employés si elles ne ferment pas tout simplement boutique. Celles-ci sont victimes non seulement du non payement de la dette intérieure mais aussi des récompenses politiques aux opérateurs et grands commerçants qui ont soutenu et financé certains partis politiques dans leur conquête du pouvoir ;
  • Une grave crise de l’eau et de l’électricité à laquelle sont confrontées les populations de la ville et des environs. Le manque de ces deux denrées fondamentales pour la vie et la production aggrave particulièrement les conditions de vie et de travail des populations. Comme le note justement la Coordination des CDAIP de la ville dans sa déclaration sur la crise de l’eau et de l’électricité, « des zones entières sont régulièrement privées de la moindre goutte d’eau pendant 2 à 5 jours, plongeant les habitants dans un stress hydrique extrême et aggravant considérablement leurs conditions de vie déjà précaires. Les zones non loties (Yamtenga, M’Ba Simon Toéga,…) et des quartiers comme Nagrin, Kouritenga, Tanghin, Somgandé, Karpala, Zone 1, Yagma, Bissiguin, etc. sont durement éprouvés par les coupures d’eau… Les ménages voient leurs dépenses en eau flamber, eux qui sont déjà durement frappés par la cherté des prix des produits alimentaires qui continuent leur hausse depuis l’installation du pouvoir du MPP et de ses alliés. Les délestages sont de plus en plus massifs, plongeant régulièrement de grandes portions de la ville dans l’obscurité totale pour de longues durées pouvant atteindre 15 heures ! Impossibilité pour les élèves et étudiants d’étudier à des moments cruciaux de l’année scolaire et universitaire ; impossibilité pour les artisans, tailleurs, soudeurs, commerçants, restaurateurs, tenanciers de secrétariats publics et de débits de boissons, etc., de travailler » ;
  • Des actes de remise en cause de certains acquis de l’insurrection et de la résistance populaires, notamment les espoirs de jugement des crimes économiques et de sang. Non seulement les dossiers de crimes de sang et économiques sous le pouvoir de Blaise Compaoré : les dossiers Thomas Sankara, Norbert Zongo, Dabo Boukary, des martyrs de l’insurrection d’octobre 2014 et de la résistance de septembre 2015 sont sous silence judiciaire mais aussi nous assistons, depuis quelques temps, à la libération de maires et de ministres du régime Compaoré qui avaient été arrêtés parce qu’ils ont mal géré les biens publics.
Comment comprendre que des maires mis en prison pour leur mauvaise gestion de fonds publics, des parcelles, etc. soient relaxés sans aucune explication aux populations, premières victimes de ces délinquants aux cols blancs qui ont spéculé sur les parcelles, spolié les citoyens de leurs droits fonciers, précarisé la vie de nombreuses familles rejetées dans la rue. Il s’en trouverait même qui font campagne, après avoir changé de clan politique comme il est de leur coutume, pour revenir aux affaires et continuer impunément leurs pratiques sordides de vols et de détournements crapuleux ! Pendant que les populations meurent de faim, de soif et de chaleur, attendent le châtiment mérité des prédateurs de la République, le parti au pouvoir et ses acolytes et opposants eux, relèguent nos pressantes attentes au second plan et ne s’occupent que de leur campagne qui va leur permettre de s’asseoir à la table de la soupe, entre anciens et nouveaux « diables » en tant que conseillers, maires etc. Ils nous invitent à les accompagner dans leur deal politique alors qu’ils restent sourds à nos cris de faim et de soif, à la vie chère, au problème de logement dans la ville, à l’état défectueux des voies urbaines, de santé et d’éducation pour lesquels ils nous déverseront des décibels de promesses aussitôt oubliées après leur élection. Face à une telle réalité socio-politique, le peuple de Ouagadougou n’a visiblement rien de bon à attendre de ces élections. C’est pourquoi la Coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou les appelle à :
  • Se mobiliser davantage autour de leurs différentes CCVC pour exiger des élus locaux la prise en compte effective de nos plates-formes citoyennes en général et la résolution en particulier des questions brulantes telles que : la diminution des prix des produits de première nécessité, la justice pour nos martyrs de l’insurrection et de la résistance populaires ainsi que pour tous les crimes économiques et de sang restés jusque-là sans suite, l’accès à l’eau et à l’électricité, l’attribution des parcelles volées aux populations résidentes qui en ont réellement droit,… ;
  • Mettre en place des Comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) dans les arrondissements, secteurs, villages, quartiers, marchés et yaars.
Ont signé : CCVC/Baskuy  CCVC/Bogodogo  CCVC/Boulmiougou  CCVC/Nongrmassom  CCVC/Signoghin. Ouagadougou, le 18 mai 2016  

Circulation routière : Des mesures fortes immédiatement applicables

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Suite à l’accident de circulation survenu ce jour 19 mai 2016 aux environs 00h 30 minutes à Ouahabou dans la province des Balés, une délégation gouvernementale conduite par le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Monsieur Souleymane SOULAMA et le Ministre de la femme de la solidarité nationale et de la Famille, Madame Laure HIEN / ZONGO s’est rendue sur les lieux du drame  qui a fait 24 morts et 38 blessés. Le gouvernement présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement invite les usagers de la route à la prudence et au respect du code de la route. Sur la question de la sécurité routière, une réunion s’est tenue ce jeudi 19 mai 2016 entre une délégation gouvernementale et les acteurs du secteur des transports. Il ressort de cette rencontre les mesures suivantes immédiatement applicables sur toute l’étendue du territoire nationale.
  • La prise d’un arrêté ministériel pour Le plombage systématique de tous les cars de transport en commun ;
  • La vérification de la conformité entre le véhicule et la visite technique présentée par le chauffeur ;
  • La tolérance zéro à la surcharge ;
  • L’interdiction formelle du transport mixte ;
  • La surveillance du stationnement sur les axes routiers ;
  • Le respect de la législation en vigueur et des conventions collectives en ce qui concerne les conditions de travail des chauffeurs ;
Le gouvernement a instruit l’ensemble des forces de contrôle (police et gendarmerie) à l’application rigoureuse de ces mesures. Le Service d’information du gouvernement

Le programme de la 12e Semaine Nationale de l’Internet

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Voici le programme de la 12e édition de la Semaine Nationale de l’Internet (SNI). Cette édition se déroule du 31 mai au 04 juin 2016, sous le thème « TIC et Développement durable ». sni2016