Soutien aux martyrs et aux blessés de l’Insurrection d’octobre 2014 et de la résistance populaire de septembre 2015 : Synthèse des actions menées par le Gouvernement
*Sur le plan de la prise en charge psychosociale :
Le Ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et a rendu une visite gouvernementale aux 31 familles des personnes décédées de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et aux 13 familles des personnes décédées lors du putsch manqué du 16 septembre 2015 en vue de présenter les condoléances de toute la Nation aux familles éplorées et de leur apporter un soutien moral, tout en lançant un message de paix, de pardon, de tolérance et d’acceptation mutuelle. Par ailleurs, une enveloppe financière de 200.000 F CFA a été apportée à chaque famille des personnes décédées de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, soit un montant total de 6.200.000 F CFA. Concernant les 13 familles des personnes décédées lors du putsch manqué du 16 septembre 2015, chacune a reçu une enveloppe financière de 630.000 F CFA, soit un montant de 8.190.000 F CFA. Cette dotation provient du gouvernement et du Conseil national de la Transition.*Sur le plan de la prise en charge scolaire et la formation professionnelle :
– Pour l’année scolaire 2014-2015, 17 enfants vulnérables de travailleurs de Joly Hôtel ont vu leur reliquat de frais de scolarité pris en charge par le Fonds National de Solidarité à hauteur de cinq cent sept mille deux cent cinquante (507 250) francs CFA ; un enfant d’un travailleur de Tan-Aliz a bénéficié d’un appui de 175 000 F pour le reliquat de ses frais de formation professionnelle. – Pour ce qui est de l’année scolaire 2015-2016, 420 enfants des familles endeuillées, des blessés et des travailleurs de Tan-Aliz , de Joli Hôtel et de Azalaï Hôtel ont bénéficié d’un appui financier de 31.500.000 F CFA, soit 75.000 F CFA par enfant pour leur scolarisation. Des besoins supplémentaires exprimés pour 18 975 000 FCFA sont en cours de paiement depuis le 30 octobre 2015. – En ce qui concerne la formation professionnelle, il est prévu un appui financier à 12 Orphelins et enfants vulnérables (OEV) à raison de 300.000 F CFA par enfant, soit un montant total de 3.600.000 F CFA ; jusque-là un seul cas a été enregistré à ce niveau.*Sur le plan alimentaire :
– Le Ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, à travers le Secrétariat permanent du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), a apporté un soutien en vivres pour une période allant de six (06) à douze (12) mois aux ayant-droits des personnes décédées, aux blessés et aux victimes collatérales de l’insurrection populaire. Le coût de cette assistance alimentaire s’élève à 51.089.650 F CFA ; – Pour les ayant-droits des personnes décédées du putsch manqué du 16 septembre 2015, une assistance alimentaire dont le montant s’élève à 3.694.500 F CFA leur a été apportée pour permettre d’organiser le deuil familial.*Sur le plan de l’appui aux activités génératrices de revenus pour les blessés de l’insurrection populaire :
Pour l’appui en AGR, 13.800.000 F CFA sont disponibles au profit de 92 bénéficiaires, à raison de 150.000 F CFA par promoteur. Sur les 54 dossiers reçus, 31 remplissant les conditions sont en cours de paiement.* Sur le plan sanitaire :
En sus de la prise en charge sanitaire gratuite d’urgence des blessés dans les formations sanitaires publiques, le Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale mène des enquêtes sociales et ce, aux fins de pouvoir prendre en charge les blessés ayant toujours des besoins de soins et/ou de matériel spécifique ainsi que de mobilité. Deux (02) blessés ont bénéficié d’un appui financier de 222 000 FCFA et la maman d’un martyr de 647 600 FCFA pour des soins sur la base de leur demande. De façon provisoire, l’enveloppe financière utilisée par le Ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale pour venir en aide aux victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 peut être estimée à plus de 90.000.000 F CFA. Pour les ayant-droits des victimes décédées du putsch manqué, les actions d’aide en urgence peuvent être estimées à 10.857.000 F CFA.*Perspectives :
En termes de perspectives pour une prise en charge idoine des victimes des deux situations malheureuses (insurrection populaire et putsch manqué), le gouvernement a adopté dix décrets, le 28 octobre 2015, pour organiser la prise en charge et l’accompagnement psycho-social, financier, sanitaire, scolaire et alimentaire des familles des martyrs. Entre autres, ces mesures concernent :- l’octroi gratuit de logements à certaines victimes (08 veuf/veuves) ;
- l’accès à un emploi pérenne pour certaines victimes (03 veuves) ;
- l’appui à la création d’unités économiques individuelles pour certaines victimes (21 veufs/veuves) ;
- l’appui financier aux ayant-droits des victimes (25 personnes) ;
- l’appui scolaire et à la formation professionnelle des OEV (31 scolaire et 12 pour la formation professionnelle) ;
- le soutien financier et médical aux blessés (955).
Tour du Faso 2015: Salifou YERBANGA, une star à Koudougou






4e étape du Tour du Faso: première victoire d’étape burkinabè
Michel KAFANDO invite l’Armée burkinabè à être républicaine, au service de la Nation
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Excellence Monsieur le Président du Conseil National de la Transition,
Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Excellence Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, ancien chef de l’Etat ;
Mesdames, Messieurs les Présidents d’institution ;
Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs de missions diplomatiques ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines ;
Honorables membres du Conseil National de la Transition ;
Monsieur le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants
Monsieur l’inspecteur général des Forces Armées nationales
Messieurs les chefs d’états Major d’armées
Autorités Militaires, Paramilitaires, autorités coutumières et religieuses,
Honorables invités ;
Officiers, sous-officiers, militaires du rang
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
La célébration, le 1er novembre, de l’anniversaire des Forces Armées Nationales, est une tradition qui nous offre, chaque année, l’agréable opportunité d’examiner le chemin parcouru, de mesurer nos acquis et nos attentes, en vue de faire face aux défis de l’avenir. Aux plus hautes autorités du Burkina et à toutes ces distinguées personnalités qui ont bien voulu honorer de leur présence ce 55ème anniversaire, à vous tous ici présents, j’adresse mes sincères remerciements et exprime la reconnaissance des Forces Armées Nationales. La grande mobilisation des autorités politiques, civiles, militaires et paramilitaires et des populations, à nos côtés, ce matin, témoigne du lien fort qui existe entre l’Armée et la Nation, entre l’Armée et le peuple. La commémoration de cette année, se déroule dans un contexte où notre pays se trouve dans un processus de transition politique, maintes fois éprouvé par des crises successives et, disons-le franchement, où l’armée n’était pas exempte de reproches. Au reste, depuis que l’Armée s’est immiscée dans la vie politique en 1966, son unité et sa cohésion en ont largement pâti, allant même quelques fois jusqu’à mettre en cause son honorabilité. Voilà pourquoi, il me plait de féliciter les Forces Armées Nationales pour le comportement républicain contre le putsch du 16 septembre, aux côtés des forces vives de la Nation. Au demeurant, c’est partant de cet enseignement que cet anniversaire a été placé sous le thème : « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une Armée républicaine ». A l’évidence, le choix de cette thématique marque la volonté des autorités de la transition de faire désormais de notre Armée, une Armée respectueuse des lois et des institutions de la république et soumise à l’autorité politique légale.Excellences, Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Oui, les Forces Armées Nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique, mais elles doivent être au service de la Nation, leurs missions principales, sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la République, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens. A cet égard, la Gendarmerie Nationale, associée aux autres Forces de Sécurité publique, assure au quotidien la sécurisation des personnes et des biens, la surveillance des frontières et le maintien de l’ordre. Dans le domaine de la protection civile, les Sapeurs-Pompiers, œuvrent chaque jour dans les différentes localités, à sauver des vies humaines, en portant secours aux populations lors des incendies, des accidents de la circulation et des catastrophes de tous genres. Aux activités spécifiques de ces deux structures, il convient d’ajouter, les services rendus aux populations par les différents corps militaires, basés dans les régions, le Génie Militaire, l’Armée de l’Air et le Service de Santé des Armées dont plus de 80% des patients sont des civils. Cela témoigne, s’il en était encore besoin, de la précieuse contribution des Forces Armées Nationales à la réalisation des objectifs de la Transition.Excellences ; Mesdames et Messieurs ;
Magnifier notre Armée Nationale, c’est aussi reconnaitre les vertus et les mérites des devanciers qui l’ont fondée et construite. A l’occasion de ce 55ème anniversaire nous avons donc décidé de changer des noms de baptêmes de certaines casernes. Ainsi, six (06) casernes portent désormais, des noms de personnalités civiles et militaires dont la vie et les œuvres nous enseignent l’attachement aux valeurs de la République, l’amour pour la Nation, le patriotisme, le sens du sacrifice et le don de soi dans le service de la Nation.Mesdames, Messieurs ;
La célébration de cet anniversaire se tient également dans un contexte sous- régional, marqué par des menaces réelles à la paix et à la sécurité, notamment dans la région sahélo-saharienne avec la situation sécuritaire au Mali et la menace terroriste. Tenant compte de cette situation, les Forces Armées Nationales ont pris des dispositions appropriées, pour faire face aux menaces, afin d’assurer la sécurité et la paix au profit des populations. De même, l’élimination du grand banditisme, constitue pour les Forces de défense et de sécurité, un défi majeur à relever.Honorables invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Le développement dans la sécurité de notre pays, est fortement tributaire de la stabilité régionale et des bonnes relations avec les pays voisins. C’est pourquoi, fidèle à sa volonté affirmée de promouvoir la culture de la tolérance et de la paix, ainsi que le règlement pacifique des différends entre les États, notre pays a engagé depuis 1993 des hommes et des femmes dans les opérations de soutien à la paix. A titre illustratif, à la date du 31 Octobre 2015, les Forces Armées Nationales sont présentes dans huit missions dont sept de l’ONU et une de la CEDEAO avec un effectif total de 2780 hommes. Cette présence des Forces Armées Nationales sur les différents théâtres d’opération, a aussi pour but, par la contribution des contingents burkinabé, d’œuvrer pour la paix dans les pays concernés, et ailleurs dans le monde. Ces activités participent, entre autres :- à renforcer les capacités des unités et des personnels ;
- à accroître l’image de notre pays et de son armée ;
- à renforcer l’intégration avec les armées des autres pays ;
- à équiper les Forces Armées Nationales ;
- à faire acquérir l’expertise par le personnel ;
- à promouvoir les cadres militaires, par leur placement dans les structures sous- régionales, régionales et internationales en charge de la gestion du maintien de la paix.
Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées ;
Officiers ;
Sous-Officiers ;
Gendarmes ;
Aviateurs ;
Militaires du Rang ;
Personnel Civil du Ministère de la Défense ;
En dépit des nombreuses difficultés évoquées, les résultats ont été à la hauteur de nos attentes, grâce à vos efforts inlassables, à votre courage et à votre abnégation. Je vous adresse mes félicitations, et vous invite à plus de cohésion, de persévérance, et de rigueur dans l’accomplissement des missions, afin de toujours mériter la confiance des populations et remporter des victoires encore plus éclatantes. J’exprime la reconnaissance de la nation aux anciens combattants et anciens militaires, et renouvelle mes félicitations à l’ensemble des récipiendaires. N’eussent été les malheureux évènements que le pays vient de traverser, nous aurions fêté cet anniversaire avec moins austérité. Mais il y a des moments ou la méditation est plus éloquente et plus propice que les festivités. C’est notre cas et c’est bien mieux ainsi. Vive les Forces Armées Nationales, Vive le Burkina Faso Je vous remercie.3e étape du Tour du Faso : 2e victoire d’étape pour les Erythréens
Départ des cyclistes à Kombissiri
Les Marocains ont perdu l’étape de Kaya mais pas les meilleurs maillots du Tour. Soixante à prendre le départ de Kombissiri en direction de Kaya la capitale de la région du Nord, c’est Habtom MICHAEL le premier à franchir les 142 de la ligne d’arrivée.
De Kombissiri à Ouaga, c’est Karim BONKOUNGOU du Burkina et l’Algérien Nassim SAIDI qui ont mené de bout en bout les reines des opérations jusqu’au premier point chaud devant le musée national. Une prime intermédiaire, du reste, enlevée par le Fennec devant l’Etalon, Rasmané OUEDRAOGO, dans le groupe du Peloton ferme le podium.
Aziz NIKIEMA
Après ce premier point chaud, le capitaine Aziz NIKIEMA qui s’est fait oublier la veille et Yacouba YAMEOGO creusent un écart de 1 ,25 du peloton. Aziz dans une allure infernale enlève la prime à Ziniaré devant son compatriote YAMEOGO à 1mn 20 à une vitesse moyenne de 42km/h à cet instant.
Le peloton à la poursuite des fuyards
La poursuite des fuyards par le groupe du peloton s’organise autour des Marocains et les Erythréens mais la distance entre les deux parties ne s’amenuise pas. Le capitaine Aziz et son compagnon Yacouba n’abdiquent pas et à la 3e prime intermédiaire NIKIEMA récidive et arrache du même coup le maillot des points chauds des épaules de l’Algériens Abbederrahmane MANSOURI alors propriété d’Aziz à la première étape.
Karim BONKOUNGOU
Piqué dans leurs amours propres, Marocains et Erythrée à l’entrée de Boussouma multiplient les coups de pédales et l’échappée s’annulent dans ladite ville alors qu’on est à 25 km de l’arrivée. Dès lors une nouvelle configuration s’établie avec en tête les Erythhtéens où deux hommes décident de se détacher du peloton. Il s’agit de Debesay MEKSEB et de Habtom MICHAEL. De coup de pédale à coup de pédale ils se distancent de gros de peloton de 10s puis 15 et 20s. Au finish ils ne seront plus rejoints jusqu’à la ligne d’arrivée. Ainsi donc, les Erytrhéens par Habtom MICHAEL renouent avec leur victoire d’étape perdue à Ziniaré. Son compagnon et coéquipier Debesa MEKSEBY franchi la ligne en 2e suivi d’un autre Erythréen Haïlu YONATAN avec un temps mis de 3h19mn46s soit une vitesse moyenne de 42,65km/h.
Le maillot jaune Mouhssine LAHSAINI
C’est le natif de Kaya Saïdou BAMOGO qui s’illustre en 4e position, une arrivée bien accueillie par la capitale du Centre et surtout par sa famille, sa maman en première. Il est par la même occasion le premier des Burkinabè. « Je voulais vraiment gagner dans ma ville pour faire plaisir à ma famille, et à la région mais ça été difficile, je ne suis pas déçu néanmoins » a laissé entendre BAMOGO dans les bras de sa maman.
Saïdou BAMOGO et sa famille à Kaya
Y. Alain Didier COMPAORE (envoyé spécial du Tour 2015) ‘’Quartier général’’ de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) : le Premier ministre Zida en visite de courtoisie
Mais des difficultés existent et freinent le rythme de travail au sein des cinq sous-commissions. Ces difficultés sont d’ordre matériel, mais aussi d’ordre organisationnel en ce que les personnes qui doivent être rencontrées, ne sont pas toujours disponibles. Toutefois, le Premier ministre Yacouba Zida confie avoir pris l’engagement de travailler avec le président de la commission à surmonter ces difficultés pour que ledit rapport puisse être déposé dans le délai imparti. Ce qui permettra, présage M. Zida, au peuple burkinabè de disposer d’outils nécessaires pour la « réconciliation véritable ».
Déjà, les sous-commissions qui ont travaillé selon une méthode consultative en écoutant diverses composantes de la société burkinabè, disposent de « beaucoup de renseignements, de beaucoup de données qui sont remontées des différentes régions du Burkina ». C’est du moins, ce qu’a confié le président de la commission, Mgr Paul Ouédraogo, avec la précision que la plénière du jour « va se mettre à l’écoute de ces sous-commissions ». A l’en croire, ces sous-commissions ont fait la synthèse des informations et données qu’elles ont recueillies. Et c’est au regard de ce qu’elles ont retenu comme données importantes pour la réconciliation, que la commission va élaborer des recommandations à consigner dans le rapport final. Signalons que la CRNR a été créée auprès du Premier ministère par la Charte de la Transition en son article 17 avec pour mission « de restaurer et de renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale. »


























