Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 11 mars 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 mars 2020,

en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 14 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers relatifs aux attaques perpétrées dans la commune de Barga et l’épidémie de COVID-19 et entendu une communication orale.

I.1. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale :
  • un rapport relatif à la mission gouvernementale du 09 mars 2020 à Dinguila et à Barga situés dans la commune de Barga, Province du Yatenga et à Ouahigouya, chef-lieu de la province.
Cette mission fait suite aux attaques perpétrées le dimanche 08 mars 2020, dans lesdits villages par des personnes armées non identifiées. La mission a présenté les condoléances, exprimé la compassion et le soutien du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et du gouvernement aux populations meurtries. Elle a également apporté des réponses immédiates afin de faire face à la crise humanitaire créée par ces attaques. La mission a noté et salué la forte solidarité des communautés qui ont apporté leurs soutiens aux familles des victimes dans l’esprit du vivre ensemble  harmonieux qu’elles ont toujours entretenu en leur sein. Le Gouvernement condamne fermement ces attaques et informe l’opinion que la justice s’est saisie du dossier. Au-delà de la réponse d’urgence mise en œuvre par la mission, Son Excellence Monsieur le Président du Faso a instruit :
  • une prise en charge diligente des besoins sanitaires, alimentaires, d’accès à l’eau et à des abris décents ;
  • une sécurisation des localités concernées.
I.2. Au titre du ministère de la Santé :
  • un rapport relatif au Plan de préparation et de riposte à une épidémie de COVID-19 au Burkina Faso.
Face à l’évolution de l’épidémie de pneumonie due au Coronavirus (COVID-19), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020. Afin de renforcer les capacités sanitaires de notre pays, un plan de préparation et de riposte à une épidémie de COVID-19 au Burkina Faso a été élaboré en concertation avec les ministères concernés, les partenaires techniques et financiers et les ONG intervenant dans le domaine de la santé publique. Il a pour objectifs :
  • l’accroissement des capacités des intervenants dans la surveillance des points d’entrée ;
  • la prise en charge des cas de COVID-19 ;
  • la promotion des mesures de prévention et de contrôle de l’infection dans les structures sanitaires et dans les communautés ;
  • le renforcement de la coordination intersectorielle.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier pour une diligence et une célérité dans les réponses inscrites dans le Plan de riposte et un renforcement des campagnes d’information sur les bonnes pratiques de prévention. Par ailleurs, il informe que le ministère de la Santé a entamé le processus d’identification des personnes ayant été en contact avec les sujets infectés. Le Conseil des ministres invite également toute personne ayant été en contact avec eux de prendre attache avec les services désignés par le ministère de la Santé. Il invite les populations au respect des mesures de prévention afin de relever collectivement ce défi de santé publique. Un Conseil de coordination de la mise en œuvre du Plan de préparation et de riposte à une épidémie de COVID-19 est mis en place sous la très haute autorité du Premier ministre.
  • un rapport relatif au report des évènements d’envergure au Burkina Faso.
Au regard de la confirmation le 09 mars 2020 de cas de personnes atteintes de COVID-19 au Burkina Faso et de la nécessité de limiter les risques de contacts directs de personnes, sources de grande propagation de germes, le Conseil a décidé de suspendre jusqu’au 30 avril 2020, tout évènement d’envergure sur l’étendue du territoire national. Le Conseil appelle à un strict respect de la présente décision. II. Communication orale II. Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a informé le Conseil que dans le respect de sa tradition de dialogue, une invitation a été envoyée à l’Unité d’action syndicale (UAS) en vue de reprendre les 10 et 11 mars 2020, la rencontre Gouvernement/Syndicats. En réponse à cette invitation, l’Unité d’action syndicale a demandé le report de la réunion à une date ultérieure afin de se concerter et de se préparer pour les discussions. Le gouvernement réaffirme sa constante disponibilité à trouver avec tous les acteurs dont les partenaires sociaux, dans un dialogue constructif, les solutions au développement du Burkina Faso.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

 

JT de 13H du 11 mars 2020

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JT de 13h du 10 mars 2020

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Communiqué du Gouvernement sur l’attaque terroriste dans la commune de Barga (Yatenga)

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PRIMATURE                                                  BURKINA-FASO Unité – Progrès – Justice ————————— SERVICE D’INFORMATION DU GOUVERNEMENT Ouagadougou, le 09 mars 2020 COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT Le dimanche 08 mars 2020, des attaques ont été perpétrées dans les villages de Dinguila et Barga situés dans la commune de Barga, Province du Yatenga, Région du Nord par des individus armés non identifiés. Le bilan provisoire fait état de quarante-trois (43) victimes. Les blessés au nombre de six (06) ont été référés au Centre hospitalier régional de Ouahigouya où ils sont pris en charge. Les Forces de Défense et de Sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser les villages attaqués. Le Gouvernement a dépêché les ministres d’Etat chargés de la Défense nationale et de l’Administration territoriale sur les lieux pour apporter le réconfort du gouvernement aux populations meurtries et faire le point de la situation. Le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande instance de Ouahigouya a par ailleurs été saisi pour toutes fins utiles. Le Gouvernement condamne avec la plus grande fermeté cette attaque odieuse, présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.   Le Gouvernement rassure la population de la commune de Barga que tout est mis en œuvre pour ramener le calme et la sérénité dans les villages touchés.

Application de l’IUTS sur les primes et indemnités : les syndicats maintiennent leurs mots d’ordre

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Le porte-parole du Mouvement syndical, par ailleurs SG de CGT-B, Bassolma Bazié
Les syndicats en Mouvement contre l’application de l’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des travailleurs du public ont maintenu les différents mots d’ordre lancés le 26 février 2020. En conférence de presse ce mardi, ils ont entrepris une batterie d’actions, telles une marche-meeting prévue le 7 mars 2020 sur l’ensemble du territoire. Elle sera suivie d’une grève générale de quatre jours, allant du 16 au 20 mars 2020. Une autre marche-meeting nationale aura lieu le 17 mars 2020. Face à la presse, Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGT-B et porte-parole du mouvement syndical a confirmé le maintien des différentes activités entamées pour exiger du gouvernement le non-prélèvement de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public. Pour lui, ces actions visent entre autres à «exiger du gouvernement l’arrêt de la baisse du pouvoir d’achat, l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, l’arrêt du pillage des ressources nationales, la garantie du droit à la sécurité des populations, le respect et la mise en œuvre des différents engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des syndicats des travailleurs». Cette plateforme est juste et appropriée, précise Bassolma Bazié, parce qu’au-delà de l’IUTS, le « pouvoir du MPP cherche à reléguer au second plan les questions essentielles en lien étroit avec la faillite de sa gestion ». A l’en croire, pendant que l’État veut « pressurer » les pauvres travailleurs, il se montre complaisant envers les acteurs des secteurs à fort potentiel fiscal tels que le foncier, l’or, les télécommunications, les banques. Bassolma a aussi affirmé que le gouvernement ferme les yeux sur des tas de malversations dans la gestion des ressources publiques. À titre illustratif, il relève entre autres, les restes à recouvrer que les entreprises doivent à la Direction générale des Impôts (DGI) qui s’élèvent à plus de 400 milliards de F CFA. En sus, il a noté que plus de 600 milliards de F CFA de détournements (pertes) sont mises à nu par les enquêtes parlementaires sur le foncier et dans le secteur minier en 2016. Avant de poursuivre que les évasions et les exonérations fiscales « injustes »sont opérées au niveau des sociétés minières, qui en plus, ne paient pas d’impôts à la hauteur de leurs productions. Le tout assorti des «traitements spéciaux que les membres du gouvernement se sont accordés en violation du décret fixant leurs émoluments», a-t-il soutenu. Toutes ces multiples malversations sont pour Bassolma Bazié « autant de pistes pour renflouer les caisses de l’État. Aussi, faudrait-il que lesdites ressources soient gérées de manière vertueuse au profit des travailleurs ». Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

JT de 13h du 03 mars 2020

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