Le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba (au centre ) lors de la cérémonie d'ouverture de la conférence internationale sur la mise en oeuvre du PNDES
La conférence internationale sur le Plan national de Développement économique et social (PNDES) s’est ouverte ce 9 juillet 2018 à Ouagadougou. En 48 heures, le gouvernement burkinabè fera avec les partenaires financiers le point sur 2 ans de mise en œuvre du PNDES. Les travaux de cette conférence, présidée par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, sont axés sur le thème: « Accélérer la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux».
La conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de Développement économique et social (PNDES) a pris son envol dans la matinée du 9 juillet 2018. La transformation des produits agro-sylvo-pastoraux, le Programme d’urgence au Sahel et le Programme d’Appui au Développement des Economies locales sont au menu des discussions.
Les partenaires techniques et financiers présents à la conférence internationale sur la mise en oeuvre du PNDES
Dans son allocution, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a expliqué aux partenaires les multiples potentialités dont dispose le Burkina Faso, mais le hic est celui de la transformation des produits. A ce titre, il faille donc « accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale » avec pour seul objectif, susciter l’intérêt des investisseurs pour ce secteur.
« Notre ambition pour ce secteur est de créer les conditions nécessaires pour permettre son véritable essor, afin d’augmenter sensiblement sa contribution à la création de richesses et d’emplois pour les femmes et les jeunes, et ce, à travers une valorisation accrue des produits des différentes filières concernées », a indiqué le Premier ministre.
1150 milliards de F CFA attendus sur la période de 2018- 2023
La Banque mondiale, le PNUD et l’Union européenne soutiennent la présente conférence. « Le Burkina a tenu à confronter ses engagements. L’engagement vis-à-vis de la population et aussi engagement vis-à-vis des partenaires. Et ce n’est que comme ça que l’on renforcer la confiance. C’est donc dire que la redevabilité est au cœur de ce gouvernement », a reconnu la Coordinatrice résidente du Système des Nations-unies, Metsi Makhetha.
La Coordinatrice résidente du Système des Nations-Unies, Metsi Makhetha
Et au Directeur des Opérations, représentant le vice-président Afrique de Banque mondiale, Pierre Laporte de poursuivre en annonçant l’octroi de 2,3 milliards de dollars américains soit environ 1150 milliards de F CFA dans le cadre du nouveau cadre de partenariat avec le Burkina sur la période de 2018- 2023.
Au cours de cette première journée, des communications et des discussions sont prévues non seulement sur la thématique et des perspectives sur la mise en œuvre du PNDES, mais aussi sur le Programme d’urgence pour le sahel (PUS) et le Programme d’Appui au Développement des Economies locales (PADEL.
Pour ces deux programmes, le chef du gouvernement dit attendre un appui conséquent des partenaires techniques et financiers afin de garantir dans la durée les conditions sociales et sécuritaires de réalisation des activités économiques. « Je lance un appel aux partenaires institutionnels du Burkina Faso pour le financement de ces deux instruments de consolidation de la résilience des populations face aux risques de fragilité », a-t-il lancé.Les partenaires ont posé avec les Premier ministre , Paul Kaba ThiébaBènonè Ib Der Bienvenue Médah
Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba a procédé, le vendredi 06 juillet 2018 à Niankorodougou,dans la province de la Léraba, au lancement des travaux de construction de la mine d’or «Wahgnion Gold Operations ». D’un coût de 137 milliards de FCFA, le premier lingot d’or est annoncé pour le dernier trimestre de 2019.
La région des Cascades a enregistré sa toute première mine industrielle. Baptisé Wahgnion Gold Operations, cette mine d’or est également la 14e mine industrielle burkinabè. Le président directeur général (PDG) de la mine, Richard Young, a passé en revue, le processus d’aboutissement de ce projet minier. C’est en fin 2016, a-t-il dit, que Teranga Gold Corporation (société mère de Wahgnion Gold Operations) a acquis le projet d’une société australienne ayant obtenu le permis d’exploitation en août 2014. La mine, à l’entendre, s’étale sur quatre gisements pour une superficie totale de 89,08 km2.
Richard Young a par ailleurs fait savoir que 2,3 milliards de FCFA seront versés pour indemniser les pertes de champs, d’arbres et de plantations des populations locales, et 371 millions de francs ont déjà été remis.
Source: aib.bf
Haïti, la première nation noire a mal à sa liberté. Et pourtant, il a fallu verser du sang pour conquérir cette liberté. En obtenant son indépendance le 1er janvier 1804, l’ancienne colonie française de Saint-Domingue devient un exemple d’héroïsme. Cet affranchissement de l’homme noir inspire l’un des pères de la Négritude qui lui consacre une pièce théâtrale intitulée «La tragédie du Roi Christophe ». «Haïti, où la Négritude se mit debout pour la première fois » écrivait Aimé Césaire, allait aussi fléchir devant sa propre gouvernance. La liberté a aussi ses contraintes auxquelles « les nègres » libres ne veulent pas se conformer.
Henri 1er vient d’être intronisé roi d’Haiti « Henri vaillant guerrier, Henri vaillant guerrier, que la victoire nous ouvre les portes…» ont chanté d’une seule même voix le peuple haïtien à l’intronisation de leur roi. Un roi qui ne va pas tarder à mettre tout le monde au travail, car seul le travail leur épargnera un second asservissement.
Mais que nenni ! Les haïtiens en ont marre de ce roi qui est toujours sur leur dos. Ils veulent la liberté, ils veulent faire la bamboula. « Pauvre Afrique, je veux dire pauvre Haïti. C’est la même chose d’ailleurs. Là-bas, la tribu, les langues, les fleuves, la forêt. Villages contre villages, hameaux contre hameaux. Ici nègres, mulâtres, tripes, marabouts… partout la poussière… » se plaignait ainsi le personnage principal Christophe incarné par le comédien Aristide Tarnagda. Le peuple ira jusqu’au bout pour exprimer son ras-le-bol. Il tuera de ses mains celui qui lutte pour redonner de la fierté et une liberté durable à l’homme noir. « C’est un sentiment de mélancolie, de colère. Mais à la fois, c’est une situation que j’allais dire complexe qui continue d’interroger aujourd’hui à savoir quelle forme de société, quelle forme de gouvernance faut-il ? Existe-t-il une forme standard pour tous les peuples du monde à partir du moment où ils n’ont pas les mêmes histoires, les mêmes vécus ? Aimé Césaire pose très bien ces questions avec la tragédie du roi Christophe » a souligné Aristide.
S’il y a un personnage qui intrigue tout au long de cette pièce, c’est bien le personnage d’Hugonet. Avec sa démarche à la « capitaine Jack Sparrow », il apporte une touche originale à la pièce historique d’Aimé Césaire. Hugonet est considéré comme le bouffon du roi « Ce n’est pas qu’un bouffon. C’est une espèce d’identité divine qu’il représente. C’est un peu comme le bouffon du roi dans la société traditionnelle africaine qui peut avoir la liberté de tout dire. Il est au courant des faits et gestes du royaume. C’est un personnage qui est en avance sur le temps, qui a dépassé toute sorte de plaisir et de douleur. Il est au service simplement du roi comme étant son œil et ses oreilles cachés. Il peut se donner la liberté de dire tout ce qu’il veut au roi et d’être supérieur au peuple. C’est un être cynique en fait. » confie Emmanuel Rotoumbam qui campe avec élégance ce personnage.
Mise en scène par Christian Schiaretti, la Tragédie du roi Christophe met en lumière des maux qui ne sont pas étrangers au public burkinabè « Il n’y avait plus de place. J’ai dû insister pour accéder au lieu du spectacle et je ne regrette pas. La fin de l’histoire m’a attristé. J’ai assisté à un beau spectacle. Les comédiens étaient dans leur peau. J’ai beaucoup aimé le décor. On sent qu’il y a du travail qui a été fait. Il y avait une cohérence entre la musique, l’enchaînement des actions avec l’histoire racontée » souligne Léa Kaboré qui faisait partie des nombreux spectateurs de la soirée. La représentation continue jusqu’au 14 juillet au CITO.
Marie Laurentine Bayala