Millennium challenge Corporation: des documents de propositions de projets du 2nd compact soumis à validation

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Le représentant du premier Ministre, le ministre de l'Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo
Le 12 juin prochain marque la date butoir  pour le Burkina Faso de transmettre ses documents au Millennium challenge Corporation. A ce titre, le ministre de l’Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo représentant du premier Ministre a ouvert l’atelier de validation des documents de propositions de projets du 2e compact, ce 5 juin 2018, à Ouagadougou. Plus de 450 milliards de F CFA, c’est la somme qu’il faut au Burkina pour renforcer l’efficacité du domaine de l’électricité, rendre l’offre énergétique moins coûteuse, et accroître le réseau et l’accès à l’électricité. C’est ce que visent les projets du second compact du Millennium challenge Corporation (MCC). Il s’agit de trois propositions de projets : le renforcement de capacité dans le domaine de l’électricité à travers deux composantes, l’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse avec aussi 2 composantes à savoir la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 150 kilowatt crête, munie d’un système de stockage d’énergie. Et quant au 3è projet dévolu aux réseaux et accès  à l’électricité, celui-ci permettra de renforcer et moderniser les réseaux électriques des villes à forte potentialité économique en l’occurrence de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. Ces projets, de l’avis du coordonnateur de l’Unité de Coordination de la Formulation du 2nd compact du Burkina (UCF-Burkina), Samuel T. Kaboré, doivent répondre à une rentabilité économique d’au 10% et être exécuté en 5 ans. Les participants réunis en atelier vont examiner et valider les documents de propositions de ces projets en lien avec les critères du MCC. Le ministre de l’Energie, Ismaël Bachir Ouédraogo représentant le premier Ministre a certes reconnu le coût assez élevé du kwh et les difficultés de fourniture d’électricité au Burkina Faso. Pour lui, il est impérieux de renverser cette tendance, d’ailleurs contenue dans le plan national de développement économique et social (PNDES). Raison pour laquelle « le gouvernement a décidé de s’investir dans ce second compact entièrement dans le secteur de l’énergie. Et c’est ce qui nous amène aujourd’hui de pouvoir définir les différents projets que nous allons transmettre au gouvernement américain ». Donnant son accord pour la formulation du second compact, la direction du MCC par la voix de l’Attaché économique et social, John  Corrao dit focalisé sur l’énergie avec une composante éducative plus ciblée avec en ligne de mire le renforcement du secteur énergétique. Et pour cela, « nous allons travailler en étroite collaboration avec le gouvernement burkinabè pour évaluer les projets proposés en vue de mettre en œuvre un processus analytique objectif, fondé sur des données ainsi que des preuves », a indiqué M. Corrao Bènonè Ib Der Bienvenue Médah

Jt de 20h du 04 Juin 2018

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Programme d’urgence pour le Sahel (PUS): signature d’une convention de plus de 32 milliards FCFA pour financer le programme

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Le Burkina Faso a signé une convention de plus de 32 milliards FCFA (50 millions d’euros) avec l’Union européenne ce 4 juin 2018 à Bruxelles. Cet appui budgétaire servira au financement du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS). Le Ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, et le Commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, ont procédé à la signature de cette convention à l’occasion des Journées européennes de Développement (EDD) auxquelles prend part une délégation burkinabè conduite par le Président du Faso.

jt de 19h du 04 juin 2018

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Insécurité alimentaire: les experts de la CEDEAO en assise pour « trouver à manger » aux populations

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Les experts de l’agriculture de la CEDEAO et leurs partenaires techniques et financiers tiennent du 4 au 6 juin une assise à Ouagadougou . Il s’agit pour cette organisation de trouver des réponses aux crises alimentaires et nutritionnelles qui sévissent dans la zone communautaire et dans le Sahel devenues récurrentes.   Plusieurs pays de l’espace CEDEAO et du Sahel traversent ou subiront encore une insécurité alimentaire et nutritionnelle cette année. C’est pour trouver des solutions à ce fléau que se tient cette réunion de haut niveau à Ouagadougou. Elle se porte sur l’examen et l’adoption des modalités de fonctionnement et de l’opérationnalisation de la réserve régionale de sécurité alimentaire de la CEDEAO. Ainsi donc les experts et les partenaires sont appelés à examiner et à valider entre autres la mise en place des organes de gouvernance tels que le comité de gestion et de direction. Il s’agira également de la mise en place d’un règlement technique relatif à l’opérationnalisation de la réserve régionale. Ils tenteront de prendre des mesures urgentes en réponse à la crise alimentaire et traditionnelle en cours dans la région. Le représentant du ministre de l’Agriculture Pierre Emmanuel Ouédraogo a réaffirmé l’engagement du Burkina à accompagner le processus.  » En témoignent son implication dans l’entreposage dans les magasins de la SONAGESS de 5297 tonnes de céréales, la réserve régionale de Dédougou et l’accord de siège du secrétariat du réseau des structures publiques chargées de la gestion des stocks de sécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest » dira-il. Pour le Commisaire de la CEDEAO chargé de l’Agriculture et de l’Environnement, Sékou Sangaré, la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel a connu une campagne agricole et pastorale 2017-2018 difficile. Elles ont été caractérisées par un arrêt précoce des pluies d’où une production agricole totale estimée à 67.7 millions de tonnes. Les baisses de la production ont été enregistrées notamment en Gambie (-29,17%), au Burkina Faso (-11,03%), en Guinée Bissau (-7,01%) et au Sahel. Au Cap vert par contre aucune production de céréales n’a été enregistrée en raison de son absence totale de pluie. Pour le commissaire Sangaré, 7,1 millions de personnes dont 6,1 millions dans l’espace CEDEAO étaient déjà à la période de pré-soudure en mars 2018, en phase 3 sur 5 de l’échelle de sécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est pourquoi il prévient que « si des réponses immédiates et appropriées ne sont pas apportées, le nombre de personnes qui seront sous assistance alimentaire urgente pourrait passer à 10,6 millions de personnes dans l’espace CEDEAO, UEMOA-CILSS dont 9,1 millions dans le seul espace CEDEAO. Y. Alain Didier Compaoré