JT de 20h du 01 juin 2018

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Présidence de la chambre consulaire régionale de l’UEMOA: Aboudaye Sory élu pour le compte du Burkina Faso

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Le mardi 29 mai 2018 s’est tenue à Lomé (au Togo), la 17ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de la Chambre Consulaire Régionale de l’UEMOA (CCR/UEMOA). Occasion privilégiée pour les représentants des différentes Chambres consulaires de la zone UEMOA de se pencher sur le bilan des activités et le fonctionnement de l’Institution, ce conclave a également servi de cadre pour le renouvellement de ses instances en l’occurrence le Bureau et les Commissions Techniques. A l’issue du processus électif, notre compatriote Kouafilann Abdoulaye SORY, Directeur Général de Fidélis Finances et membre représentant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a été brillamment porté à la tête de cette prestigieuse Institution sous-régionale. Au nom des membres du Bureau Consulaire, des élus de la CCI-BF et en mon nom propre, je voudrais traduire la fierté de toute la communauté burkinabè des affaires pour cette marque de confiance à l’endroit de notre compatriote. Au Président nouvellement élu, nous adressons nos vives félicitations et formulons le vœu qu’il réussisse cette exaltante mission à lui confiée. Enfin, je voudrais inviter les autorités de l’Union, les partenaires techniques et financiers et l’ensemble des acteurs du secteur privé à lui accorder leur soutien pour un mandat réussi et bénéfique à l’ensemble de l’économie sous-régionale. En rappel, Monsieur Kouafilann Abdoulaye SORY a été élu consulaire de la CCI-BF et membre de la Délégation Spéciale de la CCI-BF. Il est actuellement membre d’honneur de notre institution. La CCI-BF, l’excellence au service d’un secteur privé prospère ! Ouagadougou, 01er juin 2018 Mahamadi SAVADOGO Commandeur de l’Ordre National

JT de 19h du 01 juin 2018

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Burkina: Le président du Faso élevé à la dignité de grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du Cames

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Le Président Roch Marc Christian Kaboré a été distingué par le Conseil Africain et Malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ce 1er juin 2018 à Ouagadougou. Il a été élevé à la dignité de grand-Croix de l’Ordre international des palmes académiques du CAMES lors de la cérémonie de clôture du jubilé d’Or du CAMES qui se tient au Burkina.

JT de 13h du 01 juin 2018

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L’avenir du lait local se décide maintenant !

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Les producteurs laitiers de 5 pays de l’Afrique l’Ouest et du Tchad déterminés, à promouvoir le lait local, réclament des politiques laitières durables Ce vendredi 1er Juin 2018, Journée Internationale du lait, les producteurs et productrices de lait, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, accompagnés d’une large coalition composée d’organisations paysannes, de consommateurs et consommatrices, de chercheurs et chercheuses, d’ONG, de mini-laiteries, d’industriels locaux, lancent une campagne de défense et de promotion du lait local. Pour la première fois, ces acteurs se réunissent pour affirmer ensemble :
  • le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel,
  • l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte de lait local.
48 millions de familles de pasteurs et d’agro-pasteurs de l’Afrique de l’Ouest tirent une part importante de leurs revenus de l’élevage et notamment de la production et de la transformation du lait local. Et pourtant cette filière laitière est confrontée à d’énormes défis climatiques, économiques et politiques, dont la concurrence déloyale de 500 milliards de FCFA d’importation annuelle de poudre de lait importée. Cette campagne de promotion du lait local vise à sensibiliser la population à une consommation informée et responsable. Le consommateur et la consommatrice recherchent de plus en plus à savoir ce qu’ils consomment et qui profite des retombées financières. « Nous appelons la population en général, les familles et les ménages en particulier, à augmenter leurs consommations de produits laitiers de qualité, issus du lait local. Cette action contribuera non seulement à la promotion et au renforcement de la production nationale mais aussi bénéficiera significativement à l’économie de notre pays ainsi qu’à la création de richesse et d’emplois en milieu rural, surtout pour les femmes et les jeunes. » Explique Madame Garriko, productrice et transformatrice de lait dans la zone périurbaine de Ouagadougou au Burkina Faso. En effet, en plus de la mobilisation sociale autour du lait local et la démarche pour une consommation responsable, les producteurs et productrices, les acteurs et actrices, mènent un plaidoyer fort auprès des gouvernements et des institutions pour :
  • l’amélioration de l’accès à l’alimentation bétail, en lien avec les enjeux de la production ;
  • l’augmentation du pourcentage de lait issu des exploitations familiales dans l’industrie laitière, en lien avec les enjeux de la collecte ;
  • la mise en place d’une politique commerciale et fiscale favorable au lait local issu des exploitations familiales, afin d’assurer des prix de lait favorables au développement des filières locales.
La filière du lait local représente un grand potentiel de développement pour les zones dans lesquelles évoluent les producteurs et productrices. Le lait de vache représente entre 20 et 40% des revenus issus de l’élevage dans les pays sahéliens.[1] En Afrique de l’Ouest, le pastoralisme et l’agropastoralisme font vivre et génèrent des revenus et de la sécurité alimentaire pour plus de 48 millions de pasteurs et agro-pasteurs.[2] La filière laitière locale procure directement des emplois et des revenus à de très nombreuses catégories d’acteurs : éleveurs et employés des laiteries, collecteurs de lait cru, vendeurs de produits laitiers, fournisseurs d’intrants et de services. Le lait local assure une partie importante de la consommation des pays sahéliens, notamment en milieu rural et dans les villes secondaires. La filière permet également de lutter contre les inégalités de genre étant donné qu’elle procure aux femmes des revenus leur permettant de vivre plus dignement. Malgré son apport non négligeable à l’économie des pays de l’Afrique de l’Ouest et au Tchad, la filière lait local fait face à d’énormes défis (alimentation bétail, collecte, concurrence du lait en poudre…). Moins de 15% du lait local est collecté alors que les importations de poudre de lait (avec une proportion importante et croissante de poudre de lait réengraissée en matière grasse végétale) sont estimées à plus de 500 milliards de Francs CFA en 2015[3] et devraient croître d’environ 30 à 40 % entre 2015 et 2025.[4] Au moment où les Etats d’Afrique de l’Ouest travaillent à une offensive lait dans le cadre du plan d’investissement agricole régional de la CEDEAO (PRIASAN de l’ECOWAP), que des négociations importantes autour d’accords commerciaux approchent (TEC[5], renégociation des accords de Cotonou, APE[6]…) et que les groupes laitiers multinationaux, en grande partie européens, réalisent des investissements importants sur le continent africain, les producteurs et productrices de lait et la large coalition qui les accompagne, saisissent donc cette opportunité pour faire valoir leurs demandes et leurs besoins. Leur plaidoyer vise également l’amélioration de l’accès aux financements, la valorisation et la reconnaissance du rôle et de la place des femmes dans la filière lait local et l’optimisation de la gouvernance du secteur. Les producteurs et productrices de lait de l’Afrique de l’Ouest bénéficient aussi du soutien des producteurs de lait en Europe. Ceux-ci, face aux politiques laitières européennes, unissent leur force aux producteurs et productrices de lait en Afrique de l’ouest et au Tchad car les choix politiques dont dépend la survie des petites exploitations en Europe ont également des conséquences en Afrique de l’Ouest. Les exploitants familiaux des deux continents sont les victimes d’un modèle économique qui privilégie les géants de l’agroalimentaire aux dépens des populations locales et d’une production durable et responsable. Le mouvement est donc lancé, pour soutenir le plaidoyer des producteurs et productrices de lait local, rendez-vous sur • Facebook : https://www.facebook.com/monlaitestlocal/ • Twitter : https://twitter.com/monlaitestlocal FIN A propos des coalitions : La campagne régionale regroupe au niveau régional plus d’une dizaine d’organisations dont APESS (Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane), CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), GRET, IPAR (Initiative Prospective Agricole et rurale), IRAM (Institut de Recherches et d’Applications des Méthodes de développement), RBM, Réseau Lait Equitable, ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest), des représentants des industriels (TIVISKI), SOS FAIM, VSF-Belgique Les pays focus ont mis en place des coalitions porteuses de la campagne au niveau national qui incluent les acteurs pertinents et les membres nationaux des organisations régionales.
  • Burkina Faso :
APESS (Cellule Nationale de Coordination), CPF (Confédération Paysanne du Faso), CRUS (Conseil Régional des Unions du Sahel), GRET, Iprolait, Oxfam, PASMEP (Plateforme pour la Sécurisation des Ménages Pastoraux) ; SOS FAIM, UMPL-B (Union Nationale des Mini laiteries et Producteurs de Lait)
  • Sénégal :
ANIPL (Association nationale pour l’intensification de la production locale), APESS (Cellule Nationale de Coordination), FENAFILS (Fédération nationale des acteurs de la filière lait local au Sénégal), Kirène, Oxfam, Ranch de Dolly, RBM, SOS Faim
  • Mali :
AOPP (Association des organisations professionnelles paysannes) Mopti, Sikasso, APESS (Cellule Nationale de Coordination), APCAM (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali) CAB, CAD – Mali, Coopérative Badenya, Coprolait Dêh Gongasso, Coopérative Lait Kolondiéba, Coopérative Sikasso, Dèmèso Soudou – Kossam Bankass, FENALAIT Kassela, Oxfam, Profilait, PRODEVALAIT, RBM Sigida nono Koutiala Bamako, UR.Lait Koulikoro, VSF – Belgique
  • Mauritanie :
Alliance Citoyenne, (CJJ) Club des jeunes journalistes, FONADH (Forum des Organisations nationales des droits de l’homme), REFPAM (Réseau des femmes parlementaires mauritaniennes), ROSA (Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire), Oxfam, TIVISKI (représentants des industriels)
  • Niger :
Billatari CRA/Ti, Coopérative Lait Kawtal Kollo, FNEN DADO (Fédération Nationale des Éleveurs du Niger), Fromagerie La Crémière du Sahel, GAJEL, Karkara, Pi-lait Niamey, ML Higiène, PFPN (Plateforme paysanne du Niger), Sudubaba
  • Tchad :
APESS (Cellule Nationale de Coordination), COPAFIB, Oxfam

Prévisions pluviométriques du Burkina: l’Ouest et le Sud-Ouest connaîtront un déficit pluviométrique en 2018

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L’Agence nationale de la Météorologie (ANAM) du Burkina a tenu une conférence de presse le jeudi 31 mai 2018 à Ouagadougou pour présenter ses prévisions pluviométriques 2018. Les prévisions indiquent une inclinaison légère à modérée pour favoriser des précipitations supérieures à la moyenne dans une grande partie de la région du Sahel notamment au Burkina Faso. L’Ouest et le Sud-Ouest du Burkina connaîtront cette saison une pluviométrie normale à tendance déficitaire. C’est ce qu’a laissé entendre l’Agence nationale de la Météorologie (ANAM) du Burkina lors de son point de presse. Il ressort également par contre que les parties Centre-Ouest et Est du pays auront une situation excédentaire à tendance normale. Ainsi, durant la période Juin-Juillet-Août 2018, il vest prévu globalement un cumul pluviométrique excédentaire à tendance normale sur les parties Est, Nord-ouest et Centre-ouest du territoire. Sur les parties Ouest, Sud-ouest, un cumul normal à tendance déficitaire est attendu. La partie Centrale quant à elle aura un cumul normal à tendance excédentaire. Durant la période Juillet-Août-Septembre 2018, il est attendu des cumuls pluviométriques excédentaires à tendance normale à l’extrême Est du pays et sur une partie des régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, du Centre Sud, du Centre Est et des Hauts Bassins. Une situation normale à tendance excédentaire est attendue dans les parties Centre-est, Nord et Nord-ouest du territoire. Pour la même période la partie Sud-ouest pourrait connaitre une situation normale à tendance déficitaire alors que l’extrême Sud-ouest du pays restera déficitaire à tendance normale, a exposé Ousamne Ouédraogo, météorologue à l’ANAM.

Les Risques

Au regard des risques, Grégoire Baki, ingénieur agro-météorologue a laissé entendre que les déficits hydriques qui seraient liés aux dates de début de saison normales à tendances tardives attendues et aux séquences sèches longues à tendances normales en début et vers la fin de la saison peuvent affecter l’installation des cultures (risques de mortalité de jeunes pousses et de ressemis). Elles peuvent également affecter la mise en place des pâturages dans la zone pastorale et retarder les départs en transhumance. Ils pourraient aussi occasionner une persistance de hautes températures et des vents de poussières favorables à la prolifération de germes de maladies épidémiques. Les séquences sèches attendues vers la fin de la saison pourraient en outre favoriser le développement de certains ravageurs de cultures, comme la chenille mineuse d’épis du mil.

Les risques de maladies

Dans les zones où une saison plus humide est attendue, il y a des niveaux élevés de risques de choléra, de malaria, de dengue, de bilharziose, d’infections diarrhéiques. A cet effet, il est recommandé :
  • De mettre en place, en particulier dans les zones à difficultés d’accès pendant la saison des pluies, des stocks de moustiquaires, d’antipaludéens et de produits de traitement de l’eau.
  • De suivre la qualité de l’eau et assurer l’assainissement, le drainage et le curage des caniveaux.

Recommandations pour la valorisation des opportunités

Pour les zones où il est prévu des cumuls pluviométriques excédentaires à normaux, des séquences sèches moyennes au cours de la saison, il est recommandé aux agriculteurs, éleveurs, autorités, Projets, ONG et OP :
  • D’investir d’avantage dans les semences améliorées, aussi bien pour les cultures vivrières que pour les cultures de rente, de développer des techniques de collecte/conservation des eaux de pluie et de réduction des ruissellements dans les places exposées à l’érosion hydriques.
  • De renforcer la vigilance contre les ravageurs de cultures (criquets, chenilles mineuses, chenille légionnaire et autres insectes nuisibles).
  • De renforcer la veille contre les criquets dont l’éclosion pourrait être favorisée par les conditions humides attendues au cours la deuxième moitié de la saison dans les zones grégarigènes du Nord du Sahel.
  • De mettre en place ou renforcer les dispositifs d’encadrement des producteurs, de veille et de réponse aux risques liés au climat.
Le DG de l’ANAM, Ernest Ouédraogo annonce par ailleurs que les prévisions sont susceptibles d’évolution au cours de la saison des pluies. Par conséquent, il est fortement recommandé de suivre les mises à jour qui seront faites en Juin, Juillet et août par l’ANAM, le service hydrologique national, le Centre Régional AGRHYMET et l’ACMAD. Y. Alain Didier Compaoré