Le Président du Faso exhorte les avocats au renforcement continu de leurs capacités pour rendre une justice de qualité.

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Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a présidé la rentrée solennelle du barreau du Burkina dans la matinée du jeudi 27 avril 2017 à Ouagadougou. La rentrée solennelle du barreau a connu la présence de plusieurs personnalités comme le président de l’Assemblée nationale, Monsieur Salifou DIALLO, le chef de file de l’opposition politique (CFOP), Monsieur Zéphyrin DIABRE, des membres du gouvernement, des autorités judiciaires et des représentants de barreaux d’Afrique et d’Europe. Pendant 72 heures, les participants plancheront sur le thème : « les libertés dans les politiques publiques de sécurité : rôle de l’avocat ». L’objectif visé est de diagnostiquer les politiques publiques nationales et comparées sur la sécurité et situer la place des libertés en leur sein et le rôle que l’avocat doit jouer. Il s’agira, en particulier, à travers des communications techniques, de proposer des solutions axées sur l’efficacité et la performance de ces politiques sous le prisme des libertés fondamentales. Dans la série des interventions, le Bâtonnier de Lyon en France, Me Laurence JUNOD-FANGET, s’est réjouie d’avoir été invitée à cette rentrée. Elle a souligné que le thème de la rentrée du barreau burkinabè est au cœur de la profession d’avocat. Me JUNOD-FANGET a ensuite salué le partenariat entre les deux barreaux et souhaité que celui du Burkina accueille des avocats stagiaires de Lyon et vice-versa. Le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina, Me Mamadou SAVADOGO, a remercié le Président du Faso, pour sa présence et sa disponibilité. Il a également traduit sa gratitude au président de l’Assemblée nationale. Pour lui, la rentrée solennelle est un grand moment au cours de laquelle, le barreau renouvelle son serment et son engagement pour une société plus juste. Dans son discours d’ouverture, le Président du Faso a indiqué que la rentrée du barreau lui offre l’agréable occasion de saluer la grande famille des avocats, ces défenseurs acharnés des droits et des libertés qui constituent un pilier important de l’Etat de droit et de la démocratie « La présente rentrée du barreau, placée sous le thème « les libertés dans les politiques de sécurité » interpelle les différents acteurs sur la nécessité d’une réappropriation de leur mission de protection et de promotion des droits fondamentaux que sont, entre autres, la liberté et la sécurité. Elle témoigne aussi de l’intérêt que portent l’ensemble des acteurs au renforcement et à l’ancrage des valeurs républicaines au Burkina Faso. Ces efforts du barreau participent de la dynamique engagée dans notre pays depuis quelques années pour rendre la justice apte à relever les défis cruciaux de sécurité juridique et judiciaire des personnes et des biens, dans un environnement de plus en plus complexe. En effet, en décidant de tenir votre rentrée sur le thème des libertés dans les politiques publiques de sécurité, vous touchez à une problématique à la fois des plus anciennes et des plus actuelles », a déclaré le chef de l’Etat. Le Président du Faso a par ailleurs exhorté l’ensemble des avocats au « renforcement continu de leurs capacités pour assumer avec professionnalisme leur rôle dans la construction d’une justice de qualité » avant de les rassurer que « le gouvernement, dans un esprit de dialogue et de concertation, reste ouvert à toute proposition visant à accompagner et à soutenir leurs efforts dans ce sens ». La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

72 heures de l’ISTIC : les étudiants invitent à la réflexion sur le métier du journalisme dans un contexte de terrorisme

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Dans le cadre des activités de l’étudiant-journaliste, l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) a organisé un panel sur le thème : « Média et terrorisme ». Au cours de ce panel, quatre communications portant sur « la gestion de l’information dans un contexte marqué par le terrorisme », « le traitement de l’information liée au terrorisme par la RTB/Télé », « l’investigation journalistique dans un contexte de terrorisme au Burkina Faso » et « la collaboration entre forces de sécurité et media dans un contexte marqué par le terrorisme » ont été animées par des acteurs du domaine de la communication et des représentants des forces de défense et de sécurité.
Les échanges ont notamment porté sur le rôle combien important du journaliste, tenu par son devoir d’informer et celui de ne pas servir le terrorisme auquel, la publication de certaines informations profiterait. A travers des cas précis au Burkina comme en Occident, des panelistes ont évoqué des manquements d’hommes de médias dans des situations d’attaques terroristes. Par ailleurs, il est ressorti que la collaboration avec les forces de défense et de sécurité s’avère indispensable, et ce pour un objectif commun, à savoir venir à bout de la menace terroriste. Le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou qui a présidé les débats, a félicité les étudiants pour la pertinence du thème du panel et les a invités à tirer profit des enseignements. La tenue de ce panel marque le lancement des activités des 72h de l’ISTIC. Celles-ci se poursuivent jusqu’au 29 avril avec notamment la rencontre des ainés du domaine de la communication pour un partage d’expérience. DCPM/MCRP

Attaque à IN-ABAO: le Ministre d’Etat, Ministre de la sécurité communique

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Le ministre de la Sécurité, ministre d'Etat, Simon Compaoré (à g.)
Ce jour 27 avril 2017, aux environs de 10H00, deux individus armés, sur une moto, ont attaqué une équipe de la direction régionale du Ministère de l’Eau et de l’Assainissement à IN-ABAO, un village de la commune rurale de Tin-Akoff, province de l’Oudalan, dans la région du Sahel. L’équipe qui conduisait un véhicule bleu TOYOTA hilux, immatriculé 11 AA 7431 BF, était composée de quatre personnes. Les assaillants ont pris en otage deux personnes : un agent de la direction régionale de l’Eau et de l’Assainissement et le point focal de la direction régionale de l’eau auprès de la mairie de Tin-Akoff et sont partis avec le véhicule. Le Gouvernement, tout en condamnant cet acte ignoble, informe les populations que des instructions ont été données aux forces de défense et de sécurité et des contacts pris avec les pays voisins pour retrouver les deux compatriotes enlevés. Il appelle les populations de la zone à collaborer en appelant aux numéros verts des services de sécurité en cas d’informations pouvant orienter les recherches. Ces numéros sont : 1010 ; 17 ; 16 ; 80 00 11 45. Enfin, il tient à rappeler aux citoyens que la vigilance et la collaboration avec les forces de défense et de sécurité doivent être des comportements de tous les jours pour un Burkina Faso de paix et de sécurité.
Le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité Simon COMPAORE Grand Officier l’Ordre national

Burkina Faso: le procès du dernier gouvernement de Luc Tiao renvoyé au 4 mai prochain

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Le procès du dernier gouvernement de Beyon Luc Adolphe Tiao  sur les victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014, qui s’est ouvert ce 27 avril 2017 à Ouagadougou a été renvoyé au 4 mai 2017. En plus du ministre de la Défense de l’époque, Blaise Compaoré, ils sont cinq (5) à manquer à l’appel à la barre ce matin.  Il est 9h20 mn dans la salle du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou quand la Haute Cour de justice fait son entrée dans la salle. Dès l’entrée principale, un dispositif sécuritaire impressionnant est mis en place. Tout le monde a été fouillé conformément aux dispositifs préétablis et les sacs sont passés au scanner. La priorité est réservée à ceux ayant des badges. Quelques instants après, la salle a refusé du monde. « Restez dehors s’il vous plaît, il n’ y a plus de places. Il y a des baffles pour ceux qui n’auront pas accès à la salle » dit un agent de sécurité. Dans la salle, au premier rang des accusés, était présent l’ex Premier ministre Luc Adolphe Tiao, vêtu de  « faso danfani » en demi-saison avec un pantalon bleu, montre à la main gauche et une chaîne dorée au cou. A ses côtés, y étaient aussi ses ministres de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Salifou Ouédraogo, Amadou Diemdioda Dicko, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Djibril Bassolet et de l’ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré en qualité de témoin. A l’appel nominatif des prévenus, six manquent à l’appel, Blaise Compaoré en sa qualité de ministre de la Défense lors des faits, les ministres Assimi Kouanda, Marie Noël Bembamba, Salif Lamoussa Kaboré, Tinga Jérémie Ouédraogo, Koumba Boli. A l’appel de Blaise Compaoré, c’est un rire fou qui envahit la salle. Le président de la Haute Cour, Mathieu Ouédraogo a constaté que des accusés comme Baba Djémé et Baba Hama n’avaient pas de conseil. « Vous n’avez pas de conseil? » s’est exclamé le président de la Cour, « vous n’en voulez pas? » a-t-il insisté. « Je vais me défendre » répond le prévenu, Baba Djémé. » Il en est de même pour vous Baba Hama? Oui monsieur le président!, a retorqué Baba Hama. « Il leur faut un conseil commis d’office », dira le barreau. « D’accord, nous allons arbitrer ». A la fin de l’appel, l’avocat de l’ex ministre de la Sécurité, Jérôme Bougma prend la parole, « mon client n’a pas été appelé monsieur le président« . Aussitôt rappelé, le prévenu s’est invité à la barre aux côtés de ses anciens collègues. Après s’être présentés devant la Haute Cour, le président de ladite cour les a invités à rejoindre leur place. Une occasion pour les deux généraux Bassolet et Nabéré Traoré se donner des accolades. Aussi, la Haute cour constate également la présence des témoins comme les généraux Gilbert Diendéré et Honoré Nabéré Traoré, l’ex CEMGA. renvoi du procès au jeudi 4 mai prochain Puis le président Ouédraogo proclame la demande de renvoi du procès à la demande du Bâtonnier de l’ordre des avocats en raison de leur rentrée solennelle ce 27 avril même. C’est ainsi que la date du 3 mai a été proposée par la Haute cour. Après concertation, les avocats ont demandé plus de temps et ont proposé la date du 11 mai. « Monsieur le président vous savez que votre jugement est sans appel, donnez nous du temps » ont-ils demandé. Une date que le ministère public trouve très loin. C’est alors que chaque camp a consulté ses membres. Le dernier mot revenant à la Haute Cour, c’est la date du jeudi 4 mai qui a été retenue c’est-à-dire dans une semaine, donnant ainsi lieu à la levée la séance. Sur insistance des journalistes, Luc Adolphe Tiao a finalement lâché quelques mots. « Jai confiance à la justice, je n’ai pas peur, il y a rien à craindre » , a déclaré l’ancien Premier ministre. Même son de cloche pour son ministre d’État, Ministre chargé des Relations avec les Institutions et des Réformes politiques d’alors Arsène Bongnessan Yé qui déclare « Je suis très serein. Je me sens bien. » C’est à bord d’un car de la gendarmerie que les prévenus ont rejoint leurs cellules en attendant le 4 mai. En rappel, ils sont accusés de « complicité d’homicides volontaires, de coups et blessures volontaires sur les manifestants contre la modification de l’article 37 les 30 et 31 octobre 2014. Y. Alain Didier Compaoré