JT de 20h du 21 mars 2017

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Communiqué du Directeur général des impôts relatif au paiement des impôts et taxes

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Le Directeur Général des Impôts a l’honneur d’informer tous les contribuables qu’ils peuvent continuer à s’acquitter de leurs impôts et taxes auprès des banques, malgré la grève observée par le Syndicat National des Agents des Impôts et des Domaines. Tous les contribuables qui se seront acquittés de leurs impôts et taxes auprès des banques mais qui n’auront pas pu déposer leurs déclarations fiscales dans les délais requis, seront exemptés de pénalités. Ouagadougou, le 20 mars 2017 La Directrice Générale Adjointe des Impôts Catherine COULIBALY Chevalier de l’Ordre National

Message du Ministre de l’Eau et de l’Assainissement à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2017

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Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la résolution A/RES/47/193 qui consacra le 22 mars de chaque année « Journée mondiale de l’Eau », à compter de l’année 1993. Depuis 25 ans donc, la Communauté internationale  commémore cette Journée du 22 Mars ; en 2017, c’est autour du thème « Pourquoi les eaux usées? » que les pays sont invités à consacrer, selon le contexte national, l’ensemble des activités initiées à cette occasion. Cette année, la célébration a lieu dans la deuxième année des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, définis par l’Assemblée générale des Nations Unies. Au Burkina Faso, le droit d’accès de l’ensemble de la population à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, de manière équitable et en respect du genre, basée sur l’approche fondée sur les droits humains, est désormais consacré dans la Constitution. Cet  acte fort du législateur  marque la volonté du Burkina Faso de créer les conditions favorables à l’atteinte de ce noble objectif. Mon département a décidé de célébrer l’évènement au plan national sous le thème : Eaux usées, quelles stratégies pour leur valorisation? Pourquoi donc le choix d’un tel thème pour le Burkina Faso? Le sous-secteur de l’assainissement des eaux usées et excréta est caractérisé par des faibles performances en terme d’accès tant en milieu urbain (36,1%) qu’en milieu rural (13,1%) en 2016. Cette situation qui montre que plus de 2/3 de la population burkinabè n’a toujours pas accès à des infrastructures adéquates d’assainissement pour la gestion des eaux usées et ont recours à la nature comme lieu de défécation, nous interpelle sur l’immensité de la tâche à accomplir pour nous mettre en règle. En agglomération, d’énormes quantités d’eaux usées ménagères et professionnelles sont produites journalièrement, par ignorance et par incivisme et sont déversées sans précaution aucune dans les rues, les caniveaux, espaces vides et autres décharges publiques insuffisamment  gérées, créant des désagréments divers aux autres. Le combat de tous et de chacun à son niveau, doit nous conduire à l’éradication totale des nuisances tributaires de cette situation. Ainsi donc, le thème choisi pour la commémoration de la Journée mondiale de l’eau au Burkina vise à interpeller notre conscience collective sur l’adoption d’une stratégie visant à répondre efficacement. Pour faire face à cette situation, une place de choix est faite dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) qui constitue le nouveau référentiel de développement économique et social durable pour soutenir le Programme du Président Roch marc Christian KABORE, pour d’énormes opportunités de choix pour la résolution des problèmes liés à l’assainissement. Le programme national d’assainissement des eaux usées et excréta (PN AEUE), fondé sur des principes d’implication et de participation active de toutes les couches de la population à travers des approches innovantes et communautaires, est un instrument stratégique sectoriel à la disposition des acteurs. L’analyse actuelle du sous-secteur, ces chiffres comparés aux résultats de  l’enquête nationale sur l’assainissement réalisée en 2010 qui avait révélé que 6 ménages sur 10 utilisaient la nature traduisent, malgré leur faiblesse, les efforts consentis par l’Etat et les populations, avec le soutien des partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile tout au long de la mise en œuvre du programme national d’approvisionnement en eau potable et assainissement. Les principaux défis du sous-secteur de l’assainissement sont liés à (i) la question du cadre institutionnel visant à inciter les populations à prendre en charge la construction de leurs propres ouvrages tout en respectant les normes technologiques édictées par l’autorité en charge de l’assainissement; (ii) la problématique du transfert des compétences et des ressources  pour accompagner les communes en matière de maîtrise d’ouvrage; (iii) la mobilisation et le déploiement des ressources humaines, techniques et logistiques nécessaires à l’exercice de la mission de régulation, d’appui et de contrôle au niveau central et déconcentré ; (iv) la question de la mise en œuvre des campagnes d’éducation et de communication pour le changement de comportements parallèlement à la mise en place des technologies d’assainissement. Pour répondre à ces nombreux défis, le sous-secteur de l’assainissement se doit d’opérer un certain nombre de mutations tenant compte des aspirations profondes du peuple burkinabè, veillant particulièrement à prendre en compte, les préoccupations des populations les plus pauvres et les plus vulnérables, au regard de l’ampleur de la pauvreté au plan national et particulièrement en milieu rural. Le droit d’accès universel à l’assainissement sur la base de l’approche fondée sur les droits humains doit être une réalité pour tous les burkinabè, sans exclusion. J’interpelle donc l’ensemble de la communauté nationale. Les défis sont énormes et les moyens financiers limités, mais le Burkina Faso dispose des ressources qualifiées nécessaires dont le professionnalisme et l’engagement, avec l’accompagnement des principaux acteurs,  nous permettront de cheminer progressivement vers un accès universel à l’assainissement. Pour finir, je renouvelle ma gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers aux ONG aux associations et à tous les acteurs du secteur pour leurs soutiens permanents apportés à divers niveaux au sous-secteur de l’assainissement. A toutes les personnes qui s’activent sans relâche pour assurer le développement du sous-secteur de l’assainissement, je voudrais exprimer la reconnaissance du Gouvernement ainsi que celle de la nation toute entière. A toutes et à tous, je souhaite une bonne fête l’eau 2017. Niouga Ambroise OUEDRAOGO Officier de l’Ordre National

Journée mondiale de l’eau 2017 : Valoriser les eaux usées pour réduire les risques de pollution

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La communauté internationale commémore ce mercredi 22 mars la journée mondiale de l’eau sous le thème interrogateur « Pourquoi les eaux usées ? » Au niveau national, le thème retenu pour cette célébration est « Les eaux usées, quelles stratégies pour leur valorisation ? » De façon générale, les pays en développement connaissent de nombreux problèmes de gestion des eaux usées à cause de l’urbanisation et de l’industrialisation. En effet, toute activité humaine produit des eaux usées qui sont des eaux chargées en éléments polluants. Il s’agit essentiellement des eaux usées domestiques et des eaux usées industrielles, mais elles peuvent aussi avoir une origine agricole, artisanale ou autre. D’autres pollutions de l’eau peuvent venir du rejet d’éléments solides comme du plâtre, de la terre ou des résidus organiques (cheveux, tiges, pulpes, noyaux…). Et même s’il ne s’agit pas de produits à action chimique, ils ont néanmoins une action polluante dans les milieux aquatiques. C’est à ce titre que les différents usages de l’eau sont des sources essentielles de production d’eaux usées qui sont quotidiennement rejetées dans la nature, dans les retenues d’eau, le plus souvent sans aucun traitement. L’assainissement consiste à traiter ces eaux usées avant leur retour dans le milieu naturel afin de protéger la santé publique ainsi que l’environnement contre les risques liés à ces rejets. L’impact négatif des eaux usées sur l’homme et son environnement Au Burkina Faso, l’expansion des eaux usées est surtout remarquable dans les deux grandes villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et aussi dans certaines zones minières. Chaque jour, des grandes quantités d’eaux usées générées par les ménages et les industries, ainsi que les eaux pluviales, sont déversées dans l’environnement, surtout dans les quartiers périphériques. On évalue à plus de 80% la quantité d’eaux usées directement déversées dans la nature sans être traitées ni réutilisées et, ce, avec des risques énormes sur la santé humaine, animale et végétale. Ces eaux polluées se retrouvent très rapidement dans la chaîne alimentaire et sont à l’origine de plusieurs épidémies venant de  la contamination des eaux et des plantes. A cela s’ajoute le faible taux d’accès à l’assainissement en milieu rural qui est estimé à 13,1% en 2016. Une situation qui augmente le risque de propagation de certaines maladies comme la typhoïde, le choléra, la dysenterie, surtout chez les enfants. Ainsi, chaque année, près de 12 800 enfants de moins de cinq ans meurent dans notre pays à cause de l’insuffisance d’un système d’assainissement adéquat. A côté de ces réalités, il faut ajouter la pollution des ressources en eau par les eaux usées directement ou indirectement éjectées dans les retenues d’eau, et qui peuvent se révéler hautement toxiques pour l’homme et son entourage. A ce propos, des morts d’animaux de même que des cas d’intoxication sont souvent constatés dans les zones d’exploitation artisanale de l’or. Dans ces localités,  l’écosystème est généralement perturbé et on note un appauvrissement de la biodiversité. Pour une revalorisation des eaux usées Face à toutes ces menaces qui pèsent sur l’homme et son environnement, le ministère de l’eau et de l’assainissement, à travers ses structures rattachées et de mission, comme la Direction générale de l’assainissement, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et le Secrétariat permanent     pour la gestion intégrée des ressources en eau, a entrepris de nombreuses actions pour améliorer le système d’assainissement au Burkina. C’est dans cette perspective que de nombreux textes juridiques ont été élaborés, notamment les textes sur les normes de rejet des eaux usées. En outre, les différents acteurs de l’eau et de l’assainissement du ministère, appuyés par les Organisations non gouvernementales, les associations et les chercheurs, travaillent à l’amélioration du taux d’accès à l’assainissement à travers des actions d’information, de sensibilisation et de plaidoyer entre autres. Par ailleurs, des études de valorisation des eaux usées sont également expérimentées au Burkina Faso. La création des stations de collecte et de traitement des eaux usées implantées à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso permettra non seulement d’améliorer le système de gestion de ces eaux de mauvaise qualité, mais aussi de les recycler pour les réutiliser dans l’agriculture et l’élevage, voire dans la consommation humaine. Du reste de façon générale, pour éviter la  contamination des ressources en eau par les eaux souillées, des centres de traitement des boues de vidange ont été construits dans les grandes villes. Toutefois, en dépit de ces efforts consentis par le Gouvernement et ses partenaires au développement, beaucoup reste encore à faire en matière de développement des services d’assainissement. C’est dans ce sens que l’engagement de tous à travers de petits gestes revêt un caractère important, car le problème d’assainissement est d’abord une question de changement de comportement et d’attitudes. Et en cultivant de bons réflexes dans les ménages par la construction de puisards et de latrines, l’on pourrait participer à minimiser le péril fécal. De même, le respect des normes de rejet des eaux usées par les industriels pourra améliorer la situation. Aussi les industries consommatrices de grandes quantités d’eau, gagneraient à recycler leurs eaux usées en vue de les réutiliser pour le refroidissement des machines ou le rinçage des outils de travail entre autres. Et c’est par autant d’efforts que le pays pourra satisfaire la demande de plus en plus croissante en eau. Ministère de l’Eau et de l’assainissement