CILSS : Le Burkina Faso accueille les travaux de la 51ème session ordinaire du conseil des ministres

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Dans le cadre de l’animation de ses instances statutaires, le Comité Permanent Inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) organise, le 30 Juin 2016 à Ouagadougou, les travaux de la 51ème session ordinaire de son Conseil des Ministres. La cérémonie d’ouverture sous la présidence de Monsieur Jacob OUEDRAOGO, ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, est prévue à 9 heures, dans la salle de Conférences de Ouaga 2000. Prendront part à cette session ministérielle, tous les ministres en charge de l’Agriculture des treize (13) pays membres de l’institution, ainsi que des invités spéciaux. L’ordre du jour de la session prévoit l’examen et l’adoption de documents statutaires du CILSS, des échanges autour des questions de grande importance telles que la nouvelle organisation institutionnelle du CILSS, le renforcement de la coopération avec la CEDEAO et l’UEMOA ainsi que la problématique du renforcement de la productivité de la pomme de terre et de la gomme arabique dans l’espace CILSS. Pays- siège du CILSS, le Burkina Faso est fier d’accueillir la 51e session ordinaire du Conseil des ministres de l’institution.Le Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques a pris toutes les dispositions pour l’accueil chaleureux des ministres représentant les Etats membres et des invités spéciaux. Avec le CILSS, un autre Sahel est possible ! Service d’information du gouvernement

Construction de l’Echangeur du Nord : Déviation pour une meilleure circulation

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Dans le cadre de la construction de l’Echangeur du Nord, le Ministère des Infrastructures informe l’ensemble des usagers que les rues suivantes seront fermées à la circulation à compter du 29 juin 2016 :
  • la RN 02 sera barrée à partir de son intersection avec la rue BIRBA (11.22) jusqu’à son croisement avec le rond-point de la jeunesse. il s’agit du tronçon compris entre le marché de Baskuy passant par le pont Baskuy, la gare de Tampouy et le rond-point de la jeunesse.
  • la rue 22.02 sera barrée à partir de son intersection avec la rue 22 .17 jusqu’à son croisement avec la rue Pagatenga (RN22). Il s’agit du tronçon de route reliant le quartier TANGHIN au quartier TAMPOUY et passant par le service d’hygiène ;
  • la rue Pagatenga (RN22) sera barrée à partir de son intersection avec les rues 22.110 et 22.111 jusqu’à son intersection avec l’avenue du Naam (RN02). Il s’agit du tronçon de route compris entre le CMA PAULVI et le commissariat de police de TAMPOUY.
Pour faciliter les déplacements, les usagers sont invités au respect des panneaux qui indiquent les voies de déviation aménagées à cet effet pendant la durée des travaux. Le Ministère des infrastructures s’excuse des éventuels désagréments causés par ces fermetures temporaires de voies. Il appelle chacun au respect scrupuleux des présentes consignes de sécurité qui contribueront à rendre fluide les déplacements et faciliteront la réalisation des travaux. DCPM / Ministère des Infrastructures

Permis de conduire et cartes grises des véhicules : le gouvernement Burkinabè modernise

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(Paris, 28 juin 2016) Le gouvernement du Burkina Faso veut moderniser et sécuriser la production des documents de transport, notamment les cartes grises et les permis de conduire. Le 24 juin dernier à Paris, le Ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la Sécurité routière du Burkina Faso, Souleymane Soulama, et Christophe Fontaine, Directeur général de Oberthur Technologies, ont signé un accord de production de plus de 3 millions de cartes grises et de permis de conduire. Le projet, qui devrait démarrer d’ici à la fin de l’année 2016, va s’étaler sur 5 ans. Montée sur un modèle de partenariat public/privé, la production de ces nouveaux documents s’impose, car depuis 1995, le Burkina Faso n’avait plus renouvelé ses données d’immatriculation. Oberthur Technologies mettra à la disposition du gouvernement du Burkina Faso son savoir-faire dans le domaine. En effet, ces documents seront produits selon la solution de pointe Lasink, qui permet de graver directement dans le document, le portrait du détenteur et un certain nombre de données sécurisées, assurant aux services des douanes, de police, de gendarmerie et des transports, une traçabilité certaine, grâce à un terminal. Le Burkina Faso serait ainsi le premier pays africain à bénéficier de cette technologie, qui offre un gain de sécurité et de fiabilité, tout en confortant les caisses de l’Etat par un apport conséquent de recettes, et par la création d’emplois. « Aujourd’hui, l’Etat perd énormément d’argent du fait des faux permis et des fausses cartes grises en circulation », dira le représentant du gouvernement du Burkina Faso à la signature, le Ministre Souleymane  Soulama, qui a tenu à rappeler le processus transparent par lequel Oberthur Technologies a été désigné à l’issue d’un appel d’offre international ouvert. Une stratégie de communication idoine sera mise en place, poursuivra le ministre, afin que les populations soient bien imprégnées et sensibilisées sur les nouvelles mesures qui seront prises. Pour le Directeur général de Oberthur Technologies, Christophe Fontaine « nous sommes ravis de pouvoir accompagner le gouvernement du Burkina Faso à travers cette technologie très avancée de Lasink. » Les nouveaux permis de conduire et cartes grises seront en polycarbonate extrêmement résistants, ayant une durée de vie de 10 ans. La société Megamonde, représentant Oberthur Technologies au Burkina Faso, par la voix de son directeur Général Nasser Basma, n’a pas manqué d’exprimer sa fierté de contribuer à cette expérience en cours. Le marché conclu pour cette opération de renouvellement des permis de conduire et des cartes crises est d’un montant de plus de 15 milliards de FCFA. service.presse@ambaburkina-fr.org

Tourisme burkinabè : quelles orientations stratégiques pour une relance du secteur ?

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Le secteur du tourisme a connu un développement très important ces dernières années. Cette dynamique s’explique par la volonté des pouvoirs publics de faire du secteur un des piliers de l’économie burkinabè. Cela s’est manifesté en 2009 par l’adoption de la Politique nationale du tourisme (PNT) dont la vision est de faire du Burkina Faso une terre d’accueil et d’hospitalité ; une destination attractive, accessible qui offre des produits touristiques de qualité, diversifiés, visibles et compétitifs. Dans la même lancée, le programme présidentiel met l’accent sur l’amélioration de la qualité et de la compétitivité de l’offre touristique ainsi que sur la promotion de l’image du Burkina Faso comme destination privilégiée des touristes et des investisseurs touristiques. Le tourisme est pourvoyeur de devises Des efforts de valorisation et de promotion du patrimoine touristique ont permis d’atteindre en 2013, 506 600 arrivées de touristes qui ont généré plus de 75 milliards de francs CFA de recettes (Hôtellerie et voyages). L’investissement direct dans le secteur pour la période de 2011 à 2015 s’élevait à plus de 30 milliards de francs CFA pour la réalisation d’Etablissements Touristiques d’Hébergement (ETH). L’entrepreneuriat touristique a connu un développement considérable sur toute l’étendue du territoire. En effet, l’on dénombre 140 agences de voyages et de tourisme, 460 établissements touristiques d’hébergement et 183 restaurants de tourisme en 2015. L’industrie touristique rime avec sécurité Depuis 2014, le Burkina Faso a connu des crises sociopolitiques et sécuritaires qui ont eu un impact considérable sur l’évolution du tourisme. En effet, les arrivées de touristes ont baissé de 3,9% et 3,5% respectivement en 2014 et en 2015. Les crises de ces deux dernières années ont entrainé la fermeture temporaire de deux établissements classés quatre (04) étoiles de la ville de Ouagadougou et d’un restaurant de tourisme. L’étude d’impact des attaques terroristes sur l’activité touristique menée par le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a révélé des pertes directes de plus d’un milliard de francs CFA. Cette situation a conduit les acteurs du tourisme à faire de la question sécuritaire le thème central de la rencontre annuelle Administration Nationale -Secteur privé du Tourisme. En effet, cette rencontre, instituée par arrêté N°2011-003/MCTF/SG/DGT du 11 février 2011, se tient cette année à Kaya du 29 au 30 juin 2016 sous le thème : «le tourisme face à la crise sécuritaire internationale : quelles stratégies pour la relance du secteur au Burkina Faso?». Les actions en vue de relancer l’activité touristique Afin de relancer l’activité touristique, le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme compte mettre en œuvre des actions dans les domaines suivants :
  1. De la promotion de la destination Burkina :
  • mettre en place une stratégie de communication de crise pour rassurer les touristes ;
  • vendre la destination Burkina à l’extérieur en participant aux salons majeurs de tourisme à travers le monde tels que la FITUR de Madrid, ITB Berlin, le Salon de Rambouillet et Top Résa en France, le Taipei International Travel Fair, le Salon International Tourisme Voyages de Montréal sans oublier les salons de tourisme de la sous-région ouest-africaine ;
  • sensibiliser les organisateurs d’évènements à la prise en compte des programmes sociaux (circuits, excursions, tour de ville, dégustation de mets locaux, etc.) dans les grandes manifestations (conférences, colloques, etc.) conformément aux termes de la circulaire №2014-004/PM/CAB du 16 janvier 2014 de SEM le Premier ministre portant Organisation d’excursions touristiques lors des rencontres et des évènements ;
  • mettre en œuvre la Stratégie marketing de promotion de la destination Burkina Faso ;
  • organiser la 11ème édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) du 29 septembre au 02 octobre 2016, sous le thème « Pratique du tourisme et éducation » ;
  • commémorer la Journée mondiale du tourisme (JMT) le 27 septembre 2016.
  1. Du développement de l’entrepreneuriat touristique :
  • opérationnaliser le Fonds de développement culturel et touristique ;
  • lutter contre la concurrence déloyale (para hôtellerie) par l’accompagnement des entreprises touristiques en règle conformément à la circulaire №2014-003/PM/CAB du 16 janvier 2014 de SEM le Premier ministre portant Attribution des marchés publics relatifs à l’hôtellerie, à la restauration et au tourisme ;
  • former les agents des établissements touristiques d’hébergement afin qu’ils puissent faire face à des situations sécuritaires.
  1. De la valorisation et aménagement touristique :
  • aménager et valoriser les sites touristiques majeurs autour des grandes villes de rencontres (Laongo, Bazoulé, Sabou, la Guinguette, Dioulassoba, les cascades de Karfiguéla, les dômes de Fabédougou…) pour une meilleure attractivité de la destination ;
  1. De la mise en œuvre de projets et programmes touristiques
  • mettre en œuvre le Programme de renforcement de l’attractivité touristique de la zone de l’Ouest (PRAT/ZO) ;
  • poursuivre la mise en œuvre du Programme de renforcement de l’attractivité touristique des ruines de Loropéni (PRAT/Loropéni) ;
  • poursuivre la mise en œuvre du Programme de développement des industries touristiques (PDIT) ;
  • mettre en œuvre le Programme de renforcement du Pôle touristique du Centre (PRPT/centre) ;
  1. Du développement du tourisme interne
  • poursuivre la mise en œuvre du programme « Connais-tu ton beau pays ? » qui vise à développer la pratique du tourisme par les nationaux ;
  • mettre en place un cadre de concertation avec les Collectivités Territoriales ;
  • appuyer la mise en place des projets et programmes touristiques locaux ;
  1. De l’amélioration du cadre juridique et institutionnel
  • renforcer le cadre institutionnel (gouvernance, Ressources humaines, infrastructure et équipements) ;
  • poursuivre les opérations de recensement et de contrôle des entreprises touristiques ;
  • poursuivre l’amélioration du cadre juridique et du climat des affaires dans le secteur.
La mise en œuvre de ces actions permettra certainement de faire du Burkina Faso, une destination à ne pas manquer. Cependant, la relance de l’industrie touristique indique que nous nous investissions tous ; les crises et foyers de tension multiples ne sont pas faits pour attirer les touristes, ce sont nos valeurs humaines qui vendent mieux l’image de notre pays. Vivement que chaque Burkinabè joue sa partition !  Ministère de la Culture, des arts et du tourisme.

JT de 20h du 28 juin 2016

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