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Lors de sa conférence de presse le jeudi 2 février 2017, le groupe parlementaire UPC s’est prononcé sur la gestion de l’Assemblée nationale par des allégations mensongères et calomnieuses contre la majorité parlementaire et le président de l’Assemblée nationale.

Le Groupe parlementaire MPP, non surpris par cette duplicité déjà servie en d’autres circonstances, se sent interpellé et tient à rétablir la vérité et la réalité des faits. Il faut d’ailleurs le rappeler, le Règlement de l’Assemblée nationale voté à l’unanimité, et qui a force de loi, a été scrupuleusement respecté dans la mise en place des organes du parlement ainsi que dans la gestion de ces organes.

De la mise en place du bureau et des organes de l’Assemblée

Il est fondamental d’affirmer que la mise en place du Bureau et des Organes de l’Assemblée nationale comprenant les questeurs a été faite par un vote en plénière. Le président débarqué du groupe parlementaire UPC, Monsieur Ido Alitou sait très bien que les questeurs ne sont pas nommés par le Président, ils sont plutôt élus par les députés en plénière. C’est ainsi que le 12 janvier 2016, conformément au Règlement de l’Assemblée nationale, il a été procédé à l’élection des questeurs. Du reste, le groupe parlementaire UPC n’a pas présenté de candidats au poste de questeurs.

Monsieur Ido Alitou était bel et bien là à la plénière du 12 janvier 2016, mieux une bonne partie de son groupe a voté pour les questeurs ; en témoigne les chiffres. Le procès-verbal de la séance plénière, affiché et publié sur le site web de l’Assemblée nationale rappelle qu’à l’issue du vote, sur les 125 votants du jour, le 1er questeur, du groupe MPP a recueilli : 121 voix « pour » 02 voix « contre » 01 abstention ; pour le 2e questeur, du groupe Burkindlim a obtenu : 117 voix « pour » 05 voix « contre » 02 abstentions.

Ne soyons pas amnésique ! Monsieur Ido alitou, en votre qualité de président du groupe UPC, vous aviez affirmé à cette même plénière : « Bien ! Merci, je précise qu’effectivement nous avons eu une rencontre dans le bureau du Président de l’Assemblée, qui est en réalité une concertation autour des postes du bureau de l’Assemblée, (…) et j’invite les honorables députés de l’UPC à voter conséquemment. ». Votre opinion a même été partagé par la présidente du groupe parlementaire CDP d’alors, et cela en ces termes lors de la même plénière : « Monsieur le Président, en ma qualité de Présidente du groupe CDP, je confirme que nous avons eu, dans le bureau de monsieur le Président et en présence des autres présidents de groupes, une réunion et nous nous sommes accordés sur un bureau issu d’un consensus qui vous sera présenté tout à l’heure. Donc, je me félicite énormément que l’esprit de consensus ait prévalu pour une question qui aurait pu être délicate ».

Comme l’indique la résolution N°001-2016 portant Règlement de l’Assemblée nationale, après une année d’exercice, le renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale a été encore adopté par la plénière, le 20 décembre 2016, à l’unanimité des votants y compris ceux de l’opposition. Que comprendre ? Un homme qui renie son vote après 2 mois seulement.

Il faut souligner que le Président de l’Assemblée nationale a toujours milité pour une culture du consensus dans la gestion de l’Assemblée nationale. Dans ce sens, on peut d’ailleurs se rappeler de l’intervention émouvante d’un de vos collègues de l’UPC et qui disait ceci lors de la dernière session le 20 janvier 2017 : « Nous sommes en fin de session et j’ai quelque chose qui me tient à cœur (…) J’ai eu la chance de faire la quatrième législature et j’ai vu que la septième législature sous votre égide est très relevée. Et les contributions, le débat parlementaire qu’il soit de l’opposition, (la zone de turbulence) -peut être là-bas c’est la zone hybride- vous commentez, vous félicitez, en tout cas, vous argumentez. Et cela, je dois le dire (…) C’est très bien. . Ainsi, avait-il reconnu et salué humblement et honnêtement la qualité du travail, la bonne conduite des débats à l’hémicycle et le management imprimé par le Chef du parlement.

De la transparence dans la gestion de l’Assemblée nationale

Concernant le budget de l’AN, il y a lieu de noter que celui-ci est préparé avec la COMFIB qui le présente en plénière pour adoption. En conséquence les budgets de l’Assemblée nationale 2016 et 2017 ont été soumis à cette procédure. Le budget 2017 a été voté en plénière avec 114 voix pour sur 121 votants. Monsieur Ido Alitou, les députés UPC ont voté pour le budget. Les mécanismes de gestion de l’Assemblée nationale sont connus par tous les députés. Ces mécanismes sont transparents et vérifiables à souhait. A titre d’exemple la COMFIB qui est organisée en 3 sous commissions dont deux d’entre elles confiées à l’opposition dont l’UPC.

Le Président de l’Assemblée nationale lors de la séance plénière du 19 janvier 2017, a rappelé les dispositions du règlement de l’Assemblée nationale, notamment l’article 167, en demandant au président de la COMFIB de mettre en place une commission composée à parité de députés de la majorité et de l’opposition pour réaliser le contrôle interne de la gestion de la questure au titre de l’année 2016. Le procès-verbal de la séance plénière du 19 janvier 2017 en atteste.

Pour ce qui est du fonctionnement du parlement, le Règlement de l’Assemblée nationale est précis. L’article 21 dudit Règlement souligne que : « les Vice-présidents suppléent le Président dans toutes ses fonctions en cas d’absence ou d’empêchement. Ils prennent rang entre eux d’après l’ordre de leur élection sous la dénomination de Premier Vice-président, Deuxième Vice-président, etc. L’ordre de leur préséance est celui de leur élection. »

Concernant le Plan stratégique, nous saluons les démarches du Président Salifou Diallo et sa capacité de mobilisation des partenaires techniques et financiers dans l’élaboration du Plan. Dans le cadre de l’élaboration du Plan, les députés et le personnel parlementaire ont été associés et la démarche a été unanimement saluée. Le Chef de file l’opposition (qui est votre président) a reçu non seulement une copie du plan stratégique, mieux il est nécessaire de rappeler à l’opinion qu’environ 300 millions de FCFA contenus dans ce plan vise le renforcement de l’institution chef de file de l’opposition.

Il n’y pas de structures de l’Assemblée nationale où les députés de l’opposition ne sont pas associés. Dans son fonctionnement de tous les jours, la 7è législature fait preuve de transparence, d’ouverture et de dynamisme. Les députés de l’opposition ont été associés à toutes les structures de l’Assemblée nationale notamment le Bureau de l’Assemblée, la conférence des présidents, les parlements communautaires, les commissions générales, les commissions ad hoc, etc.

Par ailleurs, le groupe MPP trouve que le Président Salifou Diallo est trop conciliant avec vous et vous caresse trop souvent dans le sens du poil pendant les débats. Et il faut le reconnaitre, le Président Salifou Diallo anime de façon dynamique et consensuelle les travaux au sein de l’institution et entretient un bon climat de travail avec l’ensemble des députés et des travailleurs.
Pour ce faire, nous lui renouvelons notre appui et notre soutien ferme. Aussi, nous semble-t-il nécessaire, Monsieur Ido Alitou, de partir du vécu de l’Assemblée nationale pour écrire au lieu de faire des interventions puériles.

Le groupe parlementaire MPP remercie et salue l’ensemble des députés responsables pour leur contribution au renforcement de la démocratie.

Pour terminer, qu’il vous plaise de reconnaitre humblement que le Président Salifou Diallo respecte scrupuleusement le Règlement de l’Assemblée nationale et jouit d’une confiance de l’écrasante majorité des députés.

Ouagadougou, le 03 février 2017

Pour le Groupe parlementaire MPP,
Le Président du groupe,
Hon. Alassane SAKANDE

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