19e journée nationale du paysan : vers l’émergence d’un statut d’entrepreneur rural
La cérémonie officielle d’ouverture de la 19e édition de la Journée nationale du paysan a lieu ce vendredi 29 avril 2016 à Tenkodogo. Le président du Faso Roch marc Christian KABORE a présidé la cérémonie. Elle a également été ponctuée par la décoration de 70 récipiendaires de développement du monde rural et l’ouverture de la foire agro-sylvo pastorale faunique et halieutique. Cette édition est placée sous le thème « Agriculture et lutte contre le chômage : développer et soutenir l’entreprenariat agro-sylvo pastoral halieutique et faunique pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes. »

Cette année encore le monde du secteur rural s’est retiré cette fois à Tenkodogo pour échanger avec les plus hautes autorités du pays sur les voies et moyens pour développer le secteur agricole burkinabè.
Ainsi 72 heures durant ils seront au nombre de 1 000 délégués du monde rural des différentes régions du pays à discuter directement avec le Président du Faso. C’est autour du thème « Agriculture et lutte contre le chômage: développer et soutenir l’entreprenariat agro-sylvo pastoral halieutique et faunique pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes » que se mèneront les débats.

Pour le ministre de l’Agriculture Jacob OUEDRAOGO, cette édition est particulièrement marquée par la responsabilisation effective des organisations paysannes. Une journée de réflexion de partages d’expériences et de recherche de solutions aux problèmes du monde rural.

« Le gouvernement veut saisir les énormes potentialités offertes par le monde agricole pour combattre le chômage des jeunes » dit-il. Pour lui, les filières agro-sylvo pastorales halieutiques et fauniques représentent de véritables opportunités d’investissement et d’emplois pour les jeunes.
C’est pourquoi il est temps de revaloriser le métier d’agriculteur et d’œuvrer à l’émergence d’un statut d’entrepreneur rural. « Il est donc temps » selon le ministre OUEDRAOGO de changer les regards et les appréciations de la jeunesse sur les métiers de la terre car comme vous le saviez, il est de notoriété publique qu’elle ne ment pas.
Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture dit s’employer à la mise en en œuvre de la politique agricole tenant compte des aspirations de la jeunesse. A cela s’ajoutent la promotion de l’économie rurale l’application adéquate du partenariat public-privé dans le secteur agricole, le développement des chaînes de valeur à l’appui des secteurs du monde rural en équipement, aux renforcements des facteurs de production et à l’appui conseil.
Il invite par ailleurs les parties prenantes à l’entreprenariat agricole des jeunes à savoir les institutions publiques, les structures de financements les techniciens du développement rural à jouer chacun sa partition pour l’épanouissement de la jeunesse burkinabè.

Y. Alain Didier COMAPORE / Bienvenue MEDAH
L’Armée dément la supposée convocation du chef d’Etat-major général des armées par la justice militaire
L’état-major général des armées informe l’opinion que contrairement aux allégations relayées par certains médias, les rumeurs sur une supposée convocation du chef d’Etat-major général des armées par la justice militaire le 27 Avril 2016 sont fausses.
Il invite les populations à rester vigilantes face à ces informations, qui sont de nature à semer la division au sein des Forces Armées Nationales.
Nous invitons par ailleurs les médias à approcher la Direction de la Communication et des Relations Publiques des Armées pour tout besoin d’information. Tout est mis en oeuvre par l’état major général des armées pour accompagner la justice militaire dans l’accomplissement de ses missions en toute indépendance.
Agriculture bio: le bel exemple de Rodrigue SORGHO de Tenkodogo
A l’occasion de la 19e édition de la Journée nationale du paysan, qui se tient du 28 au 30 avril 2016 à Tenkodogo, nous sommes allés à la découverte d’une ferme agro-sylvo pastorale ce jeudi 28 avril 2015. Une ferme bio où élevage et agriculture font bon ménage et font la fierté de son propriétaire. Un exemple de production encouragé par les responsables de l’agriculture de la région.
Rodrigue SORGHO est un spécialiste dans les cultures fruitières à Tenkodogo. Il a créé une ferme depuis 2011. On y trouve des orangers, des papayers, ds goyaviers et autres fruits.
La particularité de Rodrigue c’est son option pour la production bio. Il pratique dans sa ferme la culture maraîchère et surtout l’élevage de volaille (pintades, poules, dindons, oies) et des ruminants (bœufs, moutons, chèvres). Une association élevage-agriculture bien citée en exemple dans la région.
Mathieu TOE est un technicien supérieur d’agriculture, chef de zone de Tenkodogo, qui appui techniquement Rodrigue SORGHO. Il dit admirer son travail et son courage. Pour lui, c’est l’orientation de monsieur SORGHO vers la production bio qui l’impressionne. « SORGHO a décidé de travailler avec le fumier organique. Il fait l’élevage et utilise les défections de ses animaux avec les résidus agricoles pour amender ses sols. » Pourtant dit-il « la production bio n’est pas donné à n’importe qui, il faut avoir les moyens et être déterminer.
« Lui, son élevage lui permet d’avoir du fumier organique en qualité. Il n’utilise plus d’insecticide bio. Nous l’encourageons de multiplier les fosses fumières. Cela lui permettra d’avoir du fumier organique bien décomposé en grande quantité. Ce qui est de l’insecticide, Rodrigue en fabrique à partir des feuilles de nimier et de papayer.
L’amour pour le bio, Rodrigue SORGHO dit l’hériter de son grand père. « Je vis de mon travail même si j’ai d’autres activités connexes C’est un travail que j’ai hérité de mon grand père » avoue Rodrigue SORGHO, il nourrit l’ambition de clôturer la ferme pour pouvoir planter davantage pour faire les cultures de contre saison et agrandir la ferme. « Je vis plus de la ferme que des activités connexes qui me procurent des revenus » assure-t-il.
Pour mieux atteindre son objectif notre spécialiste en culture fruitière s’est attaché les services de 4 aides agriculteurs.
Beaucoup d’autres personnes viennent s’inspirer de cette association agriculture-élevage bien réussie. Ali OUBDA fait partie des employés de SORGHO. Pour lui, c’est une fierté d’apprendre auprès de son maître. « Notre principale difficulté » dit-il « c’est le manque d’eau car notre forage fonctionne avec de l’énergie solaire ».
Pour cette 19e JNP qui se tient dans sa région, Rodrigue SORGHO et ses aides comptent vulgariser leur savoir faire et demander plus de soutien pour produire davantage bio.





















