JT de 20h du 19 juin 2018

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JT de 13h du 19 juin 2018

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Côte d’Ivoire: au moins 10 morts suite à une inondation

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Les habitants d’Abidjan se sont réveillés les pieds dans l’eau.  Une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale économique causant d’énormes dégâts dans plusieurs quartiers.  Plusieurs habitations et de nombreux biens matériels ont subi la rage de la pluie. Des véhicules initialement garées par leurs propriétaires ont été déplacées par les courants. A Yopougon, une commune d’Abidjan, le quartier précaire « Mossikro » a également été littéralement envahie par les eaux. Selon un bilan provisoire fourni par les groupements des sapeurs pompiers (GSPM), au moins 10 personnes ont perdu la vie dans les inondations et 110 autres ont été mises en sécurité. Le GSPM a annoncé avoir installé une clinique de fortune dans l’enceinte de supermarché Cap Nord pour la pris en cahrge des victimes. Source: APRNEWS

Burkina: 54% de Burkinabè défavorables à l’abolition de la peine de mort 

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Le Chargé d’Etudes de l’enquête, Ansseghna Anselme Somda (à g.)
L’Institut pour la Gouvernance et le Démocratie a rendu les résultats de l’enquête sur l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso ce 18 juin 2018, à Ouagadougou. De cette enquête commanditée par l’Afrobaromètre au Burkina Faso, il ressort que 54% des Burkinabè estiment que « la loi devrait conserver la peine de mort pour les personnes qui commettent des crimes violents comme le meurtre, le viol ou les attaques à main armée ». Au moment où l’Assemblée nationale adoptait un nouveau code pénal le 31 mai dernier pour supprimer la peine de mort, 54% de Burkinabè sont défavorables. Pour les besoins de l’enquête  en septembre 2017, le Chargé d’Etudes,  Ansseghna Anselme Somda dit avoir recueilli les opinions de 1200 Burkinabè des villes et campagnes sur les enjeux de la problématique de la peine de mort dans un Etat de droit. Et Il ressort que « plus de 55% de ruraux sont majoritairement favorables à la conservation de la peine de mort par la loi, comparativement aux citadins qui semblent être mitigés : 47% pour et 47% contre », a-t-il signalé. Et faisant partie de cette institution de défense des droits humains qu’est la CGD, M. Somda dit être favorable  avec l’adoption au Burkina du nouveau code pénal abolissant la peine de mort. «la prison à perpétuité, un palliatif à la peine de mort» Pour lui, l’abolition de la peine capitale « renforce l’Etat de droit démocratique», car  « cela permet au Burkina Faso d’être en phase avec le traité de Rome, qui en son article 77, invite les Etats africains à l’abolition de la peine de mort », même si l’article 80 stipule en substance que la question de l’abolition relève de la prérogative des Etats. Face au refus de bon nombre de population contre la suppression de la peine de mort, le Chargé d’Etudes de l’enquête a invité les organisations  de défense des droits de l’homme,  les députés et les partis politiques à mener une vaste campagne de sensibilisation sur le bien-fondé de son abolition. A l’en croire, cela ne participe guère à « la promotion de l’impunité », mais concourt d’une manière ou d’une autre à rendre une justice acceptée par les citoyens à travers l’existence d’autres peines telles « la prison à perpétuité, qui est palliative à la peine de mort, jadis inscrite dans notre corpus». Ansseghna Anselme Somda a, par ailleurs, fondé l’espoir qu’avec plus de communications et de sensibilisations sur une période de 5 à 10 ans, peut-être que les Burkinabè finiront par accepter la suppression de la peine de mort,  à l’instar de la société française,  pour pouvoir se conformer aux autres. Bènonè Ib Der Bienvenue Médah  

Sport et loisirs: un séminaire pour en faire un facteur de développement économique et social

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Le ministère des Sports et des Loisirs tient du 18 au 20 juin 2018 un séminaire sur le développement du sport et des loisirs. Plus de 400 participants du Burkina et d’ailleurs vont partager leurs expériences et indiquer les pistes qu’ils jugent nécessaires pour faire du sport et des loisirs burkinabè un facteur de développement économique et social. Un séminaire sur le développement du sport et des loisirs de 72 heures se tient à Ouagadougou sous l’égide du ministère des Sports et des Loisirs. C’est autour du thème: « Améliorer la contribution du sport et des loisirs à la croissance de l’économie nationale » que se pencheront les experts locaux et internationaux. Pour le ministre des Sports et Loisirs, « les objectifs matérialisent une vision et une ferme volonté de moderniser la gestion du domaine, de créer un environnement propice à l’investissement, de diversifier les sources et de renforcer le financement des activités. En somme, il s’agit de favoriser à terme, une émulation entre les fédérations, en réunissant les conditions afin que les plus dynamiques puissent se prévaloir d’une plus grande capacité économique, d’une plus grande autonomie financière et surtout, d’une capacité à assumer un accroissement conséquent des pratiques. » Pour le ministre Azoupiou il s’agit pour l’Etat d’accompagner le sectoriel qu’est le tourisme et la culture d’une part et le sport d’autre part, afin qu’ils contribuent pour respectivement 8% et 6% pour les deux premiers et pour 10% pour nous, c’est-à-dire le sport, à la croissance de l’économie nationale à l’horizon 2020. Car pour lui, l’ambition du Président du Faso qui ambitionne de faire du domaine des sports et des loisirs « des industries de services créatrices de richesses et d’emplois pour la jeunesse d’une part, et des industries qui participent à élever le niveau de conscience culturelle du peuple et à assurer le rayonnement international du Burkina Faso, d’autre part ». Un vision qui consiste à:
  • Renforcer les capacités des acteurs des industries culturelles, touristiques et sportives ;
  • Créer les conditions propices à l’expression et au rayonnement des talents des artistes et sportifs ;
  • Améliorer la disponibilité et l’accessibilité des infrastructures ;
  • Améliorer la qualité et la compétitivité de l’offre touristique nationale afin de promouvoir l’image du Burkina Faso comme destination privilégiée des touristes.
Ainsi, plus de 400 participants venus d’horizons divers, dont des experts étrangers travailleront en continue sur trois (3) jours en plénière et en commissions autour de trois (3) thématiques qui sont :
  • la professionnalisation de la gestion et de l’administration du sport ;
  • les enjeux de la formation dans le domaine des sports et des loisirs ;
  • la contribution du sport à la croissance de l’économie nationale.
Des thématiques qui ont été déclinées en modules feront l’objet de présentation par des experts suivies de débats dans les commissions. Pour le comité national d’organisation, Boureima Sy, « cette initiative du département, qui réunit les principaux acteurs du domaine nous donne l’occasion d’accorder nos violons sur les modes opératoires et un processus d’exécution, intégrant diligence et efficacité suivant une démarche inclusive » dira t-il. Elle ambitionne également de bâtir un sport compétitif et capable d’être performant dans la durée. Y. Alain Didier Compaoré