La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Hélène Marie Laurence Ilboudo au côté du porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou
Le point de presse de ce vendredi 25 mai a été consacré aux activités du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille. L’actualité nationale et internationale a constitué un moment important de cet échange direct, avec notamment la rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taiwan sujet évoqué avec le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement.
Face aux hommes et femmes de médias, la Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Hélène Marie Laurence Ilboudo a été la première à passer au crible les activités à mener par son département. Entre autres activités, la ministre a planché sur le lancement du projet de filets sociaux au Burkina Faso et le forum national des personnes vivant avec un handicap prévu pour les 4 et 5 juin prochain.
Sur le premier point, axé sur le lancement du projet de filets sociaux, elle a indiqué que ce projet est issu d’une filière de convention de financement mis en vigueur le 26 septembre 2014 entre le gouvernement du Burkina Faso et la Banque mondiale. ce projet vise à « accroître l’accès des ménages pauvres vulnérables aux filets sociaux et d’établir les fondements d’un système adaptatif de filets sociaux au Burkina Faso », a-t-elle poursuivi.
Ce projet, de l’avis de la Ministre, comporte 3 composantes et « intervient essentiellement dans le domaine des transferts monétaires et des mesures d’accompagnement portant sur la nutrition, le développement primitif de l’enfant, l’hygiène, l’assainissement ». Le projet couvre actuellement plus de 10 provinces reparties en 4 régions à savoir : les régions du :
Nord (Yatenga, Zondoma, Lorum et Passoré),
de l’Est (Gourma, Kompienga et Tapoa),
du Centre-Est (Boulgou et Koulpelogo) et
du Centre-Ouest (Boulkiemdé et Sanguié).
Le nombre total des ménages bénéficiaires des transferts monétaires est estimé à 114 500 soit environ 800 000 individus pour un montant total de plus de 4 milliards de F CFA.
Les journalistes lors du point de presse du gouvernement« Le forum national des personnes vivant avec un handicap prévu les 4 et 5 juin 2018 »
Sur le 2e point, la ministre Ilboudo a annoncé la tenue du forum national des personnes vivant avec un handicap les 4 et 5 juin 2018 à Ouagadougou, sous le thème : « autonomisation sociale et économique des personnes vivant avec un handicap : état des lieux et perspectives ».
Pour elle, ce forum s’inscrivant sous l’axe 2 du PNDES servira de cadre de réflexion avec tous les acteurs au niveau national sur la question de l’ « inclusion effective des personnes vivant avec le handicap au Burkina Faso ». A l’en croire, au regard des statistiques, seulement 2,2% de personnes vivant avec le handicap sont actives. Et l’engagement du président du Faso, prévoit la hausse de ce taux à 50% d’ici 2020 .
Ce forum réunira 8 personnes vivant avec un handicap en collaboration avec des Organisations des sociétés civiles et sera financé par le budget de l’Etat à hauteur de plus de 106 000 000 F CFA.
« la prise en charge des familles des victimes des attentats »
Au cours de ce point de presse, elle a aussi souligné la prise en charge des familles des victimes des attentats par son département. Pour elle, « C’est une stratégie du gouvernement à pouvoir accompagner les familles à s’en sortir ».
Sur la rupture des relations diplomatique avec la Chine Taiwan, le porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou a signifié la volonté du Burkina Faso d’ « améliorer ses partenariats » par rapport au processus et engagements sous régionaux entretenus avec la Chine Taiwan. Et dans ce sens, poursuit-il « il y a nécessairement des choix à faire, bien que cette coopération ait produit des fruits».
Mais pour ce qui est du délai des relations, le ministre Dandjinou a ajouté que son collègue des Affaires étrangères et l’ambassadeur de la Chine Taiwan au Burkina, ont pris toutes les dispositions pour une issue favorable. «On est tombé d’accord que d’ici un mois tout devrait être terminé pour que nos différentes ambassades respectives soient fermées et que l’ambassadeur Amina Congo /Sana puisse rentrer avec toute son équipe», a rassuré le porte-parole du gouvernement.
Et s’agissant du sort des étudiants burkinabè en Chine Taiwan, Remis Fulgance Dandjinou a indiqué que les différents départements de la diplomatie ont fait le point de tout ce qui était en cours. Et des dispositions ont été prises « soient à l’interne (Taiwan), soient pour ceux qui veulent partir pour leur permettre de poursuivre» leur cursus.
Bènonè ib Der Bienvenue Médah
La Commission de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie du Conseil supérieur de la communication a procédé à l’audition du directeur de publication du journal « Le Dossier » le vendredi 18 mai 2018 au sein de l’institution. Ce, après plusieurs reports dus à la tenue du procès du putsch de 2015 auquel les parties prennent part. Cette audition fait suite à une plainte pour calomnie et diffamation introduite le 23 février 2018 par monsieur Soahonla Mathias Tankoano, avocat, conseiller spécial du président du Faso, contre le journal.
La plainte a mis en cause un article intitulé : « Affaire coup d’Etat de septembre 2015 : l’intrusion abracadabrantesque de Kosyam dans le prétoire du tribunal militaire », paru dans la livraison n°13 de mars 2018. L’audition, qui a été contradictoire, a connu la présence du directeur de publication du journal, de l’avocat du plaignant, du président de la commission et des membres de l’administration du CSC. Le collège des conseillers devra se pencher incessamment sur ce dossier et prendre une décision finale après concertation.
La Direction de la communication et des relations publiques
Le Ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique, Monsieur Sidi Tiémoko TOURE, a procédé ce jeudi 24 mai 2018, à Abidjan, au lancementdu Fonds d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabé pour l’Insertion des Jeunes (FACIBIJ) dans le cadre du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
La cérémonie de lancement a connu la présence de SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Côte d’Ivoire.
Dans son discours de lancement, le Ministre Sidi Tiémoko TOURE a indiqué que le Fonds d’Amitié Ivoiro-Burkinabè « consacre la réalisation d’un engagement que nos gouvernements respectifs ont pris sous le leadership des Présidents Alassane OUATTARA et Roch Marc Christian KABORE, à l’occasion de la 6ème Conférence du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), en juillet 2017. »
Dans le cadre du TAC, onze accords avaient été signés, notamment dans les domaines de la sécurité, de la défense, de la jeunesse et de la promotion de la femme, des infrastructures routières et ferroviaires, de la coopération administrative, douanière et énergétique.
L’accord au niveau de la promotion de la jeunesse et de la femme a permis de créer un fonds, ayant pour dotation initiale 100 millions FCFA, pour le financement des projets AGR et micro entreprises des jeunes des deux pays, désireux de s’installer à leur propre compte.
Selon le Ministre Sidi Tiémoko TOURE, le Fonds d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè pour l’Insertion des Jeunes (FACIBIJ) vise à développer l’emploi des jeunes dans des projets d’AGR et micro-entreprises à potentiel immédiat, créateurs de richesses et d’emplois. Les secteurs prioritaires privilégiés sont l’agro pastoral, le commerce transfrontalier des produits locaux, l’artisanat et les services.
Monsieur Sidi Tiémoko TOURE a engagé les parties prenantes à dérouler rapidement et en synergie les projets et programmes du dispositif d’appui à l’auto emploi suivant les modalités de mise en œuvre pour le plus grand bonheur des jeunes.
« Ensemble, main dans la main, je suis convaincu que nous parviendrons à relever les défis de l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso », a conclu le Ministre Sidi Tiémoko TOURE de la Promotion de la Jeunesse, de l’Emploi des Jeunes et du Service Civique.
Service PresseAmbassade du BurkinaAbidjan
24 ans après la reprise des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, le Burkina a décidé ce 24 mai 2018 d’y mettre un terme. Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) estime qu’en rompant avec la Chine Taïwan, le Burkina a fait le choix de la raison diplomatique et celui des intérêts des Burkinabè. La Chine Taïwan a accompagné le Burkina sur les sentiers de son développement et différents secteurs ont bénéficié de cet apport à bien des égards. Le Burkina Faso, de son côté, a œuvré au sein de la communauté internationale à promouvoir les choix diplomatiques opérés par Taipeh.
Notre pays se doit cependant de se joindre au concert des nations pour y apporter notre spécificité et préserver nos intérêts
Dans ce monde où les centres de décisions se déplacent suivant une géopolitique qui embrasse les aspects technologiques, économiques, culturels et sociaux, le Pays des Hommes Intègres doit tenir compte de ces paramètres essentiels pour son essor. Les enjeux nouveaux de toute nature sont apparus dans les relations internationales et il convient, selon le MPP, que le Burkina revoit et impulse une nouvelle dynamique dans ses rapports avec le reste du monde.
Le MPP salue la sage inspiration du Président du Faso, M. Roch Marc Christian KABORE, de réorienter notre diplomatie sur l’échiquier asiatique en tenant compte du contexte géostratégique et des forces en présence mais surtout des intérêts supérieurs de notre peuple.
Le MPP apprécie également la vitalité et la capacité de la diplomatie burkinabè, sous le leadership du Président Roch Marc Christian KABORE, à s’adapter à l’évolution du monde.
Le MPP invite le gouvernement burkinabè à tout mettre en œuvre pour parvenir à une gestion efficiente de cette rupture de raison.
Le Secrétaire exécutif national du MPPLassané SAVADOGO