BILAN DE L’OPERATION DE LUTTE CONTRE L’INCIVISME EN CIRCULATION ROUTIERE AU TITRE DE LA PERIODE DU 31 MAI AU 29 JUIN 2016
Durant la période du 31 mai au 29 juin 2016, la Direction Régionale de la Police Nationale du Centre (DRPN-C) a déployé deux cent cinquante (250) agents par jour sur une vingtaine de carrefours sans compter le personnel d’appui.
Au cours de cette période, trois mille huit cent cinquante (3850) engins à deux (02) roues ont été saisis, deux cent vingt-quatre (224) tricycles mis en fourrière, deux cent deux (202) véhicules automobiles ont également été mis en fourrière.
Pour ce qui est des documents saisis, on note cinq cent quarante-trois (543) permis de conduire et deux cent cinquante-quatre (254) cartes grises au cours de la même période.
Des amendes forfaitaires à hauteur de trente-sept millions six cent deux mille cinq cents (37 602 500) francs CFA ont été recouvrées et versées au Trésor Public.
La conséquence immédiate de cette opération est la réduction du taux d’accidents car de neuf cent vingt-cinq (925) cas d’accidents constatés par mois dans la ville de Ouagadougou de la période de janvier à mai 2016, on est passé à sept cent trente-cinq (735) cas constatés au mois de juin, soit une baisse d’environ 20%. Une autre conséquence est la tendance au respect du code de la route par les citoyens et la fluidité de la circulation. Enfin, il y a le fait que la population contribue à ramener les usagers qui enfreignent au code de la route et qui refusent d’obtempérer aux interpellations des Policiers sur le droit chemin.
La Police Nationale encourage de telles actions de la part des citoyens et les invite à continuer dans ce sens afin qu’ensemble nous puissions réduire l’incivisme à des proportions acceptables car jusqu’à présent, en moyenne deux cents (200) engins à deux (02) roues sont saisis par jour ; toute chose qui laisse croire que l’incivisme a encore droit de cité.
Division de la Communication et des Relations Publiques de la Police Nationale
Le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples a rendu public ce vendredi 1er juillet 2016 à Ouagadougou son rapport annuel sur l’état des Droits humains au Burkina en 2015. Il ressort que durant cette année transitoire, des exactions ont été commises et beaucoup de Droits ont été violés.Le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré remettant le rapport au ministre d’Etat Simon Compaoré
Le tableau de l’état des Droits humains au Burkina en 2015 n’est pas reluisant. C’est ce qui ressort du rapport 2015 du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP).
Selon ce rapport, 2015, année post-insurrectionnelle au Burkina, fut une année pleine d’espoirs pour les Burkinabè. « Malheureusement, pour l’essentiel ces espoirs ont été déçus ; la transition ayant fait de l’organisation des élections sa mission essentielle. De ce fait, elle n’a pas su incarner la rupture tant voulue avec les pratiques du passé. L’année 2015 n’a malheureusement pas connu la vérité et la justice pour les martyrs de l’insurrection populaire et pour tous les autres dossiers de crimes impunis. La vie est demeurée aussi chère pour bon nombre de Burkinabè, les confinant ainsi dans une pauvreté qui ne dit pas son nom. »Plusieurs militants des Droits humains ont été témoins de la présentation du rapport
Ainsi dans ce rapport de 80 pages, ressortent de nombreux cas de violations de droits humains, d’atteinte au droit à la vie, de mauvais traitements et de tortures et autres atteintes à l’intégrité physique de personnes.
Le MBDHP cite en illustration, le putsch du général DIENDERE et de son RSP qui a fait une quinzaine de morts, plus d’une centaine de blessés, ainsi que de nombreux dégâts matériels. A ces exactions, on peut ajouter de nombreux cas d’atteintes aux libertés démocratiques, spécialement de la liberté de presse et d’information.
Le rapport 2015 du MBDHP, révèle également la persistance de l’impunité des crimes de sang et de crimes économiques. Pour le rapport « 2015 a été une année supplémentaire de sommeil pour bien de vieux dossiers pendants tels les dossiers Thomas SANKARA, Norbert ZONGO, Boukary DABO et bien d’autres. »
Pour le président du MBDHP, Chrysogone ZOUGMORE, d’autres cas de violations de Droits humains comme l’éviction forcée de populations de Konkounfouanou à l’Est du Burkina, d’atteintes au droit à la santé au Centre Hospitalier Régional de Ouahigouya et du fait de l’exploitation minière à l’échelle du pays ont été commis.
Le présidium
L’année 2015 a été marquée par plusieurs cas de découvertes suivis d’arrestations de personnes écoulant des produits périmés ou impropres à la consommation sur le marché burkinabè. Cette situation a indigné les consommateurs qui au-delà des rumeurs découvraient ainsi la face hideuse des produits de grande consommation sur nos marchés.
Chrysogone Zougmoré espère que la publication de ce rapport ainsi que son exploitation par les autorités et la population contribuent davantage à l’éveil des consciences des Burkinabè
Au regard de ce sombre tableau, le MBDHP recommande que la lumière soit faite sur toutes les tueries et autres violations des droits humains. Il demande également, entre autres, de traduire de façon effective devant les tribunaux tous les auteurs de ces tueries et autres violations des droits humains.
De plus, le MBDHP recommande de garantir le plein exercice des libertés démocratiques : libertés de réunion, d’organisation, de grève, de circulation, de manifestation sur la voie publique même en période de crise.
En ce qui concerne la lutte contre l’impunité le rapport recommande une prise de mesures nécessaires pour assurer la justice pour tous les dossiers emblématiques de crimes impunis (Thomas SANKARA, DABO Boukary, Norbert ZONGO,…).
Y. Alain Didier COMPAORE