Karim WADE bénéficie d'une grâce présidentielle, ce vendredi 24 juin 2016 (Image d'Archives)
Karim WADE, le fils de l’ex-président Abdoulaye WADE a été gracié dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24 juin 2016 par Macky SALL. Sorti de prison en pleine nuit, il s’est immédiatement envolé pour le Qatar.
Après avoir passé trois ans en détention, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade est sorti de la prison de Rebeuss où il était emprisonné, exactement à 1H 30 du matin (GMT), selon Radio France internationale
Condamné en mars 2015 à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite de 138 milliards de F CFA par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), Karim WADE s’est ensuite immédiatement rendu au domicile dakarois de Madické NIANG, ancien ministre des Affaires étrangères de son père et cadre du Parti démocratique sénégalais (PDS).
Karim WADE, vers quelle destination ?
De l’avis de Jeune Afrique, Karim WADE s’est entretenu avec le fils aîné du khalife général des mourides, chez Madické NIANG et est reparti ensuite en direction de l’aéroport Léopold Sedar SENGHOR. Sur le tarmac l’attendait l’avion du procureur général du Qatar, arrivé la veille à Dakar.
Entre 3h et 4h du matin, l’avion s’envole en catimini pour Doha (Qatar), avec à son bord Karim WADE, le procureur général qatari et Madické NIANG.
Bènonè Ib Der Bienvenue MEDAHSource : RFI, Jeune Afrique
Il s’est ouvert le jeudi 23 juin 2016 dans la salle de réunion de l’Ecole nationale des régies financières (ENAREF), l’atelier de réflexion sur le cadre stratégique de développement du Service d’information du Gouvernement (SIG), de 2017 à 2020.
Crée par décret n°2012-772/PRES/PM/MC/MEF du 24 septembre 2012, le Service d’information du Gouvernement est une unité administrative du ministère de la Communication et a pour mission la gestion de la communication gouvernementale.
Présidé par monsieur le Ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, cet atelier qui regroupe plus d’une quarantaine de participants avec pour objectif : réflexion pour un meilleur ancrage institutionnel du Service d’information du gouvernement.
Durant trois (03) jours, les participants vont réfléchir et échanger autour des axes comme l’ancrage institutionnel du SIG, l’autonomie de financement et le renforcement des capacités et le positionnement institutionnel des DCPM pour une meilleure organisation des actions de communication des secteurs ministériels en relation avec le SIG.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la Communication affirme que le SIG assure un véritable rythme à la communication gouvernementale, et travaille à éviter, ou tout au moins à minimiser, les risques de répétition et de déperdition des messages liés à une communication désordonnée.
Trois (03) communications seront faites à l’endroit des participants autour des thématiques suivantes :
Mission et l’évolution du SIG depuis sa création (outils utilisés et acquis) ;
Fonctionnement du SIG (force et faiblesse) ;
Renforcement de capacité et perspectives du SIG à l’horizon 2020.
Les travaux se dérouleront en panel pour les communications, en atelier pour une réflexion autour des axes et en plénières pour la mise en commun des réflexions.
Le Service d’information du gouvernement
Les agents communaux de Bobo Dioulasso observent depuis le mercredi 22 juin 2016, un sit-in de 72 heures de 8h à 11h pour réclamer de meilleures conditions de travail et de vie.Aucune délivrance d’actes d’Etat civil n’est possible dans la commune de Bobo Dioulasso, depuis le 22 juin 2016. Et pour cause, les agents communaux de la Cité de Sya observent un sit-in de 72 heures pour, disent-ils, dénoncer certains dysfonctionnements.
Le secrétaire général communal du SYNATRA-CTB, Lamine PASSOULE explique les raisons de ce mouvement. « Nous sommes des agents qui ont été recrutés pour gérer un certain nombre d’activités au niveau des recettes. Et les régions ont été créées en les donnant une liste des recettes à recouvrer, mais aujourd’hui, ces agents n’ont rien à faire. Ils sont mis de côté et ces tâches sont confiées à d’autres personnes. Face à cette situation, dit-il, «nous avons demandé une correction à ce niveau-là».
Aussi, ajoute-t-il « nous avons des agents qui occupent des postes de permanents mais qui sont payés de manière dérisoire, qui ont, à peine 30 000 francs par mois. Or, il y a une grille salariale qui est là et qui n’est pas appliquée. Alors, nous avons interpelé les autorités sur ce point. Et présentement, nous, agents communaux, ne sommes pas notés ».
Ils dénoncent également la non-opérationnalisation de l’inspection des services municipaux et la mauvaise gestion du domaine public.
Pour lui, « lorsque la commune gère mal ses affaires la population peut se soulever et quand la population se soulève, c’est nous les agents qui en pâtissent. Nous avons perdu notre bâtiment et ça nous sert de leçon et nous interpelons l’autorité pour que certains nombres de faits soient corrigés ».
Si rien n’est fait à l’issue de ces 72 heures de sit-in, ces agents communaux disent ne pas écarter l’idée d’aller en grève pour se faire entendre surtout du ministère de tutelle.
Bènonè Ib Der Bienvenue MEDAHavecSanouhan Christine COULIBALY
Basséké OUATTARA, a failli perdre la vie ce 21 juin
L’élection du conseil municipal de Karangasso Vigué a tourné au drame le mardi 21 juin 2016. 2 morts par balles, une vingtaine de blessés et d’importants dégâts matériels, c’est le bilan enregistré après cet affrontement entre « autochtones » et « migrants ». Le choix d’un candidat par un le MPP pour être maire a été contesté par la population « autochtone » dans cette commune rurale située à une cinquantaine de km de Bobo-Dioulasso.
Basséké OUATTARA a échappé de justesse à la mort, ce mardi 21 juin 2016 à Karangasso Vigué dans le Houet. Il relate sa mésaventure en ces termes : « ils sont venus m’attaquer avec des cailloux, des machettes et des gourdins. J’ai eu plusieurs blessures à la tête. Vraiment ce n’était pas facile pour moi ».« Il y a un manifestant qui a pris un bâton pour m’assommer et j’ai calé cela. Et c’est suite à ça que mon bras est cassé », poursuit-il.
Awa OUATTARA, victime des affrontements Ph. L. KARANTAO
Awa OUATTARA aussi en a eu pour son compte. « J’avais de la farine. Les manifestants ont pris du ciment qu’ils ont versé là-dessus. Mes ustensiles ont été également détruits et mes fenêtres ont été défoncées », explique-t-elle.
Cette situation fait suite au choix contesté de la population autochtone d’un candidat proposé comme maire par un parti politique.
Ph. L. KARANTAO
Le bilan des affrontements fait état de 2 morts par balles, une vingtaine de blessés et d’importants dégâts matériels.
Médiation des autorités
Alertées, les autorités se sont rendues sur les lieux. Celles-ci se sont entretenues avec différentes parties prenantes pour tenter d’apaiser les esprits.
Antoine ATIOU, gouverneur des Hauts-Bassins – Ph. L. KARANTAO« Nous sommes venus d’abord pour témoigner la compassion des autorités nationales et régionales aux populations et leur dire que nous sommes attristés par ce qui est arrivé et leur demander de disposer leur cœur à la paix et nous pouvons trouver les ressorts nécessaires pour retrouver la paix tant rechercher dans cette localité », a indiqué le gouverneur de la région des Hauts Bassins, Antoine ATIOU.
Ph. L. KARANTAO
Pour l’instant, le calme est revenu à Karangasso Vigué. Les forces de l’ordre quadrillent la commune pour empêcher tout autre affrontement entre « autochtones » et « migrants ».Ph. L. KARANTAOMatériel saccagé de Awa OUATTARA Ph. L. KARANTAO Ph. L. KARANTAOMatériel saccagé Ph. L. KARANTAOLe Gouverneur Antoine ATIOU, en médiation Ph. L. KARANTAO Bènonè Ib Der Bienvenue MEDAH avec Moumouni BARRO