Nous sommes dans le mois de ramadan. D’ordinaire, ce mois béni pour les musulmans rime avec la hausse des prix des produits comme le riz, l’huile, le sucre. Toutefois, cette tendance n’est pas confirmée partout cette année à Ouagadougou. Dans certains marchés il y a des hausses d’environ 10 pour 100. D’autres affichent des prix stables.
Le 5ème point de presse du gouvernement Paul Kaba THIEBA, s’est tenu le jeudi 16 juin 2016 à Ouagadougou. Pour ce face à face avec les hommes de médias, trois ministres étaient invités, à savoir le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Filiga Michel SAWADOGO, celui de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin COULIBALY et le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU.
Abordant les questions d’actualité, le Ministre porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU a souligné que pour les résultats définitifs des élections municipales, les uns et les autres devraient tirer un sentiment de fierté. « Certes le taux de participation relativement faible nous interpelle tous, mais l’attitude citoyenne qui a habité nos hommes politiques et les électeurs et qui les a conduits à s’en remettre aux structures habilité pour les différents requêtes, et à accepter le verdict desdites structures, mérite d’être saluée. Il appartient maintenant aux élus locaux de réellement s’atteler à apporter des solutions à tout ce qui touche au quotidien des populations c’est-à-dire : la sécurité, l’eau, l’éducation, la santé l’assainissement etc » a-t-il appuyé.
Il exhorte les conseillers municipaux à trouver dans le dialogue et la concertation, un consensus pour former des bureaux communaux.
Pour ce qui concerne la tenue de la 19ème édition des Galian, le Ministre a précisé que pour cette édition, 279 œuvres sont en compétition et que les meilleures d’entre elles seront primées ce vendredi 17 juin 2016.
Filiga Michel SAWADOGO, Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, a d’entrée rassuré que la session de 2016 du baccalauréat se tiendra à bonne date.
Pour la présente session l’on enregistre au total 71 712 candidats, dont 60 914 candidats au baccalauréat de l’enseignement général, 10 044 candidats au baccalauréat technologique et 754 candidats au baccalauréat professionnel. « Les 71 712 candidats de la session normale 2016, sont repartis à travers 276 jurys, logés dans 120 centres d’examens accueillis dans 39 villes » a-t-il précisé.
Revenant sur les négociations avec les syndicats, le Ministre a précisé qu’un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et ces derniers, le 15 juin 2016 et que les mesures prévues pour le baccalauréat sont immédiatement applicables tandis que celles relatives aux autres aspects sont applicables pour compter du 1er janvier 2016.
Le Ministre en charge de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin COULIBALY a fait un bilan partiel des examens du BEPC, du CAP et du BEP et s’est exprimé sur la crise intervenue dans les cascades suite au refus de deux enseignants de rejoindre leurs postes d’affectation.
Pour le premier aspect, il a signifié que lesdits examens se sont déroulés du 1er au 14 juin 2016.
Pour cette session, selon le Ministre Jean Martin COULIBALY, l’on a enregistré un taux de 29,41% au BEPC, 69,53% au CAP commerciaux et 60,19% au BEP commerciaux.
Pour ce qui concerne le CEP, le Ministre a souligné que les épreuves ont été lancées le 7 juin dernier et que les résultats sont attendus pour ce vendredi 17 juin 2016.
Parlant de la crise dans les cascades, Jean Martin COULIBALY a déploré la dégradation de la situation.
Tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue, il a invité les enseignants concernés à rejoindre leurs postes d’affectation.
Le Service d’information du Gouvernement
A Bruxelles, le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a livré son discours devant ses pairs, le 15 juin 2016 lors de la cérémonie d’ouverture officielle de la 10e édition des Journées européennes du Développement. Voici l’intégralité de son allocution!Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de GouvernementMonsieur le Président de la Commission européenneMesdames et Messieurs les Présidents d’InstitutionMesdames et Messieurs les CommissairesExcellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatique et consulaireDistinguées personnalitésHonorables invitésMesdames et Messieurs
Le Burkina Faso par ma voix se réjouit de l’aimable invitation qui m’a été adressée pour participer à l’ouverture solennelle de la 10ième édition des Journées européennes du Développement.
Aussi, voudrais-je avant tout autre propos, exprimer ma gratitude au Président de la Commission, aux organisateurs de la présente édition ainsi qu’aux autorités belges pour toutes les attentions dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée à Bruxelles, en plein cœur des institutions européennes qui forcent le respect et l’admiration des autres continents.
Je transmets à toutes les personnalités présentes ou représentées, ainsi qu’à tous les participants à cette 10ième édition des JED, les salutations fraternelles et amicales du vaillant peuple burkinabé qui se bat au quotidien pour sa dignité, son émancipation sociale et économique tout en contribuant à la paix, à la sécurité, à la coopération et à la solidarité agissante entre toutes les nations du monde.
Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
C’est avec beaucoup de satisfaction que le peuple burkinabè a réussi sa transition politique consécutive à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. L’organisation réussie des élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015 a consacré la maturité politique des Burkinabè qui ont su se surpasser pour offrir une belle leçon de démocratie en sortant de la plus grave crise politique de son histoire.
Le 22 mai dernier, nous avons bouclé, avec l’organisation réussie des élections municipales, le retour intégral à l’ordre constitutionnel avec la mise en place de toutes les institutions représentatives pour nous donner les moyens de réaliser la volonté du peuple souverain du Burkina Faso selon les standards démocratiques universellement reconnus.
Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Paix, justice et institutions efficaces sont les trois questions majeures au cœur de la thématique de la 10ième édition des Journées européennes du Développement. L’expérience démocratique burkinabé est plus que jamais en phase avec ces préoccupations de la gouvernance dans tous les pays du monde en général, et dans le tiers-monde en particulier.
Partout, la question de la légitimité des gouvernants est posée, souvent et par endroits avec acuité.
Il s’agit encore et toujours de créer ou consolider les conditions d’une participation citoyenne responsable à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des réformes rendues nécessaires et incontournables dans la quasi-totalité des secteurs d’activités.
On note malheureusement que l’insécurité généralisée, les extrémismes religieux, l’incivisme galopant, la corruption grandissante et les injustices sociales criardes font le lit des crises multiples qui naissent un peu partout.
Elles ont le don de remettre permanemment en cause nos choix et nos méthodes dans la résolution des problèmes que connaissent nos Etats, nos institutions et nos populations.
J’ai la faiblesse de croire que la solution réside dans une gestion transparente et responsable des affaires publiques et une bonne implication de la société civile et de leaders religieux, culturels et coutumiers soucieux de la préservation de la paix, de la promotion des bonnes mœurs et des règles morales propices au progrès et à l’égalité de traitement des citoyens.
Tous les dirigeants de nos Etats et les responsables à différents niveaux sont interpellés individuellement et collectivement pour que cessent les injustices, les passe-droits au sommet, l’exploitation de la misère des hommes et des nations.
Ces injustices alimentent les crises et les violences diverses, au nom de la politique, de la foi ou de la justice.
Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Sous ma direction, le Burkina Faso s’est engagé à vider les dossiers pendants devant la justice et qui ont longtemps défrayé la chronique au niveau national et préoccupé nos partenaires internationaux.
Au nombre de ceux-ci, l’affaire Thomas SANKARA, mais aussi les dossiers relatifs à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, le coup d’Etat du 16 septembre 2015, les crimes de sang, les crimes économiques et politiques sous la IVème République.
La lutte contre la corruption, et de manière plus globale, la mise en œuvre de bonnes pratiques à travers les audits sur la gestion des gouvernements précédents et le devoir de redevabilité qui pèse désormais sur toute personne exerçant une parcelle de l’autorité de l’Etat devront nous permettre d’assainir le climat des affaires et d’attirer au Burkina Faso des investissements directs.
C’est le lieu pour moi de porter à votre connaissance que pour financer le Plan national de développement économique et social (PNDES) tous nos partenaires économiques et financiers sont conviés à y apporter leur contribution.
Le succès du PNDES est rendu incontournable pour nous permettre de redonner espoir à notre jeunesse plus que jamais confrontée au chômage. La création d’emplois pour les jeunes et les femmes, avec l’appui de l’Etat et surtout du secteur privé tiennent donc une bonne place dans nos priorités.
De même, la réconciliation nationale, à travers le processus vérité-justice-réconciliation est un grand chantier en cours avec la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale. Remettre les Burkinabè au travail et engager le retour à l’intégrité par la bonne gouvernance, la transparence et le devoir de redevabilité sont à ce prix.
Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Aujourdhui plus que jamais les efforts de démocratisation et de relance économique pour l’emploi et la prospérité au profit des jeunes et des femmes doivent être soutenus pour entretenir l’espoir d’un lendemain meilleur au profit de nos populations.
La crédibilité de nos processus démocratiques se joue sur le terrain du succès de nos réformes institutionnelles et économiques porteuses de prospérité et donc d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.
Au moment où la jeunesse et la société civile africaines sont connectées à l’échelle mondiale et que les revendications relatives à la démocratie, à la justice, à la prospérité et à l’amélioration des conditions de vie et de travail sont de plus en plus précises et pressantes, les dirigeants que nous sommes ont plus que jamais des obligations de résultat.
Nous devons les tenir pour donner un sens aux efforts quotidiens de nos laborieuses populations, et aux sacrifices consentis notamment par les jeunes et les femmes pour défendre la liberté et la démocratie.
Je reste persuadé que c’est dans la conjugaison de nos initiatives au sommet de l’Etat et dans la coordination de nos actions au plan international que nous pourrons créer de manière durable les conditions de la paix, de la stabilité, de la prospérité et de la solidarité en faveur des peuples du monde.
L’Europe doit y contribuer fortement, dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant avec les autres continents pour un monde plus sûr et plus ouvert.
C’est ce message d’espoir que je tenais à partager à l’occasion de la 10ième édition des Journées européennes du Développement, en ayant la ferme conviction que les dirigeants du monde, des secteurs public et privé, et les organisations de la société civile sauront relever le défi pour être à la hauteur des attentes de nos populations.
Plein succès à la 10ième édition des Journées européennes du développement.
Je vous remercie.
Le premier ministre Paul Kaba THIEBA a procédé ce jeudi 16 juin à Zagtouli au lancement d’un vaste chantier énergétique. Il s’agit de la construction d’une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 33 MWc. En plus de l’amélioration de la qualité du service électrique en zones tant urbaines que rurales, le projet permettra à long terme de relever le défi de l’avantage comparatif lié au solaire dont le Burkina dispose en quantité et en qualité.
Le PM THIEBA et le ministre DISSA procédant au lancement des travaux de construction de la centrale solaire
Dans 14 mois, 129 600 modules photovoltaïques érigés sur une superficie de 60 ha fourniront au réseau électrique de la SONABEL une puissance de 33 MWc. Cette centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli (sortie ouest de la ville de Ouagadougou) sera la plus grande de l’Afrique de l’Ouest.
Elle injectera une puissance d’environ 56 GWh par an dans le réseau électrique national, soit environ 5% de la consommation globale du pays.
Ce qui permettra l’amélioration de la qualité du service électrique en zones tant urbaines que rurales, l’accès à l’électricité à un tarif raisonnable (entre 30 et 40 FCFA le prix du KWH) pour les ménages, et la diversification des sources énergétiques.
La centrale créera, en plus, de l’emploi pour les habitants de Zagtouli avec le nettoyage des plaques et le gardiennage, de l’avis du président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou.
Ce vaste projet de plus de 31 milliards de FCFA a été possible grâce à un apport de 16,4 milliards de l’Union européenne. Le reste étant assuré par l’Etat à travers un prêt de 15 milliards de l’Agence française de développement.
A terme, il vise le renforcement de l’autonomie du Burkina Faso dans le secteur de l’énergie.
Le pr Alfa Omar DISSA, ministre en charge de l’Energie« Le secteur de l’énergie dans chacun de ses segments (électricité, hydrocarbure, énergies renouvelables) est caractérisé par un déficit démesuré de l’offre et un coût des plus élevés au monde », selon le ministre en charge de l’Energie le Pr Alfa Omar DISSA.
Pour lui, ce coût élevé constitue un frein à la compétitivité de la production nationale d’où son option claire d’une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables avec singulièrement une orientation vers l’énergie solaire.
Pour le Premier ministre Paul Kaba THIEBA, c’est un évènement qui marque l’ambition du Président Roch Marc Christian KABORE et de son gouvernement de prendre à bras le corps la problématique de l’énergie.
Pour lui, l’enjeu est de relever le défi de l’avantage comparatif lié au solaire dont le Burkina Faso dispose abondamment en quantité et en qualité. « Il est question de positionner à court terme le Burkina comme un pays autonome en énergie solaire et producteur de cette énergie à long terme. L’enjeu de développement économique est lié à la maitrise de l’énergie » a laissé entendre le Premier ministre THIEBA.
Thiéry BARBE représentant des bailleurs
Pour le représentant des bailleurs, Thiéry BARBE, l’énergie renouvelable joue un rôle de croissance durable et inclusive. C’est pourquoi l’Union européenne l’a identifié comme l’un des domaines prioritaires de sa stratégie pour le développement.
Et pour lui, le projet de Zagtouli renforcera aussi le réseau électrique national par l’installation de trois transformateurs et autres appareillages haute tension aux postes de Zagtouli, de Ouaga I et II.
Il est également prévu dans ce projet, deux ans d’exploitation et de maintenance de la centrale et la formation de la SONABEL par les experts en matière de conception, de maintenance, et d’exploitation de la centrale.
Voici l’une des modules photovoltaïquesY Alain Didier COMPAORE