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Déclaration de la CGT-B sur la situation à la CAMEG

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Depuis quelque temps, l’actualité est marquée par les débats concernant l’intention du Ministre de la santé, M. Smaïla OUEDRAOGO, de mettre fin au contrat du Directeur Général de la  Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques (CAMEG) en vue de nommer à sa place quelqu’un à sa convenance.

La situation qui prévaut à la CAMEG intéresse et interpelle la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) pour trois raisons essentielles :

  1. La CAMEG joue un rôle très important dans la politique sanitaire dans la mesure où elle assure l’essentiel de l’approvisionnement du pays en produits pharmaceutiques ;
  2. Elle emploie plus de 260 travailleurs;
  3. Le dossier de la CAMEG pose un problème de gouvernance puisqu’il s’agit des critères et des conditions de désignation du Directeur Général d’une structure ;
  4. Monsieur le Ministre de la santé a adressé une correspondance en date du 11 juillet 2016 à la CGT-B pour, dit-il, lui « faire la situation sur la gestion de celle-ci » et lui demander de porter à la connaissance de ses représentants à la CAMEG « l’information juste». Et juste après cette correspondance du Ministre, la CGT-B a reçu du Directeur Général un recueil de documents concernant la CAMEG.

Après avoir pris connaissance des différents documents, la CGT-B a adressé au Ministre de la santé une correspondance pour d’abord le remercier d’avoir mis à sa disposition les documents, ensuite lui faire part de ses préoccupations. Celles-ci sont relatives :

  • d’une part au risque de saignée financière de la CAMEG au cas où la rupture du contrat du Directeur Général se ferait dans l’illégalité et donne lieu encore au paiement de dommages et intérêts ;
  • d’autre part au statut de la CAMEG qui fonctionne curieusement comme une association avec des acteurs dont les rôles et les parts restent assez obscurs.

En terminant sa correspondance, la CGT-B a fait part de sa disponibilité à échanger directement avec lui sur la question. Sur cette base, le Ministre, dès la réception de celle-ci a proposé à la Confédération une rencontre le même jour à 18h. Ainsi, une délégation de la confédération s’est rendue au cabinet du Ministre. A l’occasion, celui-ci a fait une genèse du dossier en mettant en exergue les éléments suivants :

  1. le texte issu de la délibération du Conseil d’administration de 2002 qui a fait passer la durée du mandat des administrateurs de deux à trois ans est un faux, parce que la page des signatures est une copie d’un document de 1998 ;
  2. la CAMEG dans son fonctionnement actuel accorde les pleins pouvoirs au Conseil d’Administration au détriment de l’Assemblée Générale qui devrait être l’instance suprême ;
  3. la session du Conseil d’Administration qui a procédé au renouvellement du mandat du Directeur Général n’avait pas ce point à son ordre du jour et le PCA qui est un conseiller technique du Ministre n’a pas évoqué ce point avec lui avant le Conseil d’Administration.

La CGT-B note une volonté affichée du Ministre de la santé de passer en force pour rompre le contrat du Directeur Général. En outre elle fait observer que même si selon le Ministre  le texte de 2000  est un faux, il reste que c’est lui qui régit la société depuis plus de 15 ans et tous les mandats passés ont été exécutés sous le régime de ce texte.  Dans ce sens, des procédures devraient être engagées contre ceux qui sont suspectés de falsification, et la décision judicaire pourrait situer tout le monde.

Pour la CGT-B donc, le Ministre devrait se soucier prioritairement de toiletter les différents textes et surtout de traiter la question du statut de la CAMEG  qu’il a trouvée sur sa table dès sa nomination.    En tout état de cause, comme nous l’avons indiqué dans notre correspondance, la CGT-B exprime « son rejet total de toute gestion du dossier pouvant entrainer un préjudice quelconque aux travailleurs et à leur outil de travail qu’est la CAMEG ». Le gouvernement actuel et en particulier le Ministre Smaïla OUEDRAOGO portera l’entière responsabilité d’une condamnation de la CAMEG et devra y répondre, tôt ou tard des dommages causés à la CAMEG, tout comme ses prédécesseurs qui ont posé les mêmes actes.

Du reste, en réponse aux propos du Ministre, la délégation de la CGT-B a indiqué qu’elle se gardait de s’immiscer  dans les débats de textes en cours. Cependant, elle rappelle les deux préoccupations qu’elle a soulignées dans sa correspondance,  à savoir :

  • la nécessité de gérer le dossier du contrat du Directeur Général de sorte à éviter à la CAMEG une nouvelle saignée qui résulterait d’une condamnation à payer des dommages et intérêts pour une rupture illégale du contrat ; en rappel, trois ruptures précédentes de contrat de Directeurs Généraux jugées illégales ont coûté à la CAMEG plusieurs dizaines de millions de F CFA ;
  • la priorité à accorder au traitement de la question du statut de la CAMEG en faisant d’elle une société d’Etat.

La CGT-B réaffirme ici sa disponibilité à contribuer à la recherche de solutions à la crise que vit la CAMEG avec comme axe la défense de l’intérêt général, celle des travailleurs de la CAMEG.

Elle invite ses militant(e)s, l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la CAMEG à rester vigilants pour déjouer toutes les manœuvres d’où qu’elles viennent qui viseraient à les détourner de cette voie juste.

Pain et Liberté pour le Peuple !

Unité-Solidarité-Action !

Pour le Bureau National Confédéral

Bassolma BAZIE

Secrétaire Général

JT de 13H du 25 août 2016

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[youtube https://www.youtube.com/watch?v=BZlsSjxheL8]

JT de 20h du 24 août 2016

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JT de 19H du 24 août 2016

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3 morts et 3 blessés dans un incendie d’un dépôt illégal de carburant à Bobo

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Dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 août 2016, un incendie s’est déclaré dans un dépôt illégal de carburant au secteur 2 de Bobo-Dioulasso, faisant trois morts et trois blessés dont deux dans un état grave.

Aussitôt informées, les autorités locales ont dépêché sur les lieux, une mission conduite par le Secrétaire Général assurant l’intérim du Gouverneur de la région des Hauts-Bassins.

Le gouvernement déplore les pertes en vies humaines et présente aux familles éplorées ses condoléances les plus attristées. Il souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, il condamne fermement cet incident et rappelle à la population que la vente des produits inflammables est règlementée et que seuls les établissements dûment constitués et possédant une autorisation sont habilités à vendre du carburant sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, la vente de carburant aux abords des voies, dans des concessions ou autres dépôts de fortune sont strictement interdits au Burkina Faso.

Le gouvernement invite la population au respect strict de la règlementation régissant le domaine. En cas de non-respect, les autorités compétentes seront dans l’obligation de prendre des sanctions rigoureuses.

Des instructions ont été données aux forces de sécurité pour des contrôles tous azimuts et tout contrevenant sera sanctionné conforment aux lois en vigueur.

Le Service d’information du gouvernement

L’UPC dénonce la corruption de dirigeants syndicaux par le MENA

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Peuple du Burkina Faso,

Dans sa parution du lundi 22 août 2016, sous le numéro 1731, le journal « Le quotidien » rend compte d’une ténébreuse affaire sous le titre  » 500 000 FCFA de carburant donnés aux SG des syndicats du MENA. La F- SYNTHER et le SYNAPAGER refusent le deal « .

Dans cet article, il est fait état de ce que le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a donné à chaque secrétaire général des syndicats relevant de ce ministère, une somme de cinq cent mille francs pour leur carburant. Sur les 15 secrétaires généraux des syndicats de ce ministère, seuls les secrétaires généraux de la F-Synter et du Synapager ont refusé de mordre à l’hameçon.

Dans leurs déclarations, ces derniers ont affirmé avoir été contactés par les services du ministère pour venir prendre du carburant. Mais que sentant le piège, en raison des problèmes qui les opposent à leur ministre et du caractère opaque de ce « don », ils ont préféré décliné l’offre.

Dans un communiqué paru ce 24 août, le MENA a tenté d’étouffer ce scandale, en prétextant que cet acte de corruption manifeste était un appui sollicité par certains syndicats. Le MENA a par ailleurs avancé des références d’une lettre et fait allusion à des décharges qui ne sont nullement crédibles. En effet, la lettre à VIVO ENERGY peut être parfaitement antidatée pour sauver les meubles, et les décharges peuvent être falsifiées suite au scandale. A l’évidence, le MENA a mis du temps pour réagir, parce qu’il lui fallait du temps pour glaner des justificatifs.

Dans le fond, que dire de cette générosité calculée ?

Assurément, c’est de la corruption. Quand on se réfère au contexte dans lequel cette gratification est faite, marqué par les différends qui opposent les syndicats à leur ministre de tutelle, l’on ne peut s’empêcher de penser que par ce geste, il entendait, réduire les ardeurs des dirigeants syndicaux et ainsi les « domestiquer ».

Venant du sommet de l’État, cet acte est d’une gravité extrême et suscite des questionnements :

  • Primo : Existe-t-il une ligne budgétaire dans ce ministère permettant de faire de telles gratifications et dans des conditions floues ? Les arguments du ministère y relatifs ne convainquent pas.
  • Secundo : Pourquoi ces dons sont-ils offerts aux secrétaires généraux personnes physiques et non aux syndicats personnes morales ?
  • Tertio : Pourquoi et comme par enchantement, c’est au moment où des contentieux opposent les syndicats à leur Ministre, que cette générosité se manifeste t- elle à l’égard des dirigeants syndicaux ?

D’ores et déjà, l’UPC s’insurge contre cette politique de corruption initiée au sommet de l’Etat, et son utilisation par les tenants du pouvoir comme mode de gouvernement.

Notre parti remarque que cette pratique malsaine de corruption de l’espace social autrefois décriée, a repris de plus belle depuis l’arrivée du MPP au pouvoir. En effet, dans le souci de museler les esprits et anéantir toute velléité de contestation au moment où il a du mal à satisfaire les attentes des populations, le MPP a décidé de s’acheter des sympathies dans les milieux de la presse, des syndicats et des OSC. Des informations dignes de foi font état de ce que des journalistes au sein de certains organes de presse, sont devenus des agents rétribués du parti au pouvoir, à l’insu même de leur hiérarchie, et ce afin de produire des articles complaisants vis-à-vis de la politique du gouvernement, ou très critiques vis-à-vis de l’Opposition. La même politique est en cours dans le milieu syndical afin d’y étouffer toute tentative de lutte, tout comme elle est déjà en vigueur dans le milieu des OSC dont certaines sont subitement devenues silencieuses voire griottes à l’égard du régime. L’UPC félicite la F- SYNTHER et le SYNAPAGER pour leur vigilance et leur intégrité, et les encourage à continuer de dénoncer toute tentative de musellement par l’argent.

Ces pratiques tombent sous le coup de la loi CNT portant prévention et répression de la corruption au Burkina et violent les dispositions pertinentes de la loi de finances et les normes d’ordonnancement et de comptabilité publique prévues par la directive 07/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant règlement général sur la comptabilité publique au sein de l’UEMOA.

C’est pour cela que l’UPC interpelle l’Autorité Supérieure de Contrôle de l’Etat et Lutte contre la Corruption, afin qu’elle se penche très rapidement sur cette énième affaire afin de situer les responsabilités et que les auteurs et complices soient sanctionnés.

Clamant sur tous les toits que les caisses de l’Etat sont vides pour ne pas satisfaire les légitimes attentes du peuple, le gouvernement, comme par magie, a cependant de l’argent pour se livrer à un achat massif des consciences. C’est dommage que nos « anciens insurgés », une fois au pouvoir, retombent dans ce péché. Et pourtant, la fin du régime de Blaise COMPAORE avait suscité beaucoup d’espoir en termes de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption. Hélas, aujourd’hui, ces fléaux sont amplifiés dans un climat d’impunité généralisé.

L’UPC exige par conséquent que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les auteurs et complices soient sanctionnés à la hauteur de leur forfait.

Pour la prospérité de l’économie burkinabè et la justice sociale, mobilisons-nous contre la corruption !

Ouagadougou, le 24 août 2016

Pour le BPN,

Le Secrétariat national chargé de la justice et des droits humains de l’UPC

Accident ferroviaire sur le territoire Burkinabè : Aucune victime déplorée

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Un Train-marchandise vide de la Societé internationale de transport africain par rail (SITARAIL) en partance pour la Côte d’Ivoire a déraillé ce mercredi 24 Août 2016 en territoire Burkinabè à 15 kilomètres après Banfora.

Cet accident survenu suite à l’effondrement d’un pont (ouvrage d’art) causé par la pluie diluvienne du mardi 23 aout 2016, n’a occasionné aucune perte en vie humaines. Les deux (02) conducteurs de la société SITARAIL et les cinq (05) vigiles qui étaient à bord de la locomotive sont tous sortis indemnes.

Les dommages matériels se limitent à la locomotive et ses quatre (04) wagons.

La SITARAIL est activement à pied d’œuvre pour rétablir le trafic ferroviaire dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, en raison de la rupture momentanée du trafic ferroviaire, la SITARAIL a mis à la disposition des passagers en provenance de la Côte d’Ivoire, onze (11) cars à destination de Ouagadougou, Koudougou et Bobo-Dioulasso.

Le Service d’information du gouvernement

Un gendarme gifle un policier en tenue et dans l’exercice de ses fonctions

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Il est dur et même très dur d’exercer le métier de policier et particulièrement d’agent de la circulation routière au Burkina Faso. Et pour cause, les agressions sur les agents de police commis à la tâche de surveillance de la circulation routière sont légions. En effet, hier mardi 23 aout 2016 aux environs de 15h45, l’Assistant de Police OUATTARA Mohamed El Michaelou, a frôlé la mort. Cette fois-ci pas celle provenant d’un « engin bélier » comme cela est fréquent ces derniers moments, mais celle provenant d’un usager d’un type particulier.

C’était au feu du carrefour de l’Hôpital Yagaldo Ouédraogo, l’usager qui n’a pas respecté le feu rouge est intercepté par l’Assistant de Police qui lui notifie son infraction et l’invite à descendre de son engin, de marque NANO couleur bleue immatriculé 11UN5825. Il refuse, l’agent insiste mais le refus est catégorique. L’Assistant de Police tente de saisir l’engin par son guidon, l’usager empoigne son bras, l’Assistant de Police dégage son bras et PAF!, il reçoit une gifle. S’engagea une lutte, l’usager de déclarer « batard à moi si je laisse partir mon engin, je suis MDL (Marechal des Logis de la gendarmerie) donc militaire, toi tu n’es qu’un simple paramilitaire, je vais te montrer ce que c’est que le combat corps à corps, depuis quand le policier peut se comparer au militaire ? »

Le rapport de force est visiblement en défaveur de notre gendarme du nom de NABOLE Daouda, qui abandonne le policier et se dirige vers l’engin tentant d’ouvrir son sac. Des témoins qui ont suivi la scène, se précipitent sur lui et le saisissent de toute part et voilà notre usager qui est porté en l’air tel un cercueil par des témoins qui ont voulu en découdre avec lui. Chanceux qu’il est, une patrouille de la police (CRS : Compagnie Républicaine de Sécurité) de passage dans les environs le retire in extrémis des mains des riverains et fait revenir le calme. Une visite du sac permet de se rendre compte que l’usager voulait s’emparer d’un pistolet automatique de 9 mm.

Au Burkina Faso, l’heure est grave car ces actes gravissime, jusque-là commis par des fous furieux (car inimaginable pour un citoyen normal) sont le fait d’agent d’application de la loi.

  • L’UNAPOL condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare et indigne, elle félicite et encourage les policiers dans leurs missions quotidiennes, les invite à redoubler de vigilance et à ne pas céder au découragement.
  • L’UNAPOL rassure que la voie du droit sera envisagée pour le traitement de cette affaire tout en mettant en garde quiconque tente ou tentera d’étouffer cette affaire. L’UNAPOL prend à témoin l’opinion nationale sur la suite qui en sera donnée.
  • L’UNAPOL suivra particulièrement autant ce dossier que les autres dossiers similaires précédents.
  • L’UNAPOL attire l’attention du Gouvernement sur le fait que des faits similaires s’étaient produits (attentats au Splendid Hôtel) et dénonce le silence coupable du Gouvernement et la gestion opaque et scabreuse de la hiérarchie de la Police et de la Gendarmerie pouvant entrainer une situation regrettable.