5e TAC : le Burkina et la Côte d’Ivoire signent 13 accords
Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont signé 13 accords de coopération ce vendredi 29 juillet 2016, mettant fin au 5e Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre les 2 pays.
- L’accord pour la facilitation des activités de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire
- Le mémorandum d’entente en matière d’enseignement technique et de formation professionnelle.
- La convention de concession révisée des transports ferroviaires.
- Le programme d’application de l’accord culturel pour 2017, 2018 et 2019.
- Le protocole d’accord portant création, organisation et fonctionnement du comité chargé du suivi de l’accord culturel et de l’évaluation des accords culturels.
- Protocole d’accord portant création du comité paritaire spécial et de coopération dans le domaine du tourisme.
- Protocole portant création, organisation et fonctionnement de la commission de suivi de l’accord de coopération en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants.
- Le protocole de coopération de l’université Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
- Le protocole de coopération entre l’université Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
- Le protocole de coopération entre le Centre National de Recherche Agronomique de la Côte d’Ivoire et le Centre National de la Recherche Scientifique et technologique du Burkina Faso.
- Le protocole de coopération entre l’Université Ivoirienne de Technologie Tropicale et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique du Burkina Faso.
- L’accord de service aérien
- L’accord de coopération relatif aux opérations de recherches et de sauvetages.
Médias publics : le SYNATIC bientôt en grève pour de meilleures conditions de vie et de travail
Les travailleurs des médias publics envisagent un sit-in et une grève de 24, dans les jours à venir, pour exiger la satisfaction de leurs préoccupations. Réunis en assemblée générale à Ouagadougou ce 28 juillet 2016 au sein de leur syndicat, le SYNATIC, ils estiment que la satisfaction de leurs revendications tarde.
« Un sit-in suivi d’un grève de 24 h d’abord » pour exiger du gouvernement de meilleures conditions de vie et de travail au profil du personnel des médias publics. Tel a été le maître mot de l’assemblée générale qu’a organisé le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC).

Pour le secrétaire général du syndicat des hommes de médias, Sidiki DRAME, « le dialogue social entamé avec le gouvernement n’a pas été fructueux ». A l’en croire depuis leurs luttes en 2013, la plateforme revendicative soumise au gouvernement est restée lettre morte. Il s’agit, entre autres de :
- l’élaboration d’un statut particulier pour les travailleurs des médias publics en vue de l’amélioration conséquente de leurs conditions de vie et de travail (le gouvernement a plutôt opté pour l’érection des EPE, RTB et Sidwaya en société d’Etat),
- la reconstitution des carrières des agents bloqués en B1, A3, A2
- le rétablissement des rémunérations injustement coupées (frais de production, de pylônes…)
- l’arrêt des intimidations et des pressions de tout genre sur les journalistes dans le traitement de l’infirmation dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie,
- etc.

Toujours selon Sidiki DRAME, certaines préoccupations dont des voies de résolutions ont été tracées sous la Transition, sont mises aux oubliettes par les nouvelles autorités.
A titre d’exemple, la transformation de la RTB (Radiodiffusion-Télévision du Burkina) et des Editions Sidwaya en société d’Etat connait une léthargie alors que le délai d’un an pour la mise en œuvre (inscrit dans les dispositions transitoires des lois sur la presse votées par le Conseil National de Transition) expire le 4 septembre 2016.
Selon le SG adjoint Aboubakar SANFO, le SYNATIC a interpellé les autorités de ministère en charge de la Communication à travers une correspondance en mi-juin tout en demandant un échéancier clair de résolution des préoccupations des travailleurs. Il regrette le silence observé par les autorités depuis. C’est pourquoi des actions comme le sit-in et la grève de 24 h sont envisagées.
Y. Alan Didier COMPAORE




















