Lutte contre le terrorisme : le président du Faso souhaite l’implication des leaders communautaires et religieux.
Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a échangé ce matin avec les leaders religieux et coutumiers, et les notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations initiées par le chef de l’Etat dans la perspective de la refondation.
D’entrée de jeu, le président du Faso est revenu sur la situation nationale marquée par la crise sécuritaire qui a exacerbé les tensions intercommunautaires, et aggravé les fractures sociales au Burkina Faso.
« La rencontre de ce matin est une occasion de partager avec vous notre vision et de recueillir vos différentes contributions au projet de refondation du Burkina Faso », a indiqué le président du Faso.
Sur les raisons de la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, le chef de l’Etat a souligné que cela résulte d’une responsabilité collective.
Il a également relevé que le terrorisme auquel nous sommes confrontés est principalement endogène car ce sont des Burkinabè qui ont pris des armes contre leur pays. « S’ils en sont arrivés à ne trouver pour seul moyen d’expression que la violence, cela signifie qu’il y’a quelque chose que nous n’avons pas su faire collectivement », a expliqué le président du Faso.
Convaincu que la solution militaire ne suffira pas à elle seule à vaincre l’hydre terroriste, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de « miser sur des réponses subtiles, sur d’autres formes de réponses, sur d’autres formes d’actions qui peuvent compléter la réponse militaire ».
Le président du Faso a invité les leaders religieux et coutumiers, dépositaires de nos valeurs, de nos croyances et de nos traditions, à jouer pleinement leur rôle, en usant de leur influence. « Votre rôle est capital, votre rôle est décisif », a indiqué le chef de l’Etat.
Le représentant des leaders religieux et coutumiers et des notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme, Sékou Ba a salué « la clarté de la vision » du président du Faso dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il a réaffirmé leur engagement ferme à contribuer pour le retour de la paix. Pour joindre l’acte à la parole, les leaders religieux et coutumiers et les notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme ont remis au chef de l’Etat, un reçu de 1 million de f cfa attestant du dépôt qu’ils ont effectué dans le compte trésor public, dédié à la mobilisation des financements dans la lutte contre le terrorisme.
« Dans les jours à venir nous allons faire des propositions pour apporter notre contribution dans la lutte contre le terrorisme et favoriser le retour du bon vivre-ensemble dans notre pays », a soutenu Sékou Ba.
Burkina: nouveaux prix du Gaz Butane
Le Secrétaire Général du Ministère Du Développement Industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises assurant l’expédition des affaires courantes et le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan assurant l’expédition des affaires courantes dans un arrêté conjoint fixent les nouveaux prix du gaz butane pour compter du 21 Février 2022 ainsi qu’il suit:
Burkina : nouveaux prix des hydrocarbures
Le secrétaire général du ministère du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises assurant l’expédition des affaires courantes et le secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et du plan assurant l’expédition des affaires courantes, ont pris un arrêté ce 21 février 2022 fixant les prix de vente détails au consommateur des hydrocarbures.
Fonds National pour l’Education et la Recherche (FONER) : plus de 5.000 dossiers d’étudiants des universités publiques rejetés
Plusieurs étudiants en grève ont investi ce matin 21 Février 2022 les locaux de la Direction Générale du FONER pour disent -ils rencontrer la Directrice Générale et demander des explications sur le rejet de leurs dossiers de prêt.
La Directrice Générale du FONER, Dr Marie Thérèse ARCENS-SOME a reconnu que outre l’insuffisance des ressources allouées qui sont passées de 6 milliards à 4 qui n’a pas permis de valider au moins 1000 dossiers remplissant les conditions d’octroi, il y aussi le fait que le retard dans l’achèvement des années universitaires n’a pas permis à beaucoup d’étudiants de compléter leurs dossiers avec les relevés de notes qui sont pourtant indispensables pour être éligibles.
Au moment ou nous quittions les lieux dans la soirée aucun consensus n’était encore trouvé entre les différents protagonistes et les forces de l’ordre étaient toujours déployés sur place afin de prévenir tout débordement.
La rédaction
Justice : dossier dit « charbon fin » bientôt jugé
« Il vous souviendra que le dossier dit charbon fin a été appelé pour la première fois à l’audience, le 07 août 2019 puis renvoyé à la première audience du pôle économique et financier (ECOFI) d’octobre 2019. Suite à cette audience, la société IAMGOLD ESSAKANE SA a demandé une expertise judiciaire qui a été ordonnée par le tribunal lequel a commis deux experts à cette mission, le 05 mai 2020. Initialement, les analyses de laboratoire devraient être effectuées dans le laboratoire français CRISMAT de l’Ecole Nationale Supérieure d’ingénieurs de Caen (ENSICAEN) suivant le jugement de commission d’experts.
A l’épreuve, les experts ont constaté que le laboratoire précité, qui est un laboratoire de recherche, ne pouvait pas faire les analyses en temps raisonnable des plus de deux mille (2000) échantillons. Le 16 février 2021, à leur demande, le tribunal, autorisait les experts à recourir à tout laboratoire dans le cadre de leur mission. C’est ainsi que les analyses ont été finalement faites dans un laboratoire implanté au Ghana sous la supervision du juge commis à cette tâche. Les analyses de laboratoire sont enfin terminées et le rapport d’expertise, en cours de finalisation devrait être déposé dans les prochains jours. Le dossier sera dès lors enrôlé en vue du jugement.
Je suis conscient de ce qu’il y a beaucoup d’attentes relatives à ce dossier au regard de certaines insinuations qui sont souvent faites surtout sur les réseaux sociaux concernant la suite qui lui aurait été réservée. La seule explication à donner sur le temps mis par la procédure est la contrainte liée à la commission d’une équipe d’experts, la désignation du laboratoire adéquat, le temps nécessaire à l’analyse des échantillons selon le protocole indiqué ; le dossier ne pouvant être jugé sans le rapport d’expertise y relatif. Je tiens à rassurer l’opinion publique que le dossier charbon fin à l’instar de tous les autres dossiers dont mon parquet s’est saisi ou a été saisi est traité suivant la rigueur procédurale appropriée.
Le parquet du pôle judiciaire spécialisé en matière économique et financière travaille avec les autres compartiments (juges d’instruction et formations de jugement) du Tribunal de Grande Instance Ouaga 1 dédiés à cette tâche, afin d’apporter une réponse efficace à la criminalité économique et financière.
Ainsi, pour le compte de l’année 2021, vingt-trois (23) dossiers ont été jugés par le pôle. Ils sont pour l’essentiel, relatifs aux infractions suivantes : Fraude fiscale et douanière, escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux en écriture, corruption et infractions assimilées, contrebande, fraude en matière de commercialisation de l’or, trafic illicite de devises, et diverses autres infractions qui sont identifiées comme étant les principales menaces de blanchiment de capitaux dans notre pays.
Vingt-quatre (24) autres dossiers en lien avec ces principales menaces ci-dessus citées sont en instance de jugement. Ces dossiers ne manquent pas d’intérêt pour les partenaires institutionnels que sont la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes (DGD), la Brigade Nationale Anti-fraude de l’or (BNAF), l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de lutte contre la Corruption (ASCE/LC), l’Agence Judicaire de l’Etat (AJE) avec lesquels nous entretenons des liens étroits. Il n’y a pas de doute que la réduction du risque de commission de crimes économiques et financiers…est tributaire de l’efficacité de la réponse pénale face aux infractions. Or il est à relever que le pôle judiciaire spécialisé chargé de l’enquête, de la poursuite, de l’instruction et de jugement des infractions économiques et financières du Tribunal de Grande Instance Ouaga 1 est confronté à un certain nombre de difficultés qui handicapent son action.
La première difficulté part d’un constat : Les affaires qui passent devant la chambre de jugement du pôle se caractérisent par leur grande complexité et mettent en jeu d’importants intérêts financiers de telle sorte que les débats s’étalent nécessairement sur plusieurs jours d’audiences d’affilé. Cependant, il n’est tenu pratiquement que deux jours d’audience du pôle par mois. Cela ne permet pas de juger un grand nombre de dossiers malgré la bonne volonté des acteurs.
La solution à cette difficulté se trouve d’une part dans l’organisation des audiences sous forme de session comme cela se fait en matière criminelle et d’autre part dans le renforcement conséquent en personnel car la juridiction en manque cruellement. A titre d’exemple elle ne dispose que de deux juges d’instruction et son parquet, de trois substituts.
Par ailleurs, pour mener à bien les investigations complexes afin d’aboutir aux jugements des dossiers, mon parquet ainsi que les autres compartiments du pôles (instruction et jugement) sont confrontés entre autres à la problématique de la prise en charge des experts auxquels il est souvent fait recours, à l’absence de moyens logistiques pour les transports judicaires, à la prise en charge des témoins et interprètes.
De plus, en l’absence d’une unité de police judiciaire exclusivement dédiée au pôle, il est fait recours à certaines unités et sous unités de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale qui manquent aussi de ressources alors que le parquet n’est pas en mesure de les soutenir financièrement. Cette situation affecte la célérité et la qualité des procédures. C’est le lieu de saluer la bonne collaboration avec l’ASCE/LC qui est sollicitée de manière pragmatique pour prendre en charge certaines expertises ainsi que des transports judiciaires dans la mesure de ses capacités.
Malgré cette liste non exhaustive d’entraves susceptibles d’être atténuées par une volonté politique, je reste engagé avec les membres de mon parquet et de la police judiciaire de mon ressort avec l’appui de mes collaborateurs magistrats, à ce que toutes infractions identifiées soient poursuivies sans complaisance et audiencées en temps opportun dans la stricte observance des procédures avec pour seule boussole, l’intérêt de la société. »
Le procureur du Faso
YODA Harouna























