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Administration du territoire : les chefs de circonscription administrative, s’engagent « à accompagner le processus de sauvegarde et de restauration » du Burkina Faso

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Le président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a rencontré cet après-midi, les gouverneurs, les haut-commissaires et les préfets. Les échanges ont porté essentiellement sur la continuité du service public, la mise en place des Délégations spéciales régionales et communales ainsi que sur les objectifs du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR).


Le chef de l’Etat a rappelé à la délégation de chefs de circonscription administrative le but du MPSR qui est de « permettre au peuple meurtri, de panser ses plaies, de reconstruire sa cohésion et de retrouver son intégrité. (…) Il nous faut donc nous mettre ensemble au travail pour l’avènement d’une nation reconquise, unie et prospère », a declaré le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a ensuite invité les chefs de circonscription administrative à observer le devoir de réserve que commande leur fonction et à être des serviteurs loyaux de l’Etat.  « Quelles que soient vos convictions antérieures, j’engage tout un chacun de vous à la circonspection et à une action débarrassée de toute considération politique », a-t-il soutenu.
Sur la question de la mise en place des Délégations spéciales le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de ne plus « retrouver des politiciens connus dans la nouvelle gestion », car « le conseil de collectivité est dissout à l’effet de sortir sa gestion de l’influence politique » a précisé le président du Faso.
Le gouverneur de la région des Cascades, porte-parole des gouverneurs pour le mois de février, Joséphine Koala Apiou Kaboré, a partagé avec le chef de l’Etat les difficultés liées à la mise en place des délégations spéciales. Il s’agit entre autres des difficultés d’application des textes sur la mise en place des délégations spéciales, en ce qui concerne le nombre de membres. Elle a aussi déploré les vacances de poste ou les absences d’agents en raison de la situation sécuritaire dans certaines circonscriptions administratives, l’inaccessibilité de certaines localités et le manque de consensus pour le choix de leurs représentants au sein de certaines composantes.


Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a invité les chefs de circonscription administrative à poursuivre le processus en attendant des mesures prévues par le MPSR pour soutenir la mise en place de ces Délégations spéciales. Il a enfin invité les gouverneurs, les haut-commissaires et les préfets, à apporter « une contribution au mieux, depuis les départements jusqu’aux régions » afin dit-il d’« impulser la dynamique actuelle ».
Le porte-parole des gouverneurs Joséphine Koala Apiou Kaboré a exprimé « la disponibilité et l’engagement de tous les chefs de circonscription administrative à accompagner le processus de sauvegarde et de restauration de notre cher patrie ».

Direction de la communication de la présidence du Faso

CAN2021: les Etalons reçus à Kosyam.

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Les Etalons à Kosyam : « vous nous avez donné beaucoup de joie, vous nous avez aussi donné beaucoup de déception » dixit Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba.

 

Le président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul- Henri Sandaogo Damiba a rencontré en fin de matinée l’équipe nationale de football de retour de la 33e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Cameroun. La délégation conduite par le président de la Fédération burkinabè de Football (FBF), Lazare Banssé a présenté au chef de l’Etat les résultats de la participation du Burkina Faso à cette compétition.

Le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a félicité les Etalons pour leur parcours qui a fait « vibrer les cœurs des Burkinabè ».
« Vous nous avez donné beaucoup de joie, vous nous avez donné aussi beaucoup de déception », a également déclaré le président du Faso avant d’inviter les Etalons à se remettre vite au travail pour les prochaines compétitions, notamment les éliminatoires de la CAN 2023. « L’homme se construit sur ses erreurs et sur ses échecs », a-t-il poursuivi.

« Le résultat du dernier match est amer, mais c’est à nous de savoir l’avaler pour pouvoir avancer », a expliqué le chef de l’Etat.
Le président de la FBF a lui, promis que l’équipe va tirer les leçons de cette CAN et se réorganiser pour partir à l’assaut des compétitions à venir. « Notre objectif est de faire partie du top 3 des équipes africaines de football », a affirmé Lazare Banssé.

Le capitaine des Etalons Bertrand Traoré a pour sa part déclaré avoir appris beaucoup de cette compétition. « Nous sortons grandis de cette CAN et nous apprendrons de toutes ces erreurs qu’on a commises pour pouvoir grandir, améliorer notre équipe et avoir de meilleurs résultats dans les compétitions à venir », a conclu Bertrand Traoré.


Le président du Faso a rassuré l’équipe nationale de la disponibilité du Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR), à l’accompagner pour la préparation de la prochaine édition de la CAN et à œuvrer pour la normalisation du stade du 4 août afin de permettre aux Étalons de jouer leurs matchs à domicile.

Il a par ailleurs invité le peuple burkinabè à toujours soutenir cette jeune équipe dont la moyenne d’âge est de 22 ans.

Direction de la communication de la présidence du Faso

Procès Thomas Sankara et 12 autres : la plaidoirie de Me Prosper Farama

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Procès Thomas Sankara et 12 autres : « Le Général Gilbert Diendéré a mal à sa responsabilité », selon Me Prosper Farama.

L’audience du procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’est poursuivie ce lundi 7 février 2022 à la Salle de Banquet de Ouaga 2000. Ce matin, c’est Me Prosper Farama, l’un des avocats de la partie civile qui a été le premier à prendre la parole pour sa plaidoirie.
Dès l’entame, il a éprouvé un sentiment de soulagement lié au fait que ce procès ait pu se tenir. Ensuite, il ajoute que les Burkinabè étaient déjà habitués aux coups d’Etat, (de Sangoulé Lamizana à Jean-Baptiste Ouédraogo au moins trois coups d’État), mais, avec les évènements du 15 octobre 1987, ils ont découvert, « pour la première fois, un coup d’Etat sur fond de « haine et d’une violence verbale indescriptible » a poursuivi l’avocat, avant d’expliquer le ressenti des Burkinabè qui se demandent « à quoi sert un procès après 34 ans ? ».
« Tenir ce procès après 34 ans, c’est éclairer l’opinion, c’est rendre justice, car même après 34 ans la justice et la vérité ne se périment jamais », a-t-il martelé. Mieux, Me Farama note que d’aucuns croiraient que c’est une « affaire de Sankaristes contre Blaisistes ». Mais l’avocat de la partie civile s’est voulu clair. « Je ne suis pas Sankariste, mais j’ai une profonde admiration pour Thomas Sankara », a-t-il précisé.

Après ces précisions, Me Prosper Farama avait en charge « d’expliquer l’implication de Gilbert Diendéré dans l’assassinat » de Thomas Sankara et de ses 12 compagnons.
Pour cela, Me Farama a rappelé que dans ses déclarations, Gilbert Diendéré avait fait savoir qu’il était sur le terrain de l’ENAM lorsque les tirs ont commencé au Conseil de l’Entente. Mais selon des témoins cités par le conseil de la partie civile, l’accusé se trouvait au Conseil de l’Entente pendant les tirs, toute chose qu’il a niée depuis le début du procès.
De ce point, Me Farama dit n’avoir aucun choix que de qualifier le comportement du Gilbert Diendéré qui s’assimile à une fuite de responsabilité. « Le Général Gilbert Diendéré a mal à sa responsabilité », a soutenu Me Farama.
L’avocat corrobore ses propos en rappelant l’implication de Gilbert Diendéré dans le dossier « David Ouédraogo », chauffeur du frère cadet de Blaise Compaoré tué par des éléments du Conseil de l’Entente. Que ce soit dans le dossier « Dabo Boukary », étudiant en médecine enlevé par des hommes armés après une manifestation et dont le corps a été retrouvé à quelques kilomètres de Pô; que ce soit dans le dossier du coup d’Etat de septembre 2015, le Général Gilbert Diendéré a toujours nié sa responsabilité, précise-t-il.

Construction d’un Burkina nouveau : le chef de l’Etat échange avec la classe politique

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Dans le cadre des concertations pour la construction d’un Burkina nouveau, le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), a rencontré ce matin une délégation de la classe politique burkinabè.

La délégation était composée de l’ex-majorité présidentielle, conduite par Alassane Bala Sakandé, président du MPP, de l’ex-Chef de file de l’opposition politique, conduite par Eddie Comboïgo, président du CDP, de l’ex-opposition non-affilée (ONA) conduite par Pr Abdoulaye Soma, président du parti Soleil d’avenir, et de représentants d’autres partis sous la conduite de Luc Adolphe Tiao, président du Rassemblement patriotique pour le développement (RPD).

« Le chef de l’Etat nous a brièvement expliqué ce qui a amené le MPSR à agir et les objectifs à atteindre dans les brefs délais c’est-à-dire ramener la paix, sécuriser les Burkinabè et ramener les populations déplacées dans leurs localités. Il compte sur la classe politique pour accompagner et faire des propositions dans ce sens », a indiqué l’ex-Chef de file de l’opposition politique, Eddie Comboigo à l’issue de la rencontre. Pour lui, « en tant qu’ex-opposition, nous allons apporter notre contribution dans un esprit patriotique pour que la paix revienne ».

Pour le porte-parole de l’ex-opposition non affiliée, Pr Abdoulaye Soma, le chef de l’Etat a demandé aux partis politiques d’avoir plus de responsabilité dans le militantisme au cours de cette phase de la vie nationale en cours pour ne pas compromettre les réformes qui seront engagées. « Nous avons pris note, nous avons été convaincus et nous avons accordé au chef de l’Etat notre soutien par rapport à la nécessaire refondation », a soutenu Pr Soma.

« L’entretien s’est passé dans une ambiance très cordiale, le président du Faso a renouvelé la vision du MPSR et nous a donné l’occasion d’apprécier la situation. Nous, en tant que partis n’appartenant ni à l’ex-majorité, ni à l’ex-opposition, nous avons dit que nous avons pris acte et que nous étions prêts à accompagner le processus de refondation de l’Etat », a indiqué Luc Adolphe Tiao, porte-parole des autres partis n’appartenant ni à l’ex-majorité, ni à l’ex-opposition.

Quant à l’ex-majorité, elle n’a pas voulu s’exprimer à l’issue de cette rencontre avec le chef de l’Etat.